‹ Histoire de Rouen pendant l'époque communale 1150-1382Chapitre 85 sur 238 · CHAPITRE XIV · texte numérisé non relu

CHAPITRE XIV

Retour ou rot Jean ; Koue nnato lioré 0 m otage, partie de la wiiron lu rot papée par la (Commune. 3eon confirme lee prt» otites arrorlrv atsr ftouennato. — (État llplorable le la Jranerbptè* U pahr lé ftrâignp. 6ranleo ttompagntft. 6uerre >ro ftouennato rontre «o bauleo arméeo. ârrrotoitment le la population rouenuatae oouo ee règne. tf itenoton le la oillr . — Orlonnanre le 1363. — itn 5e l'jÇiototre ettértcure le Rouen oouo le règne le 3ean.

Iohsqu'en i36o la paix deBréti- 'gny eut rendu la liberté au roi ^ Jean , la ville de Rouen donna de 'nouvelles preuves de son dévouement. 11 était stipulé dans le traité que dix-huit bonnes villes du royaume de France livreraient aux Anglais des otages , comme garantie de la rançon du prince et de l'exécution des conditions du traité *. La ville de Rouen fut une de celles

'Froissard, lhrife I* , tiétnièmfe pÊttie^ cfaàp. 145.

auxquelles on imposa cette condition. Deux anciens maires, Amaury Filleul et Jean Mustel, furent livrés aux Anglais. A une époque où les otages payaient quelquefois de leur tête la violation des traités , ce fut un cruel sacrifice imposé à la Commune de Rouen; et cependant ce ne fut pas le seul auquel elle se soumit en cette triste circonstance. On avait stipule pour la rançon de Jean le paiement de trois millions d'écus d'or, et il fallut pressurer le peuple pour lui arracher une somme qui eût été énprme en toute circonstance , mais qui paraissait bien plus lourde à payer après toutes les misères de ce règne. La ville de Rouen fut taxée, pour sa part, à vingt mille moutons d'or vieux ( environ 600,000 francs de monnaie moderne) *. Mais elle avait été tellement écrasée d'impôts sous ce règne, qu'on ne put trouver dans la cité la somme exigée. Qu'on se rappelle, en effet, les taxes pour les fortifications, les subsides votés pour la guerre, les trois mille florins d'or payés comme indemnité au sire du Vivier, les trois mille florins payés au dauphin après l'émeute de 1 358,chargesextraordinairesqui jTavaient pas dispensé la ville du fardeau ordinaire des rentes dues au roi, et de tous les frais d'une grande administration , et l'on se fera une idée du dénue-

1 Leblanc , Traite des Monnaies, règne de Jean .

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