CHAPITRE TREIZIÈME. lMS^itHfc
es Rouennais lui paieraient trdîs mille florins d'or. Pour que la ville pôt réunir cette somme, le Refit accorda l'établissement d'un impôt qu'on de* -^rait> prélever sur les denrées qui passeraient sous le pont de?Rotieav lies bourgeois ne firent pas attendre long-temps au sire du Vivier le rembourse* utent des trois mille florroid -or; nous avons encore, dass leé Archives imnaici pales, te quittance, en date du lyodtoboe t>35gxJ ;- ■« •:*'• « .-. »■.. ■.,
A: cette époque, la nécessité de lutter de concert contre les partisans du roi de> Navarre, qui inteiS ceptaient Iri navigatto» de la Seine et entravaient le ooittmerceide'Ronen^ attachait vivement les bourgeois -à» l'administration du régeat. Ilsien doitr oârentnpfasteursifeis des» preilvesen combattant Cbarles-k^Mauvais , et >ea {poursuivant lavée achat*» neméntftoiis ses parti sa ta. '(Cependant,, il paraît qu'urie conspiration tramée a Paris en faveur du roi de Navarre avait des ramifications parmi les Hmieamis. Un nommé Jean Pellerin, accusé de trahison , fut condamné et exécuté à Paris. Il avoua qu'il avait des complice^ $p TSTormandie i ,et spéàatanent à Rouen •• . Parmi ceux eur lesquels cette
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1 ArdiiYermfcàfclpfctes, **g;£ y f1 Ml, térté , t*>ult: ' « Xohannes Péîîcrîn qui nu pet fiiit justitiàtiis tanqûànt proàitor coron» et règni francise debuit confiteri quod aliqul de suis amicis Rothomagi commorantibùs erant bènfvoli (sic) dîctt
vague accusation fit planer des soupçons, se trouvait un chanoine nommé Roger de Septpoirs *. U fut arrêté, mais il panait que l'accusation ne put être prouvée , car nous le voyons reparaître dans la suite et siéger avec ses confrères dans les assemblées capitulaires \ ' :-m La masse de la population était -si éloignée de vouloir livrer la ville aux Navarraiff^qi/eUé leor faisait une guerre acharnée. Il fallait , en- effet, pour s'ouvrir un chemin jusqu'à Paris, vaincre lés bandes armées de Charles-Ie-MauvatsvSi les commua mentions furent rétablies entre les deux villes, on le dut à l'énergie des bourgeois de Rouen J comme l'atteste un écrivain Contemporain : * Sané l'intervention des Rouennais / qui éloignèrent les Navarrais de la Seine, dit ce chroniqueur, aucun vaisseau n'eût pu remonter ni descendre; le: fleuve de Rouen à Paris ou de Paris à Rouen 3. » Ainsi:, , • ■ ■■*■»■.
régis Navarre et maliVotf {sic) coron*) et regni Trancias, » Rcfc, capit.de 1341 à 1377, f° 71.
1 « Gentes domini Regentis ipsum ( Rogerum de Septempiris), acensabant seu suspectum habebànt qu6d maïft sit de parte- et bénevolds régis Mavarr* ae matevoios cortnarFrancic* * \bka9m*
» Registre capitul. de 1341 à 1377 , f° 81.
3 « NUI fuissent Rotbomagenses, qui eos per aquam Sequana) impedjebant, nullae naves propter eos de Paris. ius ad Rothomagum nec è converso transivissent. » Guill. Nangiac. cont., apud D'Achery, Spicileg., XI, 886.
CBAPITRE TREIZIÈME. 1558 — 1559. %Ù9
après de nombreuses vicissitudes, les bourgeois avaient reconnu que leur intérêt comme leur devoir leur conseillait de se séparer des factieux et d'unir étroitement leur cause à celle du Dauphin. Le dévouement, de la Commune de Rouen au parti de ce prince fut récompensé par les privilèges qu'il lui accorda. Les bourgeois obtinrent, en effet, à cette époque, un avantage décisif sur les officiers royaux, qui cherchaient toujours à entraver leur juridiction. Ils disputaient au Maire la juridiction delà foire du Pardon, ou foire S.-Romaiti , la plus importante de toutes celles qui avaient été accordées à Rouen. Ils prétendaient qu'eux seuls devaient connaître de tous les crimes et délits commis à la halle du Vieux-Marché. Us revendiquaient aussi la ju* ridiction sur certaines corporations, telles que celles des brasseurs et vendeurs de bière. Enfin le vicomte de l'eau contestait au Maire le droit de visiter les grains apportés par Seine. Une ordonnance, datée du mois de mars 1 359, décida toutes ces questions à l'avantage du Maire *. Elle déclarait qu'il aurait toute juridiction à la foire du Pardon, à l'exception des cas de meurtre, blessures graves et gages de bataille, et de toutes les contestations relatives aux
1 L'original existe aux Archives municipales, tir. 380, n° 3.— La charte a été publiée dans les Ordonnances des rois de France, 111, 320. Nous la donnons en entier un peu plus loin , nh . XV.
droits levés pour le roi. Au Maire appartenait aussi la connaissance de tous les délits et crimes commis à la halle du Vieux-Marché, sauf les délits qui concernaient les droits perçus pour le Roi. L'inspection sur les brasseurs et vendeurs de bière était attribuée à ce magistrat. Il était formellement défendu au vicomte de l'Eau d'empêcher le Maire dp visiter les grains apportés daus les navires, pour s'assurer s'ils n'étaient pas gâtés. Enfin, l'ordonnance confirmait lamuistie accordéeantérieuretuent aux Maire et hahitans de Roueh , moyemiaut une somme de 3,ooo florins qu'ils avaient payée.
C'était là une victoire importante pour la Commune Mais on pouvait craindre qu'on ne revînt un jour sur tant de concessions. En i359, on redoutait les bourgeois; on en avait besoin, on les flattait. Mais, lorsque le pouvoir aurait repris son autorité, voudrait-il sanctionner des privilège* arrachés par l'émeute? On devait praindre 1er eoar traire. Nous verrons, en effet, dans la suite* Itt* officiers royaux contester au Maire les droit* de juridiction que la charte de 1 359 lui accordait, et il faudra de nouvelles luttes pour en obtenir là confirmation.