LIVRE TROISIÈME
différentes servitudes féodales, péages, travers, pontenages'; il accordait aux moinesla liberté de passer gratuitement, par terre et par eau, dans tous les endroits de sa dominalion'. II mande en 1233 aux officiers de Compiègne, de Senlis, deBeaumonl et de Pont-Sainle-Maxencc, de veiller à la conservation des droits de l'abbaye de Royaumont' : en 1244, il donne à l'abbaye cent livres tournois de rente pour les outils et objets nécessaires à la maison *, par un acte que revisa Guillaume, évêque de Paris' ; en 1247, il faisait donation de différentes mesures de blé et d'avoine à prendre à Senlis, à Compiègne et autres lieux'; et il ajpulait en 1258 différentes sauvegardes nouvelles \ Marguerite, comtesse de llainaut et de Flandre, grossit par des exemptions les privilèges de l'abbaje en l'année 1247. Les religieui acquièrent, en 1249, un muid de blé que la maladrerie de Luzarche prenait annuellement sur le moulin de l'abbaye'. On amorlit, en juin 1263, les possessions acquises jusqu'à ce jour' ; et, l'année suivante, l'amortissement fut appliqué également à 60 arpents que Roynumont oblint dans la forêt de llalale ". Il en devait élre de même après le régne de saint Louis, dans lesannées 1294, 12^5,1504, 1374, 1575, pourdiiférenis immeubles, maisons et terres acquises par l'abbaye".
C'est ainsi que Pbilippe le Long Ql, en janvier1317, aux
gnumRabcrtibulicularii S. Itni-llioliiniei, cniiinrarii.S.Uatlini, cnnsLabubrii. Dotaiicsnte cancellario. [licnif-J ili-a urdonnanee», t. XII, |).350.— Citù pi' H. Dooei d'Arcq.)
^ Cartulairt de Royaamonl . p. 1i,
*lbid.. p. 31.
»/ft(d., p. 18.
'Wtrf.. p. 18.
* Ibiâ, p. 21.
'/Sirf., p. 32.
* Abrigéiltt Cartutaire, par CaignîêiTï, p. l*ri, '"Capie moderne du Cartiilairc, par Gaigniit "ItHd.
S03 HISTOIRE DE ROYADNOKT.
religieux de Royaumont la concession de 14 muids de blé à 6onesse^ Une transaction eut lieu en 1530 avec les religieux bénédictins de Pabbaye de Saint-Denis en France, qui cédaient et abandonnaient à MM. de Royaumont les biens, domaines et revenus que lesdits MM. de Saint -Denis possédaient à Asnières et aux eoTÎrons, moyennant quatre-vingts livres de rente foncière envers ladite abbaye de Saint-Denis. Cette transaction portait sur des droits annuels dans les vendanges et les pressoirs d* Asnières, et dans les moulins de Cuimout, droits que Matthieu, comte de Beaumont, avait cédés en 1190, do consentement de la comtesse Éléonore sa femme*.
Mais le signal d'un nouvel ébranlement militaire pour le fondateur de Royaumont allait partir d'une ville voisine. Pontoise allait appeler Louis sous les armes.
* Copie moderne du Cartulaire, p. 145.
* Cartulaire de Royaumont, t. I*% p. 121.
KT LOUIS, noi ns kkance