‹ Histoire de roi Henri-le-GrandChapitre 18 sur 27 · chire ; inaii · texte numérisé non relu

chire ; inaii

formellement sur cela, il la déchira en deux le roi en fait

, . 1 / / UQe autre.

morceaux; que le roi en demeura tout étonne, et lui dit en colère : Comment ^ Je crois que vous êtes fou? et qu'il lui répondit : // est vrai , Sire, je suis fou; et je voudrois Vêtre si fore, que je le fusse tout seul en France : qu'au sortir de la galerie , le roi entra dans son cabinet , et demanda une plume et de l'encre, et qu'il croit que c'étoit pour en récrire une autre. Quoi qu'il en soit, cette promesse causa bien de l'embarras depuis ; car la demoiselle la voulut bien faire valoir, comme nous dirons.

Au même temps que le roi poursuivoit la dis- n ponrsmt

•,., . •*■« .,-,.. à Rome la dé-

solution de son premier mariage a nome , il taisoit ciMondumaraussi instance envers le saint Père, qu il eut a i;,^^^^,, vuider le différend de la restitution du marquisat de Saluées, dont la décision lui avoit été déférée par le traité de Vervins.

Pour bien entendre ceci, il faut savoir que ce Commente?

/ . n r ^ -r\ T • ' marquisat lui

marquisat etoit un lier mouvant du Uauphine, appanenoit. duquel le roi François I" s'étoit ressaisi par droit de reversion , faute d'enfants mâles dans la succession des seigneurs qui le tenoient. Or, en

s enetoit em paré.

1600. 1 588 , durant les Etats de Blois , le duc de Savoie ducTe'savoie aj^nt avis que la ligue se rendoit la plus forte en France , et qu'apparemment cette monarchie s'alloit démembrer, s'empara de ce marquisat, sans avoir aucun sujet de querelle. Il pallia seulement cette usurpation de ce beau prétexte , qu'il ne s'en saisissoit que de peur que Lesdiguières ne s'en emparât, et que, par ce moyen, il n'étal:)lit le huguenotisme au milieu de ses terres.

On parle Sept aus après , savoir l'an 1 505 , le roi étant

«raccommodement, aile a Lyon, après le combat de Fontaine-Françoise , le duc , qui prévoyoit bien qu'il voudroit ravoir le marquisat , lui fît proposer quelque Lero! offrit acconimodemcnt pour cette pièce. Le roi offrit

df le lui don- , , , v , m ' i . , ^ .

Tiir a foi et uc la clonncr a un de ses tus pour la tenir a toi

lonima^e. ^^ hommage, avec quelques autres conditions;

mais le duc lademandoit sans aucune dépendance ,

et ainsi cette négociation fut rompue.

Parle traité Nos ambassadcurs traitant la paix générale à

de Vervins, . ^ i i i •

on remet ce V crvius , ne manquèrent pas de redemander inî'arbi'tra^e du staiTiment la restitution de ce fief Ceux du duc ^^^^' qui y assistèrent , alléguèrent , en faveur de leur

maître, que cette pièce lui appartenoit, comme étant un fief mouvant de Savoie , et qu'il avoit plusieurs titres essentiels pour prouver cette mouvance, lesquels il falloit voir pour vuider ce différend avec connoissance de cause. Or, il eût

fl\llii bien du temps pour les faire venir de Savoie ; 1600. et le nonce du saint Père pressoit fort la paix , de peur qu'il n'arrivât , durant ces remises , quelque accident qui la reculât. Tellement que, pour ne la point retarder, on jug^ea à propos de remettre au pape la décision de cette affaire, à la charge qu'il la termineroit dans un an.

Les François, durant ce temps-là, sollicitèrent fort à Rome pour la faire vuider. Les Savoyards ne se défendirent qu'à l'extrémité, et seulement de peur de perdre leur cause par de'faut. Les uns et les autres produisirent leurs titres : ceux des François étoient fortifiés d'une possession paisible de plus de soixante ans , qui étoit plus que suffisante pour acquérir prescription. L'année étant expirée , le pape demanda au roi une prolongation de deux mois, pour pouvoir rendre sa sentence arbitrale, et que cependant le marquisat seroit mis en séquestre entre ses mains. Le roi y Pourquoi consentit volontiers; mais le duc entra en dé- pal^rT défiance que le pape ne le voulût avoir pour un P°/.'^/|f *^^*' de ses neveux : tellement que son ambassadeur lui ayant témoigné cette défiance , le pape se déporta de se plus mêler du dépôt, ni de l'arbitrage.

Le duc s'imaginoit qu'il n'avoit qu'à pousser Le duc de

Page 1