‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 168 sur 238 · chapitre vingtvcinçuièmël îawr^isso. zm · texte numérisé non relu

chapitre vingtvcinçuièmël îawr^isso. zm

pour s'assurer do la qualité: des marchandises. Les draps des forains devaient porter l'en) ptein té d'une marque particulière. Enfin, le roi enjoignait au bàiMàde faire' donner aux,' forains une place aux haUès de Rouen. Cette ordonnance fut confirmée le«8 juillet iS^ 3 l. Enfiny enmars 1&79 ( l'^^P')>' lwsquele ternie de dix ans r fixé par l'bnddnnai>ce> royale, approchait , les drapiers forains obtinrent Kàutonisâtioo de prolonger leur séjour » dan$ Roueny. efcj'finirént .probablement par se confondre aveol r^açiisnnie population y qui s'accrut en dépit de-soif OSprifc exclusif. :■•,,

t,xÇe «e furent; pas seulement les drapiers forains q*î fuient poursuivis par le monopole des fcour-* gçojs. Les registres de l'Échiquier attestent que' plusieurs procès s'élevèrent . entre les Rouennais etles étrangers ; l'un , notamment, entre les gardes de la corporation des ciriers et Alice la Cavalière, Cette femme é.tr^ogère avait obtenu du bailli , Guillaume Auxeau, l'autorisation de fabriquer et de vendre de la cine dans Rouen. Mais la corpo*; ration, qui avait le monopole de ce métier, attaqua la décision du bailli , et l'affaire fut portée devant l'Échiquier de Normandie*. Le tribunal f reconnaissant qu'Alice était pauvre et infirme, et ne 'pbu-:

* Ordo*n. des Ràià dé Phtnce\ vl , 463.

2 Ibidem. * ?

3* COMMUNE Dï fcOOEN; J^ PAftffltEi <

vait vivre que de son métier v confirma Wdccisioii«r ^ du bailli. Mais il ajouta que «cet arrêt ne pourrai^»préjudiciel* à la juridiction du maire de- Rpuen sim^hi les corporations, ni aux droits des gardes dit mëtiftë -

■Jj'Échiquier rendit ime seûteocesembiaUe^dtas^s un. procès que Jean DumdUtîer et ^sa i fetaûne, Ouvriers chandeliers, soutenaient contrite màkv Bouen. Ils -étaient étrangers' et.wictîiqci* .dé*;guerre^ qui les avait chassés de leurpay^ Lebdilk i les avait autorisés à exercer ieur métier* dans Route» — ; Mais le maire] attaqua. cette décision <pfcj ea^ ttppel^s à l'Échiquier. Cette cour souveraine '<kyftfirma»ii^3 sentence du bailli 7 surtout par xîette^obtiiidérarribEr^ que Dumoutier et sa fehime avaient été }priv$s d^M leur fortune par le$ désastres dé;la guerre a.Ge — pendant , les juges de l'Échiquier ajoutèrent , comm^ dans la sentence que nous avons citée plus haut^ > que cet arrêt ne porterait aucun1 préjudice à X^^& juridiction du maire, et que r* marchandise d^^*

Dumoujtier et de sa femme serait soumise à Tinspec

tion, de ce magistrat ou de ses délégués. :

1 Àegist. de l'Échiquier ( anuôes 1374—1379 ^ f.15 reçto vet&o. « Sans préjudice qu'ii face ne ne puisse faire au mai de Rouen, à Isa juridiction ; aux gardés et ordenahees dudi mestier. »

• « Pour ce que pour le fait des guerres avaient perdu grani partie de leur chevance , si comme ils disoient.. » Reg. de l'Échiquier, de 1374 à 1379; Échiq. de Pâques, 1374.

CBAPITRÉ' VlîWT^ïNOClÈMEJ 4tfH^»80. m

i - €es*>farit£ suffisent pour attester que te monopole des corporations rôuennaises'fut vivement boritëstë- ^plusieurs fois enfreint sou s ce règne ; mais elle^1 trouvaient «ne compensation djans 4e grand dévte*** loppemënt du commerce à cette époque. ^^M^ les causes qui contribuèrent à sa prospérité, tiftèW M devons pas oublier la stabilité des mottnfties dtféi au***ageg ordonnances de {iharias'V. >Lèti VàHâ<i> tioné continuelles du numéraire «sou^ ses prédéces^ s&my uvaiem détruit toute sécurité- potrt* le Cohi^j merde et entravé son (léveloppemënti'i Cliat4es ^i s'Occupa activement de remédie** à cet a bas. H' rendit phisiears' ordonnances , dont une coudërhé* socialement la' monnaie de ftouen, et a potfHMkt^ de"'kti 'donner im(! caractère plus stable.» N&rtàtroavoiis"'l^xpressionJide la; pensée qt# ftispiritîf' ces Ordonnances dans un traité de Niéolas Oresrtïè^ dôyèndu cft&pitrede Rooen jtft.tin des'principàti*' cètisteillei* A& Charles W UwHtëiïv s'occupe spé*> ' c«ilért*c!nt ^^diésvàriàtions^e&liioî^Bfaî^i^ H ronïtàfettcéi par poser des principes qui paraîtraient bien hardis pour (e xive,siècie , si l'on ne se rappelait que c'est, le siècle de Marcel et' dés premiers États gténëratti'.u aUïi^prihcé, dit-il, a, dans llntérêt gétrérWl , te

1 Ordonn. des Rois de France ,V , 454. . »; . • ^

» Ce tfaité a été publié dans là Bibliothèque des Pérès, édït. de Lyon, tome XXVI , p. 2*a. ^ : »'*' ; ••"■»' « -ÎÎ,J'

m . .COMMUNE W WWW Il*?AWf*j,.j-

droit de marquer de son emprei^e 1$ monnaie qui a cours dans ses doiçaiues^matis il n!çn es,t ni maître ni propriétaire ' , » Ce v principe *dnû* sufôt *poui? faire, comprendre, que le #oî;,h a .^pas^ie i4roJtr.de ch^ugçr ce qui ne luj, .apparia** ,p*s, Aussi tlauteur arrive-t-U à cette conclusion,; «J-te- pifince m doit p&s; /changer, les inoniiaiçsi,^ iwohw d# nécessité om d'utilité évidente dar>s rintéi^jL ig^uéral^ » -Quant au gain que certains priiices,ont; pj* r^ive* de l'altépatiou des mouuai^, l'auteur Je>flétW*. frvecs ,1a pLus énergique iudig^tiofly «c Je ae.sai*, dit<4l»si je; dois l'appeler ,uit bi-igandage.crijuiM op. : une e^ctipij frauduleuse3. » Xout.le tvait^ «sJt consacré^ à, prouver l'injustice et .le daBgaf,4'u(i.abug -fkwt. le&époques précédentes avaient présenté de £Î nombreux exemples. Composé par un savant, ecclésiastique qui résidait à Rouen, cet ouvrage doit f à tous égards, uous occuper. Nous y trouvons la. preuve des nouveaux principes qui régissaient les monnaies, principes émiuemmeut propres à rétablir dans le

■ « Quamvis pro utilitite commuai princeps habeat , s ignare nulttismà , non tamen ipse do mi nus seù proprietaritis est moneto currentis i> suo principatu. » Jbideiu. ,

2 « Kx quo patet quôd nunquàm débet fieri mutatio nionetarum , nisi forte emineat nécessitas aut forte evidens utilitas pro totâ cornai unitate. » Ibidem.

3 « Ità ut sit mini dubium au potiùs dici debeat violenta praedatio vel exactio fraudulenta. » Ibid., 231.

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