‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 217 sur 238 · CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME. 1583 - U · texte numérisé non relu

CHAPITRE TRENTE-DEUXIÈME. 1583 - U

« Hilaire, et, en présence des, maîtres maçons et « charpentiers , constater l'état des fortifications et « les brèches qui y ont été faites, afin de prendre les" « mesures convenables x. >-•

Dans ces circonstances critiques , le conseil des échevins avait adopté les résolutions les plus urgentes pour la sûreté de la ville. Mais il ne voulait pas accepter seul la responsabilité des graves évonemeus qui pouvaient survenir. Il décida qu'on convoquerait auie assemblée nombreuse, composée de gens trfégltse, des officiers et conseillers du roi , et enfin de notables bourgeois. Elle eut lieu le 28 décembre 1 407. On y voyait les abbés de Saint- Ouën et de Sainte -Catherine, le prieur de la Madelaine, le prieur de- Notre-Dame-du-Pré (Bonne- Nouvelle), le doyen du Chapitra-, -le grand-chantre de Notre-Dame, quatre chanoines, parmi lesquels on remarquait Jean Alépée, qui , plus tard, joua un rôle honorable dans le procès de la Pucelle"; quatre avocats en cour d'église , les gens du roi , vicomte, procureur et couseillers, y figuraient également; les avocats* pensionnaires de la ville, au nombre desquels se trouvait Jeau Segneut , qui fut dans la suite un des chefs du parti bourguignon à

1 Archives mu n ici p. , Reg. des délihér. , séance du 29 novembre 7 Voyez Hist. de Bprêen sous la Domination anglaise, p. 105.

9*0 COMMUNE DE SUUEX. Il- PAMIE.

Rouen % et enfin quarante notables bourgeois de chacun des métiers, complétaient rassemblée. U«t probable qu'elle approuva la marche suivie parles échevins , car nous les voyons adopter des mesura analogues dans les circonstances critiques qui k succédèrent rapidement.

En effet, Tannée suivante (j4o8) fut encore féconde en événement tragiques, te duc de Jourgogne, qui avait pris la fuite.- après;. tffMstfluutt de Inouïs d'Orléans , revint audactçusement iMn, fit prqnoncer une infâme apo^iêrdèxtttt&qrtref* le moine Jean Petit, et obtint dWiot iuseiûéuqe amnistie complète, et même des éloges pour m crime. I* parti opposé, à la tête duquel figuraient alors Isa beau de Bavière, reine de France, le dauphin son fils , Louis d'Anjou , roi titulaire des Deux-Siciles, et les ducs de Berry et de Bretagne, prit les armes, et marcha contre Paris. A l'approche de cette armée, le duc de Bourgogne abandonna la capitale, mais pour se fortifier dans ses domaines de Flandres, et en revenir bientôt menaçant* Ces mouvemens d'hommes d'armes répandaient la terreur dans les environs de la capitale. Les échevins de Rouen se hâtèrent de prendre les précautions nécessaires pour assurer la sécurité de cette

■ Hist. de Rouen sous la Domination anglaise, p. 33-

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