‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382 (volume 2)Chapitre 82 sur 188 · CHAPITRE HUITIÈME. 1236—1235. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME. 1236—1235. i

ficiers ; plusieurs familles féodales ou bourgeoises en possédaient une partie. On remarquait entre autres les Tancarville , les De Lalonde et deux maisons de la haute-bourgeoisie, les Duchâtel et les Du Donjon , qui tiraient probablement leur nom du lieu de leur habitation. Tous s'empressèrent, comme ' attestent leurs chartes parvenues jusqu'à nous ' , de renoncer à leurs droits en faveur des Cordeliers ; ^^iix-ci s'établirent près de Saint-Pierre-du-Châtel ^ ^^os le terrain qui en a conservé le nom de rue des Clordeliers. La commune leur accorda le droit ^*avoir une fontaine alimentée par la source de ^aalor*; et le maire ^ Geoffroi Gigan, se chargea ^'utiliser le terrain du clos Saint-Marc, occupé 3^dis par ces moines ^. Dans la suite, plusieurs familles de la haute-bourgeoisie voulurent reposer dans l'église des Cordeliers. C'était là qu'on voyait encore, au xvii® siècle, les tombeaux de plusieurs anciens maires de Rouen, des Duchâtel, Saint- Laurens, Lelieur, D'Orléans, Des Essars, et de beaucoup de bourgeois*. D'autres maires, comme

* Archives départem., liasse relative aux Cordeliers.

^ Archives municipales; voyez la charte du maire et des pairs, aux Pièces justificatives.

^ Archives départem., liasse des Cordeliers.

^ Fariii, Hisi. de Rouen, 111, 266, éd. de 1668.

les Treffilier , Du Val-Richer , De Maromme , reposaient dans l'église des Jacobins '.

Quelquefois, aussi, d'anciens monastères trouvaient protection dans la commune. Je n'en citei*ai qu'un exemple, qui prouve qu'il existait alors des communes à Fécamp , à Montivilliers , et dans presque tout le pays de Caux ; il en résulte encore que ces petites communes étaient en quelque sorte soumises à la tutelle et à la volonté de la grande commune de Rouen. Il s'agissait de l'abbaye du Valasse, appartenant à l'ordre de Citeaux, abbaye riche et puissante , qui semblait pouvoir se protéger ellefflême. L'on comprend mieux la force de la commune rouennaise, lorsqu'on voit un pareil monastère se placer sous son égide. I^ maire et les pairs de Rouen la recommandent, en I235, aux autres communes, par une charte dont voici le sens * : « Le maire de Rouen et les bourgeois ses «f pait*s, aux maire et jurés de la ville de Fécamp, « aux maire et jurés de la ville de Montivilliers, et i< à toutes les communes de Caux, associées h la « commune de Rouen, salut et dilection : Nous vous « mandons , avec prière , que , pour l'amour de

* Parin, ibidem, 241.

* Neustria pia, p. 859. — Je dois Pindication de cette charte précieuse à M. Tabbé Cochet, aumônier au collège royal de Rouen, et déjà connu par d'utiles travaux archéologiques et historiques.

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