‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 135 sur 288 · LIVRE QUATRIÈME. i · texte numérisé non relu

LIVRE QUATRIÈME. i

dans leur église, il revint dans sa maism^ sans doute voisine du palais de saint Louis ; il ne dit pas dans sa cellule ou dans sa chambre *. » VHistoire littéraire de la France ne soutenait ici qu'une simple opinion et une hypothèse qu'elle n'appuie pas de fortes raisons. On ne peut amoindrir, sans de solides arguments, l'autorité de Fleury et celle d'Oudin et de Touron, plutôt favorables au séjour permanent ou prolongé de Vincent de Beauvais à Royaumont, en qualité de professeur de théologie. Vainement une question de délicatesse de la part de saint Louis est soulevée, 4e pieux monarque n'aurait pu assurément imposer à Royaumont un professeur qui aurait déplu à Tabbaye; mais il faut se placer à un auti*e point de vue. Saint Louis ayant attaché un savant à sa personne, pourquoi l'abbaye fondée par lui n'aurait-elle pas adopté avec empressement la seule expression d'un désir de la part du saint roi ? Le prestige scientifique, Tauréole de célébrité naissante qui entourait le nom de Vincent de Beauvais, ne pouvaient être désagréables aux cisterciens. VHistoire littéraire était si peu sûre de son opinion, qu'elle a pris soin d'annuler elle-même l'argument négatif qu'elle tirait de VÊpttre consolatoire de Vincent de Beauvais et du silence que le dominicain y garde sur sa relation avec les moines de l'abbaye. VHistoire littéraire cite elle-même un passage d'un autre ouvrage de Vincent, dans lequel l'illustre dominicain désigne expressément, comme sa demeure, le monastère même de Royaumont : « Olim dum in monasterio Regalis-Montis moram facerem*^ ad exercendum lectoris offieium. »

* HUtaire litiéraire, t. XVHI, p. 455,454.

> Prolog.de Institut. morali.—V iMtUutùmou instruction morale duprince, est le sujet d*un iraité qui se conserve manuscrit en Angleterre (Calai, rass. Angl., t. !•'. part. II, n. 571 ; part. III. n. 1375 ; t. H, part. I, n. 25), et dans lequel Vincent a consigné quelques-uns des détails de sa vie. Il y parle du séjour qu'il a fait autrefois, oHm, à Royaumont ; ce qui montre qu'il ne composa cet opuscule qu'après 12G0. — Une copie de cet ouvrage

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Personne ne conteste que Vincent de Beaavais n'ait en pour principal emploi à Royaumont celui de ieeUur it roi, emploi qui embrassait alors plus de fonctions qu'il ne semble en indiquer. « Le lecteur devait expliquer les textes, dit VBiiloire litléraire elle-même, dévelo]^r l'instruction qu'ils pouvaient renfermer, répondre aux questions que ses auditeurs lui adressaient sur les faits et sur les docb'ines, sur les sciences sacrées et profanes. • ïincent s'attribue expressément cette qualité de lecteur el s'en glorifie. Vincent de Beauvais était inspecteur de; études des enfants de Louis IX, titre que lui reconnaH Fleury; mais c'est seulement sous cette forme qu'il prenait part à l'éducation des princes, et son professoral de théologie à Royaumont cûl èlé en effet incompaliltV avec une participation quolidicnne et totale à l'éducatiiKi des princes. Commt-nt aurait-il pu concilier l'enseignement scolastiquc et claustral avec les occupations absorbantes d'une éducalinn privée et princière'i Lorsque de* auteurs modernes, du Bouby et Oudin, le fortt iiuiilulr'iir. tnystagogus de la famille royule, précepteur des enfunl^ de France, ce n'est qu'à litre d'inspecteur des études; car Vincent de Beauvais nous apprend lui-même que le enfants de France avaient des maîtres, didtucalos, au nombre desquels il ne se compte point. Il désigne couriK le précepteur, eruilitov, du prince aine, le clere Simon, dont il fait l'éloge, el qui remit à la reine MargueriK l'ouvrage composé par Vincent sur l'éducation littùrair' des princes. Vincent de Beauvais entra à Royaumont psr la raison qu'il avait la qualité d'ultaché à la maison roj^K domesticits famiUaris, comme le nommait Salanhac d Bernard Guidonis. Le roi et la famille royale assistaient ^ ses prédicalions. La reine Marguerite, le prince Philippe cl Thibaut, roi de Navarre, l'excilaicnl à composer Je-

fut eoTOiée d'Anglelerre par le i'. U" Ouien li son confrère Kdwnl.ç"'''

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