‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 188 sur 288 · LIVRE SIXIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE SIXIÈME

Royaumont sous la première branche des Ysloi» (9* des Capétiens). — Comment se rccriiUienl les moines de Roj'sumoni au qiiaioniimc si^le. — Aurait spécial eiercë par le souvenir de saint Louis. — Les portraits de ce roi. — A quoi s'engageait tout moine de Rojaumont, — La loi du silence absolu dans te monastère. — Afsiduitô de l'abbé de Rojauuiont i se rendre au chapitre général tenu annuellement i Citeaui. — La Titite (lu monasI6re de Royaunionl , Taite tous les ans par l'obbé de Clleaiix ou son déléRiié. — Dom Radulphe. abbé de Royaumont, ajiprécié de Philippe le Bel. — Le décès et les funéraillca d'un moine. — Sa pbce con- .scrrée au réfectoire, et sa portion donnée k un pauvre pendant un mois. — ^ot■sie des sépultures monastiques.— Liste desabbés de Ro]aumnnt décédés depuis l'origine jusqu'au milieu du quatonième siècle. — Les prélats, les rois, les princes en dévotion !i Royaumont, y Tont dire des Jncsees. — Nécessité qu'un pape régl&t la destination des otrratides laissées sur l'autel de Royaumont par les visiteurs royaux. — Ilobert I¥ de Vemeuil, allé de Royaumont, dés l'an 1321, reçoit la bénédiction abbatiale de Jean de Uarigny. èvèque de Beau^ais, — voit les commencements de In guerre de Cent ans entre I* France et l'Angleterre. — Nécessité , avant k's désastres de 1 jiO. de raconter ce qu était une Journée à Royaumont, au commencement du quatorzième siècle. — Division de la journée des moines. — L'heure du lever, — la prière canoniale, — la lecture, — le travail agricole, — les repas, — l'abstinence perpétuelle de viande et ses rapports avec l'économie rurale. — Le mandelum ou mandé du samcJi.'—L.a thérapeutique de Itoyaumont. — Les moines saignés quatre fois par an. — Dora GuiRaiime II, révérend père abbé de Royaumont. — Guill.iumc-Bcrtrand de Uriiiuebecq, éiéque deDeauvais. — SavisilcàHojntjmonl en 15j1. — Allocution qu'il adresse aux moines. — Écho qui' le patriotisme avait dans les moitasiéres. — Plusieurs autels consacras à Itoyaumont par Bertrand de Briquebecq.

Sous les rois ties premières années du quatorzièuiiï îèclc qui se succédèrent si rapidement sur le tnVic, ;oyauinunt l'ut prospère. La régularité y élait llorissanic;

la vie y abondait. Philippe le Bel, Louis le Hutin, lippe le Long et Charles le Bel ne faisaient que traverser une existence éphémère, mais labbaye rojale de Noire- Dame de Rovaumont recevait de nouveaux accroisseraenis et continuait, dans la contrée, son rôle édifiant et civilisateur. Royaumont demandait à continuer et à durer, et il parut, dès l'origine, constitué pour durer longuement. Tandis que Louis X, Philippe V et Charles IV laissaient, chacun à leur mort S un grand problème dttal> la question de succession au trône, soit parce qu^on allen dait encore de la reine qu'elle mit au monde un héritier, soit parce que la première branche des Capétiens s'éteignait dans la personne de Charles IV mort saijs enfants mâles, notre abbaye bernardine montrait pendant ce temps l'essor et Tefllorescence de la jeunesse. On venait, par masses, se présenter pour être admis à la vie du cloitre. Les postulants avaient un lieu, à Royaumont, où ils atlendaienl le moment d'entrer au chapitre, afin d'exposer leui demande en présence de la communauté; ainsi le prescrivaient les us de Tordre. « Quiconque veut se faire moine doit, quatre jours après avoir fait connaître son désir, (*;tre amené au chapitre*. » Là, prosterné tout de sonloni: devant le pupitre, il était interrogé par Tabbé sur ce qu il demandait. « La miséricorde de Dieu et celle de Tordre, • répondait-il. Alors seulement il se levait au nom du Seigneur et sur Tin jonction de Tabbé; il écoutait Teiposition qui lui était faite de Taustérité et des observances qu'il voulait embrasser; et s'il promettait d'en ganler

* A la mort de Louis le Hutin, la reine sa Temine était enccinU:. r<'-> ^• temps après, ne voyant que des orphelines en bas &ge, Philippe le l>i-^ prir le titre de roi. — Charles le Bel n'eut pas non plus de postériiè aa^culine; ne laissant pas d'onhint mule, la première branche des Cjp«t:-^' périssait en sa personne. — A sa mort, Philippe VI. dit de Valois, ne^*^* Philippe le Bel, fut proclamé roi, maison vit s'élever les préreotians. «1)>* mlcurs appuyées, d'Edouard 111, petit-llls de Philippe le Bel par h*U\\ -' èr e.

*(Js ant., cap. en; Nomaslic ^ p 318.

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