CHAPITRE XX
uitr ht l'Ijtetotrc crtérrcure oe la Commune ht flouen ooue Cljarlro V. — Jlrérauttono priées contre leo 6ranoee Corn* palliée; Jorttficationo élcoéeo à Eoucn, — timcrr* contre Ira ^Inglaio; meoured aooptéed par le IRaire pour la or* fcnoe 5e Houen ; flotte remue oans le port oe cette oille. — fart que preno la Commune a la Guerre oe Cljarlro V contre le rot ht Uaoarre, en 1378. — Çeete a Eoucn. — jftn ht l'jftototre ettcrteure ht la Commune oouo le règne ht Cljarleo V.
î algré les sages mesures adoptées fipar Charles V , la ville de Rouen létait encore entourée de dangers en 1367. Les grandes Com. fpagnies en ravageaient toujours les environs, et on voyait accourir des campagnes voisines un graild nombre de fugitifs. Les églises même n'étaient plus en sûreté. Le doyen d'Écouis supplia les chanoines de recevoir et de garder
312 COMMUNE DE ROUEN. IIe PARTIE.
dans le trésor de la Cathédrale les reliques de son église, et tout ce qu'elle possédait fie précieux, pour les soustraire aux ravages dé la guerre '. Les Rouennais eux-mêmes n'étaient pas sans craintes. Leurs inquiétudes sont attestées par les précautions qu'ils prennent pour s'entourer de remparts, et pour multiplier Içs bastions. Dès Je 1 7 mars 1367 (i368), nous les voyons délibérer sur -les moyens de résister à l'ennemi. Le Chapitre partage ces alarmes , et veut agir de concert avec la Commune pour repousser le péril. Il envoie au conseil de la ville les archidiacres d'Eu et du Grand-Caux, le chancelier du Chapitre et un autre chanoine, pour s'entendre sur la défense de Rouen contre les eunemis*. Le même jour, il est enjoint à chaque chanoine d'examiner ce qu'il peut donner pour l'entretien des hommes d'armes3. On décide qu'on appellera les chapelains de la Cathé-
1 « Quà die dominas Nicolaus Magni decanus eccleslae Escoyaruni supplicavit prefatis dontinis, ut ipsi perraitterent quod rcliquia? et boita alin dictas ecclesiae Escoyarum in istâ Ecclesiâ ,
pro eortitn conservationc , occasione guerrarum , rëmane-
rent. » Archiv. départent. , regist. capît. de 1366 à 1373, folio 37 verso,
3 « Ad eundum consilium istius villae llothomagï et praebere consilium super custodiam villae contra cjus inimicos. » Reg. capit. 1366-1373, folio 36 recto.
3 « Quôd quilibet canon icus sciât quoi poterit faccre de gentibns armorum. » Ibidem.