‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 103 sur 238 · CHAPITRE SEIZIÈME. 1550— i · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEIZIÈME. 1550— i

les Rouennais d'avoir balancé la puissance de Paris. Du reste, s'ils n'obtinrent pas le droit de transporter librement leurs marchandises sur la Haute*Seine, ils maintinrent avec énergie leurs privilèges de navigation exclusive dans le cours inférieur de ce fleuve. •;••■■-

En i35ô, deux marchands de Montivilliers , Guillaume Hardy et Guillaume Gibert, voulurent remonter la Seine sans se conformer aux usages prescrits par le vicomte de l'eau et les anciennes chartes de Rouen. A la requête du maire, le vicomte de l'eau fit arrêter leur navire et confisquer l'alun* la garance et les autres denrées dont il était chargé. Vainement les marchands de Montivilliers s'adressèrent au bailli , ils furent condaftinés pour forfaiture l . On ne poursuivit pas avec moins de rigueur Jean Leclerc et Robin Poilleu, qui, en §357, avaieut tenté de transporter leurs vins par la Basse-Seine, sans prendre Compagnie Rouennoise , ou, en d'autres termes, saus se faire escorter par un bourgeois de Rouen . Malgré la charte de Louis X2, les Rouennais étaient rentrés dans tous leurs droits, et on admettait comme principe incontestable que nul, s'il n'était bourgeois de Rouen ou associé d'un bourgeois, ne pouvait

• Archives municip., reg. DD, ï° 60 recto et suivans.

2 Voyez Hist. de la Commune , première partie, chap. XHf.

transporter ses fleuris en passant sous le pont Aé Kouen1. Aussi * les vins des deux marcha ml s furentils confisqués malgré toutes leurs réclamations, Jjx Commune de Rouen prétendait aussi avoir le droit , en vertu d*une charte de Philippe-le-Ffel, datée du mois d'octobre i3og, de percevoir un péage sur toutes les marchandises qui passaient sous le pont de Rouen. On l'appelait droit de pontage. Ce fut, à cette époque , l'occasion d\me querelle entre le Régent et la Connu il ne.

En i36o, Charles avait accordé à la ville l'autorisation d'affermer le ponlage de la Seine. Le maire , Antlieaume de Maromme t avait traité avec plusieurs bourgeois, Nicolas Daguctiet , Jean Lefèvre , HSouI Filleul , Denis Michel et Fouquet Filleul ? qui s'étaient engagés à payer pour leur ferme i.Goo royaux ( environ 6o,ooo fr. de monnaie moderne, )

C était une somme moins élevée que le fermage ordinaire, mats les ravages des grandes Compagnies entravaient le commerce, et les droits perçus sur les marchandises étaient moins lucratifs. Ce-

1 k Pour ce que nul marchuant outre ipic les citoyens de Rouen ne povoient avaler (descendre) fini .iii-dessous du port de Roluh. pria en Omipagmu fraQCh fti&ti , pour nietln: en la mer. » Areliiv. munie., rcg. DD, folio 64 verso. On appelait Compagnie française la corporation des mariniers de Paris , dans laquelle il fallait prendre un associé pour pouvoir transporter des marchandises à Pari*

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