‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 113 sur 238 · CHAPITRE DtX-SEPT*ÈMË · texte numérisé non relu

CHAPITRE DtX-SEPT*ÈMË

Le successeur de Jean d'Orléans, Àntheaume de Maromme (j35<)-t36o), travailla dans le même esprit que ses prédécesseur» à la réorganisation et à la réforme des. corporations1. Les drapiers*, qufc nous avons, déjà signalés comme formant la plus piiissaate corporation industrielle de, Rouen, se plaignaient deswombreuH abus qui se commettaient dans leur métier. La draperie rouennaiee, si re*nosÉméq alors? eut été compromise par une plus loiJgue tolérance de ces fraude* Le maire, avant de Rendre, une résolution décisive pour remédier à ces abus, fit convoquer les drapiers par son sergent Jeatiy Poulain. Ils comparurent en grand nombre devant Raoul, du Broc, un des pairs de. la Com* mune, et GaUtliier Le Sage, clerc ou greffier de la ville». On proposa, comme la meilleure mesure pour conètajter; la qualité des. draps,. de leur apposer une marque; Aucune opposition ne s'élevant, il fut décidé que les Boujonneurs ou gardes nomméf chaque année, apposeraient au* draps la marque

§ Orâonn. des rois de France, IÛ*, 4#4 «t sùîr. Le *oin du maire-est altéré dans ce recueil et changé *n celui 4e Marotiiie. Il arrive souvent que les noms des pairs sont entièrement défigurés dans les ordonnances publiées dans ce recueil ; il en est de même dés noms dé Heu. Nous ne voulons pas accuser ici îe& savais éditeurs des Ordonnances, niais proufer que les. travaux d'histoire locale exigent la connaissance du pays et des documens originaux , connaissance que l'on ne peut acquérir que par un séjour prolongé et une étude minutieuse des archives locales.

de la corporation avant, qu'on les mît en vente. Le drapier qui soumettrait aux gardes de la corporation une œuvre frauduleuse, serait privé de l'exercice de son métier pendant un an et un jour. Il pouvait appeler devant le maire de la sentence prononcée par les gardes du métier. Le reste de l'ordonnance est rempli de détails techniques sur les qualités que doit présenter une œuvre de draperie pour être jugée bonne et recevoir la marque de la corporation. Ce règlement, rendu le 6 août i36o* fut confirmé l'année suivante par Charles, ducdç Normandie1.

Quelquefois , les maires intervenaient entre les divers membres d'une corporation pour mettre un terme aux divisions qui s'élevaient dans sou sein* Ainsi, en 1 363, le maire de Rouen , Simon du Broc, reçut les plaintes de plusieurs maîtres couteliers qui accusaient d'autres bourgeois du même métier. Ils disaient que les couteliers tenaient à loyer de la ville une partie des halles où ils devaient vendre, mais plusieurs gens de ce métier, et des plus riches, refusaient de vendre à la Halle , et par conséquent de payer leur part du loyer. Le maire fit appeler devant lui les parties , et, après avoir entendu leurs raisons, en délibéra avecles pairs et les prud'hommes. D'après leur avis, il décida que tous les coute-

1 Ordonn. des rois de France, III , 494 et sui?.

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