‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 206 sur 288 · LIVRE TREIZIÈHK, 34il · texte numérisé non relu

LIVRE TREIZIÈHK, 34il

quemmcnt lu prince de Loiraine, grandeinent allaché à eu charmant séjour ; il travaillait de toute façon à en embellir la résidence. La fierté des Lorraine, qui avait fait i-levur le brillant mausolée en l'honneur du grand capilainedu dix-sept îéme siècle, réclamait un complément. Son Allesse Mgr François-Armand eut l'idée de faire constmire et orner, dans l'église de l'abbaye, une chapelle à son goùl, celle-là même oîi reposaient les restes de son grandpère, le comte d'ilarcourl. L'abbé de LorrTiine, en grand seigneur qui aimait les arts et s'occupait d'architecture, voyait Louis de Cotte, un des arcliileclcs distingués de l'époque, de l'académie française d'archilecture. un de ceux qui tentaient avec Oppenord, Meissonnier, la rénovation de "l'art*, et dont le père, Robert de Colle, élève de Mansart, avait achevé la chapelle de Versailles et faitli colonnade ionique du grand Triunon. Puisque le mausolée du comte d'IIarcourt embellissait l'église de Hoyaumont, pourquoi la chapelle où il était placé n'aurail-elle pas une ornementation assortie an mausolée et digne des Lorraine? D'après ses ordres, de Cotle conslruisil une riche chapelle, qu'on appella la ehaiielle des d'Harcourt, à Iloyauinont; elle était dans le goilt de la On du règne de I<ouis XIV ; deux colonnes en marbre vert soutenaient un fronton triangulaire incrusté de marbre rouge. Au centre du fronton, de Cotle avait mis les armes de Lorraine ; par< dessus s'élevait la croix '. •

' Eli ouvrant le recueil des hommes snrlis de la RégËnce, Oppennrd, Heissonier, de Cotle. etc., on voit qu'ils eniKtirent, lenlËreot une grande cliose : féeoHiUr l'art par la nature, marier avec chantie les rormcs si diverses de la v^);t;tation et Je la rie marine, (/.OMif ^K, par Iliclielcl, p-^^G.)

* On voit trois dessins coloriés de cette chapelle, aux estampes de la biblioUiéque Richelieu, portant les ntiméros S7K, 57S, 5S0. Ces trois dessins Jie varient que par le sommet du fronton : l'arcliitecte avait présenté un plan de Tronton triangulaire et un autre de Tarme demi-circulaire ; l'autre variante est dans les urnes, placées au sommet des deux colonnes qui supportent le [ronlon ; la forme de» urnes varie. Au bas du dessin, coté 580. on lit, écrits û la main, ces mots ; Parafi auàetir du mereM, de eejour- (fltiù, ti juin 1705, L-.D.

qu'il donnait partout ailleurs à cette époque. 11 est Irkprobable que le drainage, qui est aujourd'hui, en France, une importation de l'étranger, et qui était pratiqué, au moyen âge, par les moines de Clairvaux*, Tétait égale ment par les moines de Royaumont, comme étant du mèioe ordre cistercien. Oii devait y connaître, comme à Clairvaux, les avantages que peut présenter raccUmatalion des races étrangères de bestiaux et y faire des essais. Comme l'engrais est le premier élément de la bonne culture, Royaumont nourrissait des troupeaux assez non breux*.

L'heure du repas élait vers midi. Les religieux se rèii nissaient dans le splendide réfectoire gothique de Royji mont. Ordinairement, le P. abbé, ou à sa place le prieur se rendait à une table plus élevée, appuyée au fond ào . salle; un grand a*ucifix était au-dessus de sa tête et ^ dessinait en noir sur la blancheur du mur. Les reVigio!: arrivaient et se tenaient debout sur de grandes lignes. 1 prieur, s'arrétant devant son siège, sonnait la clochi* la sonnait assez longtemps pour que l'on pût réciter Miserere en son entier. Quand on avait fini, on disait Benedidte; le prieur donnait la bénédiction, et on sen^ tait à table. Qu'on pense qu'à midi, tous les moines étJi levés depuis deux heures du matin, et que c'était leur:* mier repas'; et cependant tous attendent, sans la;

* M. d'Arbois de Jubain ville cite la découverte de nombreux Xxxw-' ces drains primitiCs trouvés à Clairvaux; M. Lucas, directeur de h .: centrale de Clairvaux, les a signalés. La découverte a été amener ti. travaux faits k la ferme-école de la Bretonnière.

* Jl fallait que l'abbaye de Royaumont eût de nombreux troupeaux, rnous voyons, d'après le Cartuiaire de Royaumoni (aux inuiQ5c-nL<> impér.), qu'en 1324, les officiers du comte de Qerroout avaient pii \' aux religieux de Royaumont quûratOe mautûHt comme une prise s: * portance. Toutefois, le parlement rendit un arrêt contre ces oI£cie:>

> Une collation ou déjeuner, appelé mixtum, était permis, par nr. le matin, à ceux qui ne pouvaient aUendre l'heure du dîner, aot gens, aux convers, aux moines chargés d'un travail cxlram>titu mixtum cessait en carême; il consistait dans un peu de paia et 4t

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