‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 174 sur 238 · CHAPITRE VINGT-SIXIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE VINGT-SIXIÈME

viléges ecclésiastiques. Il avait alors humilié le Dauphin , et exigé avec hauteur que les ofBciers royaux lui fissent satisfaction l . Il ne parut pas à l'entrée de Charles V à Rouen, en 1 365. Était-ce par antipathie contre le roi? C'est ce quil est impossible de déterminer,

Ce qui est certain, c'est qu'une lutte ne tarda pas à éclater entre l'archevêque et les magistrats royaux, qu'elle fut acharnée et funeste au prélat, dont le Chapitre ne soutint pas les prétentions temporelles. L'occasion se présenta en 1 369; ** oette époque , le roi de Navarre était vaincu , les grandes Compagnies dispersées, la couronne affermie sur la tête de Charles V. Son bailli de Rouen, Guillaume Ascelin* , était un magistrat qui voulait faire régner l'ordre , en dépit de privilèges abusifs. Les franchises ecclésiastiques avaient pris, à cette époque, une extension qui les rendait intolérables. Elles ne protégeaient pas seulement les prêtres et tous les membres véritables du clergé séculier et régulier. Les registres de l'hôtel de ville font souvent mention d'une classe de personnes qui, en se faisant

1 Voyez |>i us haut , deuxième partie, cbap. XVIII, p. 281.

a Nous donnons ce nom d'après le Gallia christiana (XI, 82 et 83 ) ; mais il est probable qu'il s'agit de Guillaume Auxeau , bailli souvent cite dans les actes de cette époque.

4i« COMMUNE DR ROUEN. Il* PARTIE.

tonsurer , obtenaient le bénéfice de cléricature ^ — ? ou, comme on disait alors, de clergie •; Elles n'erras « vivaient pas moins dans la société 'laïque , sema- sériant, trafiquant, mais seulement exemptes *1» fle toute juridiction temporelle et d'impôts, ;en timno <K3t des charges qui pesaient sur les autres bourgeoisi^ss. Oa de ces clercs laïques , Nicolas d'Àvirchier , s» -*e rendit coupable d'un crime que les chartes n'in ~ -*diquent pas, mais qui devait être grave, car le bail^KU le fit saisir, emprisonner et pendre, sans s'inquiéter du privilège de cléricature;. L'archevêque «c, ~m communia le bailli , mais le roi prit ce raagtstra -* sous sa protection , et un arrêt du Parlement do^"* Paris, du i4 mai 1370, enjoignit au prélat de lévfe^F* la sentence d'excommunication, sous peine de h*~*a confiscation de son temporel. Philippe d'Àlençomr^» refusa d'obéir; en vertu d'une seconde sentence diK— ^ u Parlement, datée du 6 août i373, on saisit tou^ *s les domaines qui dépendaient de l'archevêché. Lc^^-** prélat se retira à Rome, et fut nommé par le pap^»*^ patriarche de Jérusalem a. Il paraît que lé malheur» -*r

1 Od exempte d'impôt maître Nicole Le Hescher, « qui, uuiifliyi"" "*" que marié , vivait clergau ruent ( comme un clerc ) , dans la cour* -*r d'église.» Registre des délibérât, de 1339 Al 390; délibération^^0 du 5 octobre 1389.— Voyez aussi la délibération du 7 octobre d«^^^* la môme année.

* Gallia christiana , Xi, 82 et 83. — Les auteurs s'appuient surleso/lm du parlement de Paris.

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