CHAPITRE DIXIEME
qui s'étendaient de la rue aux Juifs à la source de Galaor'. En ia44> l'église de Notre-Damedti-Pré (Bonne-Nouvelle) avait été la proie des flsimmes^. En i a48 , le feu avait exercé des ravages ^Qcore plus terribles. Il avait commencé près de la pcirte Beau voisine , et dévoré presque toute l'abbaye ^^ Saint-Ouen , les églises de Saint-Laurent et de Ssiint-Godard. A en croire le récit sans doute exagéré de la chronique de Sainte-Catherine , tous les édifices compris entre la porte Beauvoisine et le Cirand-Pont , entre la Renelle et Robec , c'est-à- <lîre presque toute la ville, auraient été la proie <les flammes^.
Malgré ces calamités passagères et quelques em- {>iétemens sur les privilèges de la commune , la
■ « Combustio Rothomagi à vico Judaeoruin usquè ad fontem C^alaor, in crastino sanctorum Gerrasii et Protasii. » Chronicon ^Miplex etunum^P 130.
"* R Gombusta est omnis domus beatse Mariae de Prato de ^rmentrerillâ. » Ibidem , f 134.
3 « Hoc anno cœpit îgnis juxtà portam Belvacensem , qui com-
\)assit ecclesias sancti Laurentii et S. Gildardi et totam abbatiam
^. Audoëni. » Chronicon mscr, ecclesiœ Rothomag. , apud Chron,
triplex et unum , P 136. — <t Eodem anno , in festo sancti Lau-
Tentii fuit veheraens combustio in urbe Rothoniagensi. Nam ab-
batia S. Âudoëni cum ecclesiA et omnibus suis sediflciis est com-
husta , ecclesise S. Laurentii , S. Gildardi, et à fonte Galaor usquè
ad pontcm Rodobeccse , et à porta Belvacensi usquè ad magnum
Pontem , oninia ferè sediflcia combusta sunt. » Chron. mscr. S.
Katharinœ , ibidem.
la
i78 COMMUNE D£ KOUEN.
période qui s'écoula de l'avènement de saint Louis à la mort de Philippe-le-Hardi ( i ataS — i a85 ), n'en est pas moins une des plus florissantes et des plus heureuses pour la ville de Rouen. Elle avait étendu son enceinte, acquis la propriété dévastes terrains, et augmenté ses franchises. Le bonheur de cette époque frappe surtout par le contraste avec le règne suivant , où le despotisme porta les plus rudes atteintes aux privilèges communaux.