‹ Histoire de RobespierreChapitre 262 sur 283 · LIVRE V. — LA MAISON DUPLAY · texte numérisé non relu

LIVRE V. — LA MAISON DUPLAY

livres de rente en maisons, somme considérable pour Tépoque (1). S*il avait embrassé avec ardeur les principes de la Révolution, ce n'était donc pas comme tant d'autres dans Tespoir de s'enrichir au milieu des convulsions politiques de son pays; il n'avait qu'à y perdre une partie de cette fortune si laborieusement gagnée, mais il était de ces hommes de forte trempe qui placent avant toutes les considéralions d'intérêt personnel et privé celles du droit, de l'équité, de la justice éternelle.

En face de la çue Saint-Florentin et de l'Assomption se trouvait alors un immense enclos, borné au midi par les maisons donnant sur la rue Sainl-Honoré, à l'ouest par la rue Royale et quelques hôtels donnant sur cette rue, qu'on appelait encore à cette époque le Rempart, au nord par le boulevard de la Madeleine, portant aussi le nom de Rempart, et à l'est par les maisons en bordure sur la rue de Luxembourg; c'était le couvent des religieuses de la Conception. Les bâtiments du monastère, formant un carré assez régulier, occupaient une partie de l'emplacement traversé aujourd'hui par la rue Duphot qui, sur son passage, a également renversé l'église du couvent, à laquelle on arrivait par une sorte de cour d'honneur ayant accès sur la rue Saint-Honoré. Des vingt-trois maisons s'uuvrant sur cette dernière rue, depuis la rue de Luxembourg jusqu'au Rempart, dix appartenaient à la congrégation voisine (2). Parmi ces dix maisons, presque vis-à-vis de la rue Saint-Florentin, on en voyait une assez importante, portant alors le numéro 366. Il ne faut pas oublier qu'à cette époque on numérotait par quartier ; lorsque, dans les premières années de l'empire, on adopta le système beaucoup plus rationnel du numérotage par rues, elle prit le nmnéro 398, qu'elle conserve encore au moment où nous écrivons.

Dans la cour de cette maison étaient des ateliers de menuiserie, et^ au fond, un petit bâtiment formant pignon sur la cour; c'était là que demeurait Maurice Duplay, à quelques pas du club des Jacobins; il était principal locataire des religieuses de la Conception moyennant la somme de 1,800 livres en principal et 244 livres de pot-de-vin (3). De toute cette maison, dont nous donnerons autre part la description

(1) Maurice Duplay était à cette époque propriétaire de trois maisons situées rue de l'Arcade, rue de Luxembourg et rue d'Angoulême. (Mamucrii de madame Le Bas. C« manuscrit j)récieiix, qui nous a été confié après la mort du savant et regrettable Pbilippe Le Bas, contient sur la vie privée de Robespierre les reuseignemeutA les plus précis. On jugera plus tard de Timportance de ce docun^eiit.)

(2) Nous donnons ces détails d'après on plan très-complet du couvent «Les religieates de la Conception pour l'asnée 1766, oii se trouYeiit indiquées toatet les maisons riveraines avec les noms des propriétaires, plan que nous avons trouvé aux Archives de PEmpire.

(3) Bail pané devant Choron et sob confrère, notoÀiei à Pans, le 5 œay 1787.

ni 8

^,£. >Ml:ï?!ERRE

quitté son domicilt rentré, car à cette mer reffervescen»

concorde et/étab est elle vraie ? N".

passage de ses M du soir, revenai madame Roberi rheureà laqucî pour offrir riii, déjà une conti poursuivons :

(niademoisellf circonstance, quentée, et 1" alors pouvai' meure pour scène en dr; rôles compi

nent le dro •

tout le mé

avoir aucu . «

Or, voii ^

parmi les? , '

Maurice ^••

Né h Si V '"'

bonne 1

quaran'

rintérO' est bor

tOIltflfl

pluso colleo avec II) duit

niqi sacr laaple

f JJ^fcwwioo

jz -estige aujourd'hui, il n'en ^^ ^ . lors de la vente des biens du ., .— at -^88 livres par Maurice Du- . jss^QT an IX, Auzat, gendre de Du- ^^ -*^jits de son beau-père, vendit sa »-ouàly, qui, pendant la Révolution, ^ - levant, et entre les mains duquel . i *:'). L'année suivante, quand, sur ..«!u jn perça les rues Ricliepanse et ^T leoiolit les hangars de la cour et le , .Muile Duplay pour y élever les consli et rapetissent singulièrement la cour, . 1 place de la maison basse du devant Robespierre, il fit bâtir sur les des- ^ ^ jiiscn, assez peu monumentale du reste,

^.-.awspierre, Duplay eut les mêmes craintes '" ^ ... ^«le de la séance des Jacobins, il le pria -* ^^^ -aiie ^ns sa demeure. Maximilien, touché, ■ ^a,* .-.uduire au sein de la famille du monui- *' ^ .-s.rmais allait être la sienne. Elle se com- \^». * SI femme, d'un fils ayant alors une douiwirf Slles, dont l'une, la seconde, était déjà . en Auvergne, nommé Auzat. Madame Du- ^^..N -maie un fils; elle l'aimait déjà avant de le .,f#j»ït:ous les sentim'entsde son mari ; les filles ^ rr^-. Vous dirons plus tard quelle fut sa vie au p,e # mœurs patriarcales, vie heureuse où il se ^^gs^iieaors. Quand, le lendemain, il voulut prendre ^^.^•unier rue deSaintonge, la mère et les filles ^. ^>B3vait à lui donner uno petite chambre isolée , js^.sans avoir à se préoccuper des besoins de jg y pourvoirait pour lui; et puis il serait à deux

.»*«cs I» titres mOmes.sur lesquels il noiisn éti-. jurni^s «U»

^ pt« bi«i voulu nous communiquer M.'Vourv, propriétaire

^,^51* n- 398. Ainsi, nous le rép.'.tons, de laniàis^^n qu'luihit.i

Irtce; c'est donc à tort que MAf. Ksquiros, de I^unar-

.. Font présentée comme existant encore nvec cK- simples

çtatmtt également une rrreur quand, trompé sans <lc,ut.^ Târtuell**, il parle <t de cette cour Jmmide et sombre de i, H Bécolution, t. III, p. 191.) J.a cour ét.iit plus vaste - de Duplay par une grande porte coclièrc.

Page 1