CHAPITRE SEIZIÈME. 1550—1558. W
penda nt le dauphin prétendit t[ue le pontage était alloué à un prix trop peu élevé , et il adressa à l'un dé ses conseillers, Hugues Binet, une charte dont voici le sens : « Charles, Régent , à notre âme et féal éon* sëilIeiS Hugues Btnet , salut : Dès le mots de mars dernier , nous avons donné et octroyé à nos améft lés maire $ bourgeois ethabitans de HoUen , \epon± toge de la dite1 ville à durer depuis le mois de mar» jusque* li un an ensuivant. Le pontage fut aft fertoé pendant la durée des guerres , et ne fut prie que potir deux mille ecus du environ. Nousavonp. appris èpi'à présent quelques bourgeois en offuéùt moitié plus, et, comme maintenant nous avon* beaucoup de dépenses à Boulogne 9 où nous sommes venu pour la délivrance de notre seigneur et père* noua vous mandons que; par vous ou vos députés* fassiez le dit pontage de rtechef solennellement eriér, tfuivarnU'usage usité pour le* marchés royauR» que votrs l'affermies* au plus offrant, et c|ue vou& contraigniez vigoureusement et sans délai les fer* taiëm qui lé tiennent aujourd'hui., à le rendre immédiatement en leur remettant l'argent qu'ils ont donné, et, s'ilië faut, contraignez-les par la saisie de ietifg biens. Le maire et lés bourgeois de Rouen prendront deux mille écus sur le fermage, et le reste nous appartiendra; nous le voulons ainsi, nonobstant le bail fait par le maire de Rouen , et
autres quelconques lettres ou ordonnances. Nous donnons en mandement à tous justiciers, officiers et sujets, de tous obéir en cette matière. Donné à Boulogne-sur-Mer , le a3 août 1 36o l. * En conséquence , Hugues Binet ordonna au vicomte de Rouen, à Jean du Réaume, valet de chambre du roi , et à Adam de Marne, de se transporter à Rouen, et de faire crier solennellement la ferme du pontage. Sa lettre est datée du a 5 août 1 36o ' — . L'ordre fat exécuté, et, le a septembre, Jean Du* quesnoi, Jean à la Hache, Guillaume le Roux e£V t Gilles de Salvarville, se présentèrent pour afFermen^^^ le pontage au prix de 2,600 florins et aux condi— -* * lions imposées par les commissaires du duc; lendemain , 3 septembre , le sergent où huissier àa niasse du château de Rouen , accompagné de Jean^^ Cossart, tabellion, et de plusieurs témoins, se rendi au bout du pont de Seine, où il trouva Nicolas Da- guenet, fermier du pontage de la ville, et, en sa pré- sence, fit lire la charte du duc adressée à Hugues Binet, l'ordonnance de ce commissaire et le résultat de l'enchère. Puis il demanda à Nicolas Daguenet s'il voulait prendre la ferme au prix et aux. conditions de Fenchère. Il devait, en ce cas, se rendre au château et recevoir la ferme des commissaires
1 Archives municip., tir. 70, n" 10.
a Ibidem.