‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 171 sur 238 · CHAPITRE VlXGT-CINQfUÈIBE · texte numérisé non relu

CHAPITRE VlXGT-CINQfUÈIBE

11 est cependant constant, à en juger par l'état général de la société pendant ces temps de barbarie, **t par les écrits des poètes contemporains , que toutes les villes étaient salies par la présence de ces femmes. Si nos chartes communales n*en parlent Jamais, c'est peut-être par le motif que i donne/ l*c*mpereur Rodolphe de Hasbourg : w Si nous ne faisons, dit-il . aucun règlement pour les femmes publiques , c'est qu'elles ne méritent pas d'être soumises à une loi '. »

Parler de tout ce qui pouvait multiplier a Rouen la consommation et alimenter le luxe , c'est indiquer une des principales sources du commerce. Il avait pris, à cette époque, uu développement qui se manifeste dans les actes nombreux destinés à imposer des statuts aux corporations, et à tracer les règles de chaque métier. La ville attirait , par son industrie, une population chaque jour plus nombreuse , et était forcée de tracer une nouvelle et plus vaste enceinte. La bourgeoisie , dont les richesses augmentaient • élevait de nouvelles maisons , et se plaisait à les orner de ces devises , où la sagesse du moyen-âge exprimait en quelques mots le caractère et la profession du maître. Rouen

1 « De connu tinibus mulieribus nullum statutum facimus, cfuia indignura esset ipsas legum laqueis innodare. » HiUmann , Mtftt des miles au moyen-âge (allemand ) , Il , 186-186.

comptait uu grand nombre de ces maisons chargées ^ de sculptures , d'emblèmes et de sentences , et , ^ quoique les constructions en bois n'aient pu avoir -^ ^ la solidité monumentale des édifices de pierre , on mtm. >n a encore retrouvé des traces de ce luxe de nos pères«» ^3. On aime à y lire quelques-unes de ces vieilles^ ^5 inscriptions , expression de la sapience normande . -— , celfonçi , par exemple ;

'< Cui domus est victusque decerîs et pallia dtilcis \ Suntsatis haec vitae; caetera, cura, labor '. »

' « Maison et vivre convenable , douce patrie , suffisent ir u bonheur ; le reste n'est que peine et souci. » Deseript. des mo^h^ ciennes Maisons de Rouen , par M. Delaquérière , U , 48.

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