‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 167 sur 238 · CHAPITRE VINGT- QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT- QUATRIÈME

la f*iéitte-Tour , et dans la cour de l'Official1. Pour Pèmédier à ces inconvéniens, une ordonnance de Charles IV avait concentré tous les changeurs dans la rttfe de la Gourvoiserie (Grande-Rue)*. Mais peftà peu les mêmes abus se reproduisirent, et il fallut, par une nouveHeordonnailce, donner des statuts plus réguliers aux changeurs. Châties V leur eajoigtiU , en i366, d'habiter la rue de la Poulaillerie, appelée depuis cette époque, et encore de nos jours, rué du Change*. Ils se trouvaient ainsi dans une „ pôditidtt centrale, entre les Halles et la Cathédrale, <Jtii à cette époque était tropsouventun lieu detrâfifc. Plusieurs ipjonctions du chapitre pour chasser les marchands du temple, prouvent que l'abus était profondément enraciné. Il avait fallu déferidrlé positivement* aux plaideurs die troubler l'office diviu par leurs discussions * .

1 C'est le lieu qu'on appelle maintenant cour des Libraires, On lui donnait aussi , au xivc siècle , le nom de cour des Boursiers ,- comme le prouvent les registres capitula ires.

* Ordonnantes des Rois de France , 1 , 789.

* Ibid/, IV , 629 et 630.

4 « Inhibemus ne aliquis presumat audire causas in Ecclesiâ , qnamidi^ ce^ebratur divinum officium.» Manuscrit de la Bibliothèque publique de Rouen, désigné sous le nom de Livre d'Uvirt, f? 68. Ce passage ferait supposer qu'on pouvait discuter ses af* faires , voire même plaider dans la cathédrale , au* heures «ù l'on ne célébrait pas l'office divin. Du reste , cet usage , tout extraordinaire qu'il nous parait , était commun au moyen-âge ;

30* COMMUNE DE KOUEfl. IIe PARTIE.

Il ne suffisait pas d'avoir placé les changeurs dans un lieu commode pour les marchands \ une surveillance rigoureuse était indispensable . pour prévenir les fraudes. L'ordonnance de Charles V remplit toutes ces conditions. Elle prescrivit la sommation de quatre gardes ou surveillant de la corporation des changeurs. Us devaient inspecter les changes , et , s'ils y trouvaient de mauvaises monnaies , ils les envoyaient au maître 4es monnaies, qui condamnait ie délinquant à une amende orbitrairep et confisquait la monnaie altérée. Les gardes avaient le droit de pénétrer dans toUjS les changes , de nuit comme de jour, et de visiter tous les. coffres et sacs. Les jours de fêtes, il ne .'restait que deux, changes ouverts, l'un pour les petits changes , l'autre pour les grands. Les gardes de cette corporation étaient uotmnés pour uu an, et, avant de sortir de charge, choisissaient leurs successeurs. Ceux-ci juraient , entre les mains des gardes de la monnaie, de bien exécuter les ordonnances relatives aux changeurs1. Ces minutieuses précautions avaient une grande importance; il

l'église était souvent le rendez-vous des marchands. A Magdebourg , les gardes des corporations se réunissaient dans la métropole. « In ipsâ ecclesiâ (Magdeburgensi ) mercatorum custodes. » Dithmar. Mers. , éd. Wagner , lib. 1 , p. 6.

1 Ordonnances des Rois de France , IV, 628.

CHAPJiMtfi \(IXGT-QUATfttÈWl5. *$64-^1380. 5*5

s'agissait <}$ la sécuiit# du commerce, que les fraude» en: matière* de* monnaie avaient découragé. Jjsé changeur* •avaient d'autant plus d'importance à cette époque, quita faisaient ld banque, On k$ désigaaitquelquefoia par Uoom de Lamùtirc/s; plu* siçurs actes' du règne de Charjes VI prou veut qu'à* Rouen ce mm appliquai* . sou Vent - aux changeurs! etvato$'baaj(|uiev&1<.' t .,;..• •• «.: - - f « „• .: f !, Vordoanançfr relative aux ehangewsh émanait! 4f roi; en effet feUe touchait autciouriaies, çeuvrei rp^ale,, qui, avait ses maîtres nef relevait. 4[ue 4u' pouvoir contrat Quarft a»K i»étie^s;.,ordi»aiTOî^ il* (Rendaient du maire* comme ve^ak de tere*l eonuaUre le Parlement de Paris, et comme l'avait établi, un long u$age, Ce fut <m v$rèu de ce droit.,} que Çodef roy du Réaume, \naire de Rouen, fit* ed 1^69, un règlement pour |a veate du poissoç; de tyerv UnîM^ieft «n^ire, Yincent Du. Val-JRicHeiv s'était déjà occupé de cette matière en 4 343; «nais le règlement qu'il avait ét,abli n'était plus exécutée Il paraît qu'on se plaignait surtout d'accapàt'çraèab pour i le, poisson de mer eouime pour plusieurs

* Archives iminicty., R&g. des délibérations de 1394 à 1395, 1 délibération du 28 septembre 1394. On désignait aussi quelque* fois les usuriers par le nom de èahorsins.* Usurarii, qui nomine cHrtstiano eeiisebantur ,! dlctf Cawrsfini/* Matn. Pai*s, aifa.-fistf: : Lœ premiers banquiers étaient venus d!I{aAie, et les Caborsin-, ou habitans de Cahors , avaient rivalisé avec eux dans l'art de' l'usure et de la fiscalité. . . .• •; ',,■••■ . >

586 COMMUNE DE ROUEN. Il* PARTIE.

autres denrées. Les -■ marchands rinteùi' exposer «^ leurs griefs au maire. Ge magistrat ardotmb que , e dès l'heure de prime ( vers * six heures du^ «la* in }, ^. tout le poisson de mer fût port# al* jM^ctrê et ^tnon datas les maisons particulières^ ' Jbe&-ëât]tië0'de^^ k harengs ne devaient tëtrê imse&fcn »vëkte: cpe plus^^js tard-, :■ vers l'heure) de compiles. I^es vendeurs fatûmS. ~^9 du poisson de mer avaient seuls le:droifcj|é;*éddte;^ - ; les marchands -étrangers itë-podvaiêitt trafiquer à^Sà Rouen que le vendredi. On devait sépàtfet*, :petàr \ vente» jla marée de l'année de Celle qui éfcak pHtà aricienne. On ne pouvait plus vendit1 ^ itt&reht^^=*$ le poisson porté dans les maisons^ Il était défetfdo^^-J d'aller à la rencontre des ftiafohàndk de? ]flK#ée. — ~ L'ordonnance -renfermait encore^des jil^scripttons -a^^ sur la nature des paniers où Pon devak ifolettre le poisson, et sûr les précautions nécessaire» pour le conserver frais. Enfin, elle exigeait qu'il y "eût plu*-- —* sieurs gardes du métier; un marchand de marée, « > un vendeur et un marchand eri détail, devaient z&l veiller à l'exécution de l'ordonnance.' MM valet "^* i était chargé de garder le poisson aux hajlés11. Ce ^^ règlement, de Godefroy du. Réaume fut retàdu le Ie* juillet i36c) ; il paraît que le bailli l'attaqua et prétendit que la juridiction sur les veudeurs de poisson lui appartenait. L'affaire fut soumise au

1 Ordonnances des Rois de France, V, 252.

CBAPIffltf VlNGT^QUAMlfiMEi /«WAiMO. WT

ww, qér^ar lettres patentée de février 1 36g ( i &jù)\> M^comrotcjue tétait lenpaire; et non le bailli ,xpïi' élevait faire des règlements: -sur eetjto rtiatière'i <f <v ] fôluarlfc V'dUftmdit également mnsonf èattiy^ar une dritamahoe efttdafe dani a déeerttbreiâyr'v d?ëxe*t»r iaaoukt acte «te jttrtdicttow sim M* corddttf iliei* et lestfnneura^y cèrporfctio*s> dortt1 tesi'ofr ficiere rdyàtur disputaient ia juridictiion i^u «mafii^t- Noa* àvbo^'déjà^iisté sin-k'ciriise >^è éeMë dJfr) fitulftéw 'Les cordonniers et h» tanneur&*taient<iefc pins anciemies corporations de Rouen çvtf une inl: voquajt kr charte de Geoffroy Pfemtageftêt \ que, nous hvxaàr ' citée plus ! haut 3-, Vautré celle dei Henri 11*1 Antérieures à la €omrtiupe , beé'deux corporation^ roulaient maintenir leur itidépëfif dânce à l'égard du1 -maire f et né se gouverner que* par les magistrats qu'elles nommaient etyes-fnêmesv ÀtQ8Îje8fta»n6utisnofnmaiënt unpré vôt etplàsieui*' gardés, qui léraifcnt chargée de jtager toutes les di-J eussitifts qui 'pouvaient s'élever à loccaeion de leui* métier. Cédait Une exception1 dans une viWeioù toutes; les corporations étaient soumises» è. Ja joria diction du » maire. Aussi ce «Magistrat 4'offorça4-ii>

» feiéèïé AitblVés mànîd^.^te^r^ftéirt. ! ' ;'' vs1, * ArqMfe»nmnicip!;tirv38<y^n«'l. >.<;-h: ^ , - 1:* l'u:

4 Voyez cette charte de Henri 11 , Hist. de la Commune, première partie, chap. Il , p. 34 1 ' ::>..»:.<:.!-/

MO COMMUNE DE ROUKN n#i9Alf»i/ .H *

terme ara- fraudes qui se commettaient dans i leur iBétnr.'Iis lui présentaient ,' en taêmeiteuips;, une t&aiie de Chaules, duc deiNormandie^ en date; de juillet >i 36 1 , qui confirmait l'cmlaflraaaccJ* de (Seoffi^ilMatotagéiiêt*. Le baiUt s'empressa tiaaaiàîi: i'oc* easion d'é^endro son» autorité; sur ités Mrpofaatiohs ; et ilrjdonnaiatix cordonniers unrrèglemoat^ddont VoiçUesi principales dispositions il^e&.mkitKe&CQr* donniez» seront tenus de aie ' vendra;quefd<* bonne mvcliandisè -r ils» ne det rout }amais> travailler . de àiiiti; sous -peine d'amende, Kpensonne ne* pourra exender le métier- de» cordonnier «varit dfea aftroir atoepiu >yautort$atioB^ quinte .serli >a©qordée tfuè isur la déclaration; ide& giaixles delà <îdi5poinatjoin£ \£ praweau maître prêtera > serment id'obseiiver \eï ordonnances du métier^ et paiera deux, bous; pour son Iravéty et soixante sous de haqse y qui ^seront consacrés au (paiement des rentes duos pan 4a corporation èft aux frais de sépulture des, maîtres du métier, de le tirs femmes et enfouà. ;Les gardfes de la* corporation devront rendre compietde cet! ar* gw&tii Chaque maître ne pourra avoir; qu'un apprenti, qui logera chez lui-, il faudra quatre années d'apprentissage pour parvenir à< . la< maîtrise. On nommera chaque année^pour gardes <lu métier, trois

1 Voyez cette ordonnance, dans le tome I <\eV Histoire de la Commune , Introduction , p. cxrv.

CHÀPIWfuYf NÛT'QU&Wftl&M E< ,OIM^ 4580. Sftt

^woiit,*)** ro^H^Utte- f^isiîplar sewaitt» faoreitme ir^^ioor^é^u^jclô ptoute»; ieô boutiques de*

4&aUftte«&uit{u£s«uriaîBûtat* des .matchandwesquil pouq^mt4ft^ appnwrée*ffir foègftodestflLB'hiétieiK) Les autres devront être brûlées >imà> '* te» platoéj p^l^uWnT<HWn^$nmembre8 ideUfa/icb»pt>ration seip^ct-etofi d'allqr/A J'éntenrcment cWdetics don^ fctaefe sont jteioevd'urçe amendé i de deuxisousyi nuri^ft 4'qtôtue mdaUci-ÛMi«^ . '.-■r.iwi .^ .:<.» I^$i l^&itso^>ftfi "bornèrent (pas à)> donner) des; st^i^^ftuirafiateqaes ^corporations dont» »U >pou»i vsûqp|, perlait) en la/jtiridictiotfc avec une! apparence: de ji^i^llU; fi auront par s^emparery vers les deiw: oierft te^pfedw «ègne de Chtirles V,«>du pouvoir le; pUèSfét^nduiftuPitc^itesilesiassocMrtionsindustriellesii Le^Qr^aai 4377^^ réunireatJes^camiem's dans kj gmiiçl^^Uti^i^qhâtciaur de Rouen f quxon appelait aloraiMiiGo^^ &à»u|e .bailli^ Guy Chrétien,* eni prçpaMçft<4jfc $&i ,/dorma, lecture >d -une #hiaonapee> r^yafay quiV: Air <>la,idefimnde >de$ candeur*)! régWttti Us qo&d&ods «ftewtopi? métier* £Uc^ déclarait <piè <^^ft,jnait&e . *i aurait qu^tdeu* appr^jutis. On né* pourra*^ panye#irà< ia tnaitrjse, qtt'après.quirtreati^ d appi??otis^age ii Rouen^ qw en général dans une

' Archives, lauçicip, , ^ir. td,, a0 9. ... %..,\ . • , .

9t* COMMJAt; DE ROUEN. If PAfWtë. "

viile de loi, dans une ville tfit fcxislaïeut des corporations1 régulières.: Chaqiie oeuvrent' ltt«tie^ serait empreinte d;«ne marque pailiotdièré. En#n, taftit travail était interdit la -nuit*, les d#ttatfr»hes et losi fêtes K Les candeurs présent» àltf' 'lecture de tes ierdotiïianfce*r les approuvèrent s «if»i'<*fUtele procureur du Roi. . v mî /*:>■• us*. ■•».

'jrLes^rdeut^delaioen'étaient^u'ciriefail^ ^rifre de la grande corporation des drapieri) qwt'èbrtlpre- *aj* plusieurs nlétiers, tek que ceux de teinturiers, foulons, tisserands, tondeurs; «t «rifttf drapiers proprement dits. Quoiqu?its concourussent1 tbtaS à la racine œuvre i ils restaient cependant dfstuftts; le tissei'and ne pouvait teindre; ni le ; teinturier exercer en même temps le métier- d<e drapier. Il parait qu'ils ne se renfermaient pas toujours dans les limites de leur métier, et que souvent l'un usurpait sur l'autre. Ainsi les teinturiers et lesciourtiers voulaient exercer le métier de drapiers; TéHfcfut l'occasion de remontrances que la corporation des drapiers adressa au roi. t>ha ries ¥• y répondit par Uftef ordonnance datée <ki Zj décembre r37&. Il décidait que >- polir exercer à Rouen ie métier de drapier ou les autres industries qui en dépendaient, il fallait un apprentissage de trois ans , fait* dans cette ville ou dans une ville de loi. Les fils de

1 Ordonnances des Rois de France , Vï , 273 et suiv.

CHAPftttE VINGT4)Ull9l&ftffi.- 48f|«^«580. *0»

***aîtne étaient ieuls exceptes. Cependant, si Fon voulait passer d'une brandie du métier à une autre* il «sÉtfïtsjàAt d'tm second apprentissage 'beau- Coup |tf»6in& long que le premier. Le foulon jk>uvB(k tisser et ]« teinturier fouler fe^ràp ènsfe tab* mettant à. ce nouvel apprentissage. <%Éaqtiè( maître rue devait avoir* qu'an apprenti, domine l'ordonnaient lés ànetens règlement Toutes tes dispositions ^re^erjte^ ^ ^e roi n'étaient que la reproduction 4e& statuts primitifs trop souvent altérés. On accusait le maire de Rouen de n avoir pas terni akveo assez de vigùënf -à: l'exécution de ces anciens règlemens. Le bailli réunit dans la glande salle du ehâteau tôt» lés 'marchand*, ouvriers et Wiàfcres de la draperie de Rouen, et, en présence dirprocfuréor du Hûi et dé Jean de Saint -Léonard, procureur du maire, il donna lecture de l'Ordonneinee royale: Elle fat adnliée sans opposition. Alors parut une seconde ordonnance datée du 1 7 janvier i S^è ( 1 3*79), qui e^joigirôt art tnaire de faire exécuter le règtetfttnir relatif aube drapiers. -"'•.-.-

' fies corporations privilégiées continuèrent soi^s ce r^gne de jouir de leurs anciennes; franchises. T3né charte datfée du mois de juin 1 365 confirmait aux raonnayeurâ4es privilèges accordés par les or> donnances de 1 337 et 1 35o « . Quant aux arbalé-

1 Archives municip. , tir. 90 , n° 1.

m .COMMUNE DE ftOUEN.*ll> PARTI*.

trier s, il y avait continuellement des contestations entre £ux et l£ Commune, U ne s'agissait pi us, sous ce règne, des. franchises <Jle la corporation, mais d'upe ^omme qu'elle prétendait lui être due. par la viJJ/e poiyr cj^ciens services. Le procès» .se prolongea ju^u à J^Eçh^M^^ A cette époque* la.jG^minHa^.et.les ^rbAlétirt^copYinreoj de. ,i#mettr$ & j ,4écisipa dej .lsMr$ndiffç£e£<ls à. d £$ arbitres* Lç? maine choisit cleux notables hûijrgeoi*, Nicole Le Comète, apci^n iflftire de; Rouen, et Jfean J^j Poitevin ; GuilUuijxePpigaa^t et Mathieu Duba~ P^} représentèrent lçs arh&lfttrjers. On convint qUe^pouv'. éviter tqut proc^^ J^if^^irp et la Çomr mune. seraient teju*$;de. payer aux, arbalétriers deux cents, 'livres. oVqjV niais qu'à . cette conditipn ils spra^ept quittes de toutes les sommes ducs à cette coi?pQration pojir le temps passé. ...Vl. iNous, votions de voir lesxliyers njétyefs sauqw* déplus en plus à la règle des corporations, mais .ce, n'e$V;là> qu'une partie de leur histoire pendant ce règne. Il leur fallut encore lutter contre, la çoopur-, rence étraijgère, , et surtout : perfectionner . sans çe&gçilçuiç procédés et, varier leurs produits, pour, satisfaire aux goûts d'une société qui commençait à rechercher les jouissances du luxe.

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1 ^APITRE XXY.

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<açf. avons parlé, dans Je chapitre pré^édeuit, des statuts. qui furent donnés; au* principales corpoi>a«> jtipnsde notre ville sous le règnq il de Gbferlef.iV>, Ces associations imluatmeWe*f«avaient pas «seulement à lutte* <xmtre l^, désordres <juv«ûfiaaçaiwt leur constitution in-* térjeure ycootre les abus d'un apprentissage : trop rapide! ioiJ ooutrt: l'imperfection d'une œuvre trpp bâtées il leur fallait combattre . les eiïipiéteuiewfi continuels ■ des étra«tger^ > : qui avaient cherché , à cette époque, un asile dans Rouen. Le inaire et les

membres de la Commune les attaquaient avec un acharnement qui blesse les idées modernes , lorsqu'on songe surtout qbé , priver ces malheureux de leur industrie , c'était leur enlever leur dernière ressource et les condamner' à périr de misère. Plusieurs drapiers forains, persécutés par les bourgeois de Rouen , s'adressèrent au roi 9 et en obtinrent une ordonnance favorable v en date du 3 décembre 1373. 1*6 roi commençait par rappeler les circonstances <}uï les avaient fot'cés de chercher un asile dans Rouen. « Par lé fait de nos guerres, disait-il , ils ont été chassés du pays qu'ils habitaient et où ils gagnaient leur vie par le métier de draperie. Ils se sont retirés dans notre ville de Rouen , et s'y sont livrés à leur industrie, pour soutenir 'leurs femmes et leurs érïfans r. » Mais l'opfbâitioti du moiré et des drapiers de Rouçnles avait forcés <le quû ter la ville. Lies foraim s'étaient alors concentrés dans les faubourgs; la persécutiou les avait' poursuivis jusque -dans cette retraite. On leur enlevait leurs ouvriers et les instrumens de leur métier. De là, plaintes des forains au roi; Charles V prenait leur parti et les autorisait , par son ordonnante , à travailler dans les faubourgs de Rouen pendant dix ans, mais à condition que les gardes de la draperie. visiteraient leurs ateliers

1 Ordonn. des Rois de France ; VI, 4f>2 et suïv.

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