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passion. À leur 1ère marchent F'AGTIE Poe :
HISTOIRE DE ROUSSILLON, one
Il ne convient pas d'ajouter, à cette hôte de nos | Line les vivants qui, dans le xx° siècle, honorent : leur petite patrie en même temps que la grande: une seule exception sera faite ici à cette règle; elle s'impose. La guerre déchaînée en 1914 est déjà entrée dans l’histoire. Or, elle a, dès la première | heure, fixé les yeux du monde entier sur le maréchal Joffre, originaire de Rivesaltes, ancien élève du Collège de Perpignan, devenu l’un des plus grands parmi les Catalans de tous les rate |
Enfin 1l ne serait pas juste de passer sous silence les efforts si méritoires de ceux qui se sont attachés à améliorer la culture locale et à constituer l’histoire du pays. Le labeur des uns et des autres représente, en effet, une forme non pps du génie roussillonnais. |
En décembre 1533 fut fondée la Société philomatique des Pyrénées-Orientales, devenue, en 1839, Soctété des Pyrénées-Orientales, So Belles- Leitres, Arts industriels et agricoles, et, en 1843, Société agricole, scientifique et littéraire des Pyrénées-Orientales. À côté des travaux économi- . ques, des statistiques, des concours destinés à : encourager l'amélioration des cultures et de l’éle- . vage, le Bulletin de cette Société a donné aux histo-
riens locaux une large hospitalité, grâce à laquelle :
ils ont pu publier de nombreux et parfois de volumineux travaux. "heu
Le mouvement romantique avait donné chez nous le branle aux études locales. A partir de 1832, on voit une pléiade de bons esprits sy attacher avec
à LE DÉPARTEMENT DES PYRÉNÉES-ORIENTALES. 261
| Campagne. les frères Renard de Saint-Malo (Jacques et Jean-Baptiste). C’est là véritablement la première | génération de nos érudits. Ils fondent même un journal où se déverse le trop-plein de leurs trou-. . vailles, c’est le Publicateur des Pyrénées-Orienta- . Les, qui paraît de 1832 à 1837. Cependant, ce ne fut . pasun Roussillonnais qui publia la première grande . Histoire dé Roussillon : ce fut le Toulonnais Henry, ilest vrai, bibliothécaire de la ville de Perpignan. Son | ouvrage en deux volumes parut en 1835. Un nouvel . essai de synthèse vint, en 1857, permettre de mesurer le chemin parcouru, He du Roussillon . de Gazanyola. Depuis, ceux qui ont contribué à com- | pléter nos connaissances d'histoire locale sont légion. VAT heure actuelle, une Société récemment constituée, . qui a pour organe la revue Auscino et qui n'est, à . vrai dire, qu'une filiale de la Société agricole, te che à l’histoire, à l'archéologie et à la linguistique, tandis qu’une autre société un peu plus ancienne, la . Société d’études catalanes, exerce plus particuliè- . rement son activité dans le domaine de la littérature . proprement dite et du Folk-lore. Une revue plus . récente encore, Montanyes Regalades, soutient la cause du na une local. Ainsi se manifeste, - dans des directions diverses, la pieuse curiosité des 1 Roussillonnais pour ce qui subsiste de leur passé et pour ce qui peut en être ressuscité.
Ilne convient pas ici, même en cette matière, de louer les vivants; mais, parmi les morts, aux | noms qui ont été déjà cités un peu plus haut, il 1 faut en ajouter un qu'on ne saurait oublier sans | une véritable ingratitude, celui de ce bénédictin laïque que fut l’archiviste Julien-Bernard Alart.
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