‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 207 sur 288 · LIVRE Sl\iÈAl · texte numérisé non relu

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légère marque d^empressemcnt, le signal qui devait leur cire donné'. Le diner ne commençait que lorsque le P. abbé ou le prieur en avait marqué le moment en découvrant le pain placé devant lui ou en frappant sur la table ; il se faisait une lecture pendant le repas, et on n^cnten- (lait d'autre bruit que cette lecture faite par un religieux ; on ne pouvait manger que la lecture ne fût commencée. L'abbé ou le prieur donnait le signal de la fin de la lecture, par conséquent du repas, puis il sonnait la cloche ; les moines se levaient et sortaient deux à deux, en chaulant le Miserere pour se rendre à Téglise, où se disaient ies grâces*.

Dés la fondation de Royaumont, comme dans le siècle

qui avait précédé, on était fidèle à la régie de saint Benoit,

interdisant Tusage de la viande à tous les religieux qui

n'étaient pas malades'; même les légumes accommodés

au gras étaient défendus à l'origine \ Au quatorzième

siècle, on commença à se modifier à cet égard ; mais ce ne

Jut pas encore pendant le gouvernement de Robert de

Verneuil que Tusage de la viande, plusieui*s jours de la

semaine j s'introduisit à Royaumont. Ce n'est qu'en 1493

que le droit de manger de la viande les dimanche, mardi

et jeudi, sauf le temps de l'Âvent, la Septuagésime, le

Carôme et les Rogations, fut reconnu officiellement a tout

l'ordre par les Articles de Paris*. La règle permettait

C(» prenait vers huit ou neuf heures. (Begul. S. Benedict., cap. xxxv et xxxviii. — Us. Ord, eut., cap. lxmii, ap. Nom. Chterc, p. 174.)

* Depuis Pâques jusqu'à la roi-scplembre, les religieux faisaient un second repas, sur le soir, excepté aux jeûnes d'été, etc. * Usas Ord. CUt.j c. i.xxvi, ap. Nom. CUL, 179-181. ' Reguia S. Benedicti, cap. xxxvi et xxxix. — Les règles sur la dislinction du grrns et du maigre ne semblent pas avoir été, du temps de scint Benoit, U>s mêmes qu'aujourd'hui; il ne défend que la chair des quadrupèdes. On f*cst demandé s'il permettait celle des oiseaux. V. Grég. Turn., Hisl. yanc.^ lil>. V, apud Bouquet, II, 244; et Augustin Tliierry, UéciU m&oingien^, ^ éd., t. II, p. 70.

^ i-^a:ordium cotnobiiCUt., cap. xv; Inslituta Cap, gêner., cap. xxiv, apud iom.Ctsf., p. 254.

> Ariicitii ParUienses, 1Y, ap. Nom. CUi., p. 679.

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l'huile, le poisson, le fromage, le beurre, les légumes, k lait, même les gâteaux ^ L'usage du beurre, du fromage et des œufs élait autorisé tous les jours où Ton n èlailps^ réduit à la nourriture quadragésimale, c'est-à-dire pendant toute Tannée, excepté TAvent et le Carême oa la veille de quelques fêtes, le lundi et le mardi gras el b qualre-temps de septembre. La nourriture, pendant le carême, consistait en légumes et en poisson. C'est seulement en 1350 que Tautorisation fut donnée de manger. pendant rAvent,du laitage à défaut de poisson*. Nilanfide saint Benoit ni les statuts de saint Bernard n'avaient d* fendu l'usage du vin ; les cisterciens de Royaumonl ta usaient au quatorzième siècle, mais avec modération ;i était de principe que Ton ne devait en boire que p^r nécessité'.

D'après les règlements cisterciens, il y avait deux re|t'^ par jour. De Pâques à la Pentecôte, on dinait à midi^ l'on soupait au coucher du soleil. De la Pentecôte au T' septembre, l'ordre était le môme, sauf les mercredi ' vendredi, où l'heure du dîner était reculée jusqu'à tr>> heures, à moins que la fatigue causée par le travail d^* champs n'y mit obstacle. Du 13 septembre au caréip l'heure du diner était ioujours trois heures. Quand • dînait à trois heures, le souper élait supprimé, £ncarOii'> il n'y avait aussi qu'un repas; il se faisait au coucher soleil*. On ne brillait pas, à Royaumont, par la quani des plats : on ne pouvait servir que deux plats cuits f jour, un par repas, quand il y avait deux repas. A lî' du treizième siècle, un plat et l'usage du vin furent | mis tous les vendredis de carême, excepté le venu saint*. Jusque là, tons les vendredis de carôme, le j-

> Slat.Cap. gêner., 1157, apud Martène, Anecd, IV, li48. ' '* Uàelius novel. deftn., Ord. Cist., disL XIII, cap. i, ap. Nom, Cùt.,\ ^ V. tita S. Bemardif lib. Uh auct. Gaufrido, cap. i, apud MituM * Usus Ord. Cist., cap. lxxxiv, ap. Kom. Cisi., p. 187. « Uàellus ant. de fin., Ord. Cist.. dist. XUl, cap. i, ap. Nom. €c«t> ]

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