‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 31 sur 238 · CHAPITRE CINQUIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE CINQUIÈME

* Vous ne paiez ai, ne déposez la: somme de deux 01 mille livres tournois. — Nous, ne sommes pas

* venus ppur recevoir cet argent* répondirent 4es ** gens du comte; nul, parmi nous, n'a pouVoir.de- ** le faire. > Jacqudtde Croisset leur rappela alors la promesse de Louis de NevefSy et l'engagement: aoJerineLçKmtr^cèé sur tous ses biens et ceux de sa femme* Mais le «connétable de Flandres et les autres persistèrent, dans leur refus de recevoir l'argent, et se retirèrent. Jacques de Croisset resta encore, avec les deux notaires, jusqu'à l'heure où je coq Vie- feu sonna à la chapelle royale (Sainte-Chapelle ), où, les étoiles parurentau ciel , et où l'on ne put distinguer, à la lueur du jour, uji tournois d'un pari sis. Le procureur; dés bourgeois se, retira, alors, et fit dresser acte par les notairesrde tout ce qui s'était passé. , <

Cet acte est parvenu, jusqu'à nous;, conservé

dans les archives, dej'hotel de yi-llé ' . Nous en avons

conservé $ autant que ; possible , la forme naïve et

dramatique. C'est un spectacle étrange , en , effet ,

que celui d'ut* c4mte.de Flandres , d'un des douze

grands vassaux -<de la pourpnnef, ajourué par des

bourgeois enrichis, ) et obligé de chercher des

excuses, des délais, pour payer deuîx mille, tournois,

pendant que le ^procureur de la Commune montre

fièrement les sacs d'argent déposés ait change,

' Archives ntamcipdlc», tir. 9^ ; n° \\ ' ' ! ' »

78 COMMUNE DE fcOURN. H« PARtlR.

et ' 'peut di*e au > connétable de Flandre* : •■■ w «Les voici; je suis prêt à vous payer.» C*était *le commerce * qui avait élevé ces vilaine y ; jadis m humbles devant lès hauts barons. Aussi ténaientils surtout, à leurs franchises ctfttitnetiBiftleftiy et les Rmienrtais se viraient en po^sesiori' de*' libertés qu'ils recheflchdierit en Flandres parl'uwpossibilké où s'était trouvé te:€fc>mte de payer sa 'datte/ Oétmt1 du moins, céfcpie les Rouermais devaient croire, en s'en rapportant à' la charte de 1/mii -Ae'-ifitarer»; mars il y avait toujours, po«r les grands seigneurs; des ressources iniques ,♦ et i tropsdtvrpntj \d royauté se rendait coiftphee dé lew6 fratwk&i Enîcqtte circonstance, Philippe de Valois^ auq»eh<)jnî)poilTii4 si justement reprocher tes abim de son iadiai ois traction financière^ autorisa 'le r comte à^ïe payçn l«s bourgeois qu'à la SaiUKtear^Baptisfe ^ et iéur enleva te bénéfice- de l'efrgagem^tft contracté par Ïjou» de Never^ ï^Nbti'e -cousin, disait leroi après «voir « relaté les* condi tions ttitérieuitemeii t < Sjfcipalréetiy «t notre cousrn , le4' ■eciïtk&'t d# Ftendr^y Uousna a exposé que les rebellions qui- soffttà présent daa^ «ses domaines de Flandre^, et 1» mort récente de « son receveur de Retheloisy Font empêebe deVac* « quitter envers IesRouennai&à la Qnasioaoxào^ U « nous a prié de proroger le terme jusqu'à laSainJw « Jean-Baptiste. Nous r de notre plein pouvoir, et

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