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Bulle Sÿ nostrarum civitatum

LA VIE TOURMENTÉE DE JULES II ENTRE r5r0 ET 15r2 147

Les pouvoirs des conservateurs dans cette ville étaient surtout relatifs aux corporations, à l’approvisionnement et à certaines taxes ; Paul II ainsi qu’Alexandre VI les avaient reconnus, mais le cardinal Isvaglies, qui venait de mourir, en s’instituant de sa propre autorité le protecteur de la ville, avait peu à peu usurpé leurs droits; c’est pourquoi ils étaient venus, accompagnés du prieur des caporioni, demander au pape de les leur restituer.

Le 15 avril suivant (1512), Jules II, reconnaissant que, malgré la précédente bulle, la complication des juridictions entravait la justice, que les plaignants étaient souvent «amenés au désespoir » et poussés à agir par eux-mêmes, d’où résultaient « des meurtres et des dommages graves », que l’agriculture en souffrait et que le coût de la vie en était augmenté, affirma de nouveau dans la bulle Ex querelis nostri ? sa volonté d'empêcher que les causes qui ressortissaient au forum capitolin en fussent détournées ; il recommande au cardinal Leonardo Grosso della Rovere, « celui qui régit la Chancellerie», et à tous ceux à qui appartient le droit de juger, d'accepter d'intervenir dans des procès engagés devant les magistrats du peuple.

Le 27 avril 1512, nouvelle décision en faveur du peuple ? ; le pape statue que l’excédent de l’impôt sur les vins étrangers, qui était de 6 deniers par livre de la Chambre et qui servait à payer les professeurs de l’Université, à en entretenir les locaux et à bâtir des maisons pour les étudiants #, sera désormais uniquement consacré à réparer les brèches du mur d’enceinte, à embellir la fontaine Trevi, à payer les frais de la fête commémorant la fondation de la ville * «et à d’autres objets utiles à la ville ».

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