CHAPITRE DIX-NEUVIÈME. 156i
e t féaux de la cour des comptes , à tous sénéchaux , t*c*illis et autres officiers de notre royaume, qui sont et seront au temps à venir, et à chacun d'eux ou à leurs lieuteuans, qu'ils observent et fassent ofcserver la présente ordonnance, sans jamais y porter atteinte par quelque voie que ce soit, qu'ils **^ndent à maître Michel ses biens, héritages et fiefe , et qu'ils fassent aussi respecter les lettres qui furent accordées au dit maître Michel par notre seigneur et père, que Dieu absolve, après son retour d'Angleterre. Et afin que cette charte soit - tfierme et durable à toujours , nous y avons fait apposer notre sceau. Donné à Paris, le ao juin , l*an de grâce f 365, et de notre règne le second. » Malgré cette charte si formelle, la réintégrat-ioti de Michel Durand dans la dignité de chanoine ne s'accomplit pas sans difficulté. 11 n'y était Ç*as encore rétabli en 1871. Nous lisons, en effet, clans les registres capitulaires , qu'à la séance du samedi 1 2 juillet 1 371 , se présenta Jean du Greil ^ou du Gré), sergent à masse, qui requit le chapitre de laisser maître Michel Durand jouir librement de son canonicat et de ses prébendes de ZRouen , en vertu des lettres du roi ' . Malgré l'op-
1 « Johannes du Greil , ser?iens ad macham ( sic ) Rothomagi , ^s-upcr facto magtstri Michaclis Durand», canonici Rothomagi , ^Jt ad possessionem et saisiuam canouicatûs et praebendœ suo- 11 2o
position tlu procureur d'un autre chanoine, Guy de Semur , Michel Durand fui rétabli dans ses dignités, et nous le voyons siéger les années suivantes dans Rassemblées capitulaires \
Ainsi , Charles V avait réussi, par une conduite à la fois ferme et modérée, à étouffer dans Rouen le parti navarrais, que se£ armées avaient écrasé au dehors. Mais cette ville n'était pas encore à l'abri de tout danger. Elle redoutait toujours les grandes Compagnies, qui n'avaient pas entièrement péri à C'ocherel , el dont les débris répandus dans les campagnes entravaient les relations , et pouvaient tem ter un coup de maiu sur une ville commerçante, dont les richesses étaient pour elle un puissant appât. Ces bandes de pillards répandaient une si grande terreur dans les campagnes, que la Commune de Rouen était obligée d'envoyer des troupes pour escorter et protéger les marchands2. Charles V, délivré par un double traité, des guerres civiles de Normandie et de Bretagne, s'occupa avec activité et prudence d'affranchir le pays d'un si terrible
rura Rothomagi restitueretur, et eis gaudcre et uti valeret pacifiée et quietè , Capitulum requisivit , juxtà formara litterarum régi arum ibidem lectarum. » Reg. capital, de 1366-1373, f° 76 verso.
' Reg. capit. 1366-1373, folios 126 verso et 127 recto.
* Continaat.de Guill. de Nangis, apud UAchery Spicileg., édit. in-4°, Xt,905.