partie II, cliap. lxsiv
* Annuaire du départ, de VOùfe.—Hisi. du dioc. de Deauv., par Delettre t. II, p. 418.
446 UlSTOm£ DE ROYAUMO>T.
les châteaux forls, et d*y préparer leurs moyens de ré^btance. Les églises servaient de citadelles aux villages qui ne pouvaient trouver d'autre asile, et c'était sur elles que les soldats déchargeaient toute leur fureur. Les habitant de Saint-Leu-d'Esserent ne sauvèrent leur église remarquable de la destruction, qu*au prix d^une forte catUrikf ton qu'ils payèrent à l'ennemi*. Le tour de Royaumonl arriva.
On se plail à chercher à quel moment les bandes armées se présentèrent à Royaumont pour intimider les religieux et leur extorquer des contributions ; et il n &t pas improbable que ce fut aux époques où les rooinf> moissonnaient à la bateleurs récoltes menacées. C'est uii doux speclacle de considérer cette scène calme, anint* .' et intéressante de la moisson, la veille ou le jour mèn.( qu'on allait signifier aux religieux le pillage de leur ni*> nastère. La fantaisie n'est pas de mise en ce moment \\ l'histoire; on ne fait pas une supposition gratuite p(n;r jouir du piquant contraste entre les paisibles travaux Archamps et les horreurs du fléau de la guerre. Les Cki niques de France mentionnent «le commencement d^aoïr. le 3 août, ainsi que la fin de juillet, comme époques iU-> mouvements des bandes navarraises de Creil ' ; » et cV bien vers cette époque qu'on a coutume de inoissonn " les gucrets où l'on a semé avecsueur et fatigue. La pbi entre lloyaumont et Asnières est pleine de richesses ' appelle la main pour les cueillir; les gerbes succombt^ sous les épis multiples et dorés. Le jour de la moisson, * n'entendait pas la messe, tel était l'usage des bema^dii^
' Le château fort de Saiiit-Leu fut surpris en 1359, et pUlé par les Ai^ et NaTBrrais de la garnison de Creil, d'où ils rayonnaient dans tiwjl Ir \ Une partie des habitants fut luée, et le reste s'enfuit pour éviter U i^ l^s religieux de Saint-Lcu furcnt pris, obligés de payer rançuiif sxm^ f de voir brûler réalise et le couvent. Ils firent acte de soumUskn fot^ l'ennemi. (Ann. du départ, de l'Oise.)
* Chroniques de Froitsart, liv. I*', !!• part., cli. liiiv