‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 17 sur 238 · CHAPITRE TROISIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE TROISIÈME

que devant cette cour suprême de la province, et ils pouvaient en attendre plus d'impartialité que des magistrats royaux, leurs antagonistes déclarés. Le duc Jean et son père Philippe de Valois, alors engagés dans la. guerre contre les Anglais, avaient besoin de ménager les bourgeois de Rouen. Aussi firent-ils droit à leurs réclamations. Le 3 adûf i34a, 1* duc de Normandie, Jean, dans une charte qui fut confirmée par sou père, Philippe de Valois, et qui a été conservée dans nos archives » , déclare qu'à l'avenir les appels des sentences du maire seront portés devant l'Echiquier de Normandie. * C'est7 dit-il, pour reconnaître les bons services rendus à son père: et à lui-môme par les Rouennais, qu'il leur accorde cette faveur. » La même ordonnancé autorisait le maire à porter devant l'Échiquier les procès concernant les biens de la ville, procès jugés auparavant par le bailli. Il terminait en enjoignant expressément au magistrat royal de laisser les bourgeois jouir du privilège qu'il leur avait accordé, s'il ne voulait encourir son indignation *. Dès cette année*, nous voyons le maire de Rouen, Roger Mùstel,

1 Archives municipales , tir. 2 , noî 5 et 6. Les chartes de Jean et de son père ont été imprimées dans les Ordonnances des rois de France, IV, 480 * et VI , 606. Voyez aussi V Histoire de l'Echu quicr de Normandie , par M. Floquet , p. 106.

a « Sur' peine d'encourre nostre indignation et offense. » Ibidem. "• • - "

siégeant sur les bancs inférieurs de l'Échiquier* immédiatement après les baillis et le vicomte de Rouen1, .

On aurait pu croire, après dçs. ordres ,auss» for * mels, accompagnés de menaces, que les bail^s n'avaient plus qu'à çpuvhw te tâtoMA&tésiça&rj Mais il n'en fut pas ainsi, et, quoique le rpi Philippe de Valois eût apprpavé et.cQnfirpié la charte, dq son fils f les officiers royaux ne se tinrent pas pour vaincus. Il y avait à Rouen, comme nous l'avprçs déjà dit, un procureur du roi qiji tétait spériaten ment chargé de veiHerâ la conservation de^ djfMtft de. la couronne. 21 prétendit que le nouveau privilège accordé aux Rouenpais blessait -les préroga^ tives royales* #t était ^contraire aux anciens iijsagf^ Ses représentation* arrachèrent au roi,, qui nfavflit aucun esprit 4e suite dans ses aptes, uue ordonn nance qui suspendait l'exercice du droit accorda au maire et aux hourgeois de Rouen. La Çom? mmiç protesta avec é»^f gie contre .cette violation d'mi <d& ses privilèges, ;pt , fiqflime ^ danger dç:U gperrfi ex^ieure de venait plws pressant, et quç<Ut Normandie était menacée parles Anglais, Philippe de Valois se donna un nouveau démenti. ÎTous voyons là, sur un théâtre restreint , une image des

1 ArcJftiv. dutRaiaiâ de Justice, registre <}e l'Echiquier* aimée 1336-1342. Cette partie du registre n'est pas foliotée.

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