LIVRE QUATRIÈME
à terre les nobles paroles de sa mère, ces paroles célèbres : a Beau fils, je vous aime beaucoup; cependant j'aimerais a mieux vous voir mort que de vous savoir coupable devant « Dieu d'un péché mortel. » Là écoutait celui qui disait un jour au bon sénéchal de Joinville : « Gardez-vous de faire a ou de dire à votre escient nulle chose dont, si tout le a monde le savait, vous ne puissiez faire Taveu et dire : a j'ai fait ceci, j'ai dit cela. »
Mais l'on va raconter dans le livre suivant les derniers rapports de saint Louis avec Tabbaye de Royaumont. Pour ce qui concerne la mission scientifique de l'abbaye, elle était suffisamment établie dès Tannée 1260. On reste encore confondu de la grande œuvre intellectuelle de Vincent de Beauvais; mais on ne la regarde plus comme impossible, du moment que la collaboration de la grande compagnie de Royaumont lui était acquise.
'J6 illSTOlRE DE ROYAUMONT.
•précédent abbé, Mgr Matthieu de Longuejoue avait laissé cet hôtel tomber dans un état de dégradation considérable, Tabbé de Fayolles en appela contre les héritiers de Mgr de Longuejoue, au Chàtelet de Paris. Cette cour rendit, le 1*' février 1559, une sentence qui nommait maçons et charpentiers pour visiter les réparations à faire à VHôtel de Royaumont^ à Paris ^ C'est que cet hôtel avait déjà donné dans les temps antérieurs de perpétuels embarras. Un arrêt du parlement du 17 avril 1451, portait main-levée à frère Jean deMerré, abbé deRoyaumont, de la saisie qui avait été faite en vertu d'un arrêt du 5 juillet 1450, des clefs, lettres et biens de VHôtel de Royaumont, sis à Paris. Charles VIII, roi de France, avait donné des lettres patentes, en décembre 1491, aux abbé et religieux deRoyaumont, contre ceux qui voulaient se saisir de leur maison; sise à Paris, rue Raoul>Ruissole, en obligeant les locataires à leur payer le loyer et à vider ladite maison. Enfin, il y avait une sentence du Chàtelet de Paris, du 23 novembre 1557, faisant main-levée aux abbé et religieux de Royaumont, de la saisie, par les gens du roi, du Chàtelet de Paris, sur l'hôtel de Royaumont*. Les affaires financières semblaient se multiplier sur tous les points; et, lorsque le vassal n'avait pas payé exactement les droits féodaux ou qu'il n'avait point rendu foi et hommage au temps prescrit et avec les devoirs, redevances et cérémonies usitées, le seigneur mettait la main sur les biens du vassal ; et quand il avait tout confisque, on disait qu'il avait mé de saisie ou de nann-mise. On avait main-levée, lorsque était levé Tempéchement résultant d'une saisie-arrét. Messire Barnabe de Fayolles mis en demeure, en 1563, par le vieux droit, de satisfaire à la justice, obtient la main-levée de la saisie faite a la re«
* Inventaire de ta mnnu conventuelle de 1705.