‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 209 sur 238 · CHAPITRE t RENTE-UNIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE t RENTE-UNIÈME

Auguste fut 4 jusqu'à la tin du xiv* siècle, la seule forteresse de Rouen; car la Barbacanne, qui défendait le pont de Mathilde du côté d'Emendnevilie , mérite à peipe d'être mentionnée. C'était dans le château de Philippe-Auguste que siégeaient l'Echiquier de Normandie et le bailli royal. Ce fut là , qu'en 129*2 , les Rouennais soulevés par les impôts de Philippe-le-Bel , assiégèrent les officiers royaux. Cette première attaque contre la forteresse royale échoua et fut sévèrement punie , mais, en 1 358, les bourgeois s'emparèrent du château sous prétexte de veiller à Ja sûreté de leur ville. Une troisième attaque,, dirigée contre la citadelle f pendant la Ha relie, fut repoussée, et les commissaires royaux, qui tirèi*ent une si terrible vengeance de l'insurrection de *382, siégèrent dans le château et plongèrent dans les cachots du donjon les plus riches bourgeois r innoceus ou coupables. Au commencement du ^tve siècle (1419)9 les Anglais, maîtres de Rouen , élevèrent une nouvelle forteresse , le Vieux- Palais, *daus l'emplacement de l'ancieu clos aux Galées. ~Tels furent les quatre châteaux , qui furent construits'pour servir de rempart à la royauté, et, selon, les circonstances > de boulevard ou de bride à là bourgeoisie1.

1 On. donnait souvent ce nom aux anciennes forteresses. Ainsi, Xouis XII ayant fait construire, en 1507, une citadelle pour contenir Gènes , l'appela la Bride de Gènes.

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