‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 111 sur 238 · CHAPITRE DIX-SKTOËWEv · texte numérisé non relu

CHAPITRE DIX-SKTOËWEv

«fVerablemeDt augmentée y et où les vivres étaient «3'un prix excessif1.

Cependant ^ cette tolérance , quelque > «bien mo-

*irée 4pi*eUe fût, «urita le mécontentement de*

suMaonsi touchera de Ja ville. Ils firent entendredea

yfamites énergiques, Les gardes d* métier i*ap*

gèrent** toaireque», d'après les anciens statut»,

pertoqiïe we^pow^âit vendre de viande à iRouen,

j*os *roir «séjourné un an et «in jour , en feu et

ifag^dan* oetbe< ville, et foit'quatre ansdapprentis-

sage^Lte'btctohers représentaient ■■ tous les i sac»*

fice#iqtf*s'< ava^fc faits d*ns l'intérêt delà ville;

ibtfviriè»t;largemeût contribué aux dépenses ocea**

sitodrié«s>par4ee fortifications , et payé quatre fois

^M^qufUmeièurrestdil vaùtant. hes étrangers;,

qni leur 'enlevaient leur commerce , n'avaient sup*

porté âffeitne de ces charges. Si on les admet*

tait ans»' wtjtms -privilèges 'que les aàcieushabîtan&j

ceux-ci n'avaient plus qu'à s'exiler; la 'position

n'était* fplbfs*» tefeable; cette, afflueoce d'étrangers

attit *tt!isé>tïne>âugmeûtafti(5a excessive de toutes

dictees y4p tes lôy«rs des maisons^ étaient plus que

doaWéa. Hftwtts *ces plaintes adressées au maire,

1 « Par guoy il estoit nécessité qu'il vinst en ladite ville plu- Stèdèd tifénW et deiii*ès^,topé>^leiàfeirt^é8^lfr^ét<^a4IIesiitaitt pour Uewibstance du peuj4ede la -dite ville comme pour les gens.venus à reffdi (refuge), et les dis vivres feussent trop enchéris en la Tlitc ville , etc. » Ibidem.

Jacques Le Lieur, le déterminèrent à donner quel—— que satisfaction aux anciens bouchers de la ville— Mais , comme on ne pouvait chasser immédiatement^ ces malheureux, étrangers» auxquels la guerre avaifc enlevé toutes leurs ressources, le maire se borna 8t. déclarer que la permission de vendre de la viande w accordée aux bouchers forains, serait limitée à tu*. an, et qu'ils ne pourraient en vendre qu'aux porter de la ville. Ils seraient soumis à l'inspection des gardes de la corporation des bouchers. Si une trèv« suspendait les hostilités avant l'année révolue ; les* étrangers devraient sortir de Rouen immédiatement. L'ordonnance se terminait par une restriction, qui laissait beaucoup de latitude aux maires. Dans» le cas où la guerre et la peste > qui désolaient alofs Rouen et les environs, continueraient de sévir, les maires pouvaient accorder aux bouchers étrangers la permission de continuer leur commerce dans cette Ville. ,

Ce qui ressort surtout de cette ordonnance , c'est la misère affreuse de l'époque. Nous ne pouvons la deviner que par quelques traits épars dans les chroniques et les chartes. Mais, quaild on songe que les campagnes étaient ravagées par la guerre r et que la population accumulée dans les villes souffrait de la misère , de la faim et de la peste , on peut se faire une idée des calamités du xive siècle.

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