SisMONDI, vol. XIV, p
2. SANUTO, vol. XIV, col. 401. — Marco Guazzo, Cronica, Venise, 1553.
BALAN, Storia d'Italia, liv. XL. — LE GLay, Correspondance de l’empereur Maximilien I et de Marguerite d'Autriche, Paris, 1839.
3. GuiccrARDINI, Liv. XI. — Daru, vol. III, p. 593.— SISMONDI, vol, XIV, p. 280.
4. Ce traité fut signé à Blois le 14 mars 1513. Trivulziet Andrea Gritti, que le roi retenait prisonnier, furent les négociateurs. L’empereur Maximilien eut vent de la négociation et s’efforça de l’entraver, mais en vain,
Une autre complication surgit du côté de la Toscane, où les Espagnols tendaient à s'établir ; l'État pontifical aurait été pris ainsi entre des possessions espagnoles au sud et au nord. L'Italie, des Alpes au Latium, semblait sur le point de se coaliser contre le pape avec l’aide de la France et de l'Espagne. Seuls les Suisses lui demeuraient fidèles.
Le Congrès d’abord réuni à Mantoue, et qui s'était ensuite transporté à Rome, s’épuisait en efforts infructueux pour aplanir tous ces différends. Le chancelier Girolamo Morone avait raison d'écrire : « Je vois partout la passion de dominer, le chaos profond, la confusion dans les choses ; c’est comme un gouffre où s’engloutira le sang de toute l'Italie. »
Cependant, Jules II ne songeait qu’à de nouvelles luttes, bien que son trésor fût vide 1, Il menaçait les Lucquois et les Médicis qu’il trouvait plus déférents envers les Espagnols qu’envers lui-même; il avait appelé à Rome le cardinal Schinner et l’y retenait pour le punir de ses exactions dans le Milanais, ilse préparait à chasser Gian Pablo Baglione de Pérouse et le doge Fregoso de Gênes comme trop tièdes à son égard. Il s'apprêtait à reprendre au printemps la guerre ferraraise. Isabella se remit en campagne; elle s'était rendue à Milan auprès de son neveu le Duchetto ?, elle en profita pour faire représenter à l’empereur, qui avait de nombreux agents auprès du duc, combien il lui serait avantageux de se concilier le duc, maintenant qu'il allait entrer en guerre avec les Vénitiens. La mort de Jules IT arrêta toutes ces combinaisons.
1. Récemment, lors du mariage d’une fille de Bartolomeo della écuyer du Sr. Nicolo, parent du pape... et fut pour une courtisane.»
Rovere, il avait fallu emprunter les bijoux qu’elle portait (jan- MADELIN, Un Français à Rome, p. 211.
vier 1513). À. Luzio, Federico Gonzaga. 2. Son mari l’y avait encouragée en lui recommandant d’aller Un parent du pape, Bartolomeo, avait été assassiné le 23 jan- se distraire à la cour de son neveu, d’oublier ses ennuis et la
vier 1512. « Fut frappé de nuit le neveu du pape fils de M.Barto- cause de son frère et de passer un bon carnaval. A. Luzro, Isu-
lomeo de la Rovere... et fut féru près de l’église S. Siméon par un bella, p 144.
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