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On a dit qu’il avait séjourné À Paris et en France

5. ANTONIO GRUMELLO, p. 134. Cf. Lettre de Bibiena au cardinal de Médicis en date du 5 mars 1512 (Carte Strozziane).

6. Il était neveu de la reine de Chypre Caterina Cornaro qui venait de mourir (1510).

7. Isvaglies mourut le 22 septembre 1511. Voir p. 138. Il a été chanté par un poète sicilien. Poème latin en deux livres à la louange du cardinal Pietro Isvaglies par Barboglitta Angelo da Mazara (Callimacus Siculus). Rome, fonds Vittorio Emanuele, n° 55. Manuscrit sur parchemin d’une belle graphie sur fond bleu, encadré d’or, 39 fol.

8. SAnuTo, vol. XI, col. 713, ne cite que les trois premiers, mais col. 722 il ajoute « le légat ». BALAN, p. 13.

Cette imprudence faillit être fatale à Jules IT, comme naguère au marquis de Mantoue. Bayard sut, par ses espions, le moment où il devait quitter S. Felice sul Panaro, qui était la dernière étape avant la Mirandole, et s’embusqua avec ses gens dans deux châteaux abandonnés qui se trouvaient sur la route que devait suivre la petite troupe pontificale le lendemain matin. Mais la bonne fortune du pape voulut qu’à peine s’était-il mis en marche une tempête de neige effroyable s’éleva qui l’obligea à rebrousser chemin à la prière de ses compagnons, en sorte que le chevalier ne put s'emparer que de deux évêques portatifs qui précédaient le pape et qui s’en tirèrent avec une légère rançon.

Aussitôt arrivé dans les lignes, Jules II manda son neveu le duc d’Urbino ; son irritation était extrême ; il« blâma et maudit » tous ses capitaines et, comme son neveu se défendait, il l’interrompit en lui disant : « Assez sur le passé ; je veux des actes, agissons » 1. «Tout le monde frémissait devant lui », écrit l’envoyé vénitien *. Puis il alla examiner les tranchées, les batteries, rectifiant le tir des pièces et, pour donner plus de cœur à ses hommes, qui commençaient à souffrir de l’incommodité des logements, des intempéries et de la pénurie des vivres, il leur promit, paraît-il, le pillage.

L’excessive rigueur de l'hiver favorisait d’ailleurs le pape; elle avait empêché Chaumont d'amener des renforts ; après s'être avancé en direction de la Mirandole, il avait dû rétrograder pour ne pas exposer son armée à la destruction et parce qu’il manquait de munitions et d’argent. On murmura que la véritable raison de sa retraite était qu'il avait une maîtresse à Milan. Le vrai est, sans doute, qu’il lui fâchait d’attaquer le pape en personne. En outre, l’eau des fossés de la ville était gelée à tel point qu’on pouvait s’y avancer comme sur la terre ferme.

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