‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 257 sur 288 · I.IVRK IIUITIËUK · texte numérisé non relu

I.IVRK IIUITIËUK

lipur aux provinces qu'ils IravcrsaienM «Les pauvres laboureurs qui avaient recueilli leurs grnins, dit un histo> rien du temps , n'en avaient que la paille ; s'ils en parlaient, ils étaient balltis ou tués. Les viviers étaient mis Il sec, les maisons abattues pour faire du feu. Les Anglais qui ravageaient la France, n'y potivaient faire plus de mal que les soldats français y en Taisaient. » ' Cela était vrai pour les abbayes, <;omme pour les habitants des campagnes en général. Au milieu de quelles transes se faisait donc l'élection de 1 418! Sil'on se borne à Senlis, puisqueRoyaumont élail du ressort de ce bailliage, celle cité n'élait-clte pas le (rislc objet de dispute entre les Bourguignons cl les Armagnacs, qui traversaient sans cesse le pays de Dnyaumont comme des vagues, tantôt ascendantes, (antAI descendantes? Rn 1412, les d'Orléans reprenait Sentis. En 1413 et 1414, c'étaient au contraire tes Bourguignons qui ne manquaient pas de ravager le pays ; puis, après, reparaissait le roi Charles VI, qui rentrait dans Senlis, dont il faisait son quartier général. Et lorsque le nord s*apaisait, l'orage édalait au sud ou a l'ouest de Itoynuinont; le tbéfitrc de la guerre civile était transporté ou à l'nntoiseou à Iteaumont. En 1417 et 1418, on avait vu des horreurs à Paris ; d'infûmes cruautés furent commises en même temps entre Paris et Senlis, parce qu'on s'éiail attendu au pillage de la ville des Sylvancctes, quand riiarics VI en faisait le siège; « vrai fut que les anciens (Irsdits gens d'armes furent plains de si grande cruauté et tyrannie, qu'ils rôtirent hommes et enfants au feu, quand ils ne pouvaient pa.^ payer leur rançon » * Deux années rmparavant, le terrorisme avait éclaté par l'ouest, ]i;ir lîr'auiiiont-sur-Oise; ee qui est avéré, c'est qu'en HIO, lis rtoiirguignons s'emparèrent du chùtcau de Braiiiiionl,

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d'après un passage des registres du Parlement. «Duieiuïi 15 août 1416, — ce jour, ne fut point plaidoyé, pouriv

que les Bourguignons pillèrent elrobèrent le plat pay>.

puis la porte Saint-Denis jusques à Dompmartin elBeaimont-sur-Oise ; et se relrahirent comme Ton dict, auilii Peaumont, etprindrentle cliastel et tuèrent grand noaihrr d'hommes et d& femmes, et puis s'en allèrent par le ponl . ^ Mais la grande anxiété venait du côté* des prétentions arglaises. Depuis Tannée 1415, le roi d'Angleterre, Henri \, prenait le territoire de France comme un terrain de ixnœuvres militaires où il venait s'exercer à nous vain»^' Quand on procéda à Télection du nouvel abbé de Y\oy mont en 1418, et que le président de celte assemlî d'électeurs leur adressa un allocution sur les néce^>u des temps présents, il n'était pas possible d'écarler 1 inru^ des récentes victoires des Anglais. Le cœur de la Frr: saignait encore ; Henri V avait débarqué à Harfleur. ' 1415; il avait gagné, grâce à notre indiscipline, la * meuse bataille d'Azincourt ; de plus, nous avions p: en 1417 la ville de Caen, une des clefs de la Norman Comment oublier que Henri V exécutait inébranlableui et méthodiquement son programme réfléchi de con-r progressive de la France entière, et que sa manière de : • céder trahissait Timpertinence hautaine d'un persoi*" n'ayant rien à redouter, attendu que les ducs de Breî.*'. d'Anjou et de Bourgogne avaient signé avec lui des tr de neutralité? N'était-ce pas la connaissance de 1 bouleversé de la France, qui avait stimulé rhum guerrière de Henri V, une année après son avénemt^' trône (10 juillet 1414)? Depuis les grands pillai:«^> siècle précédent, il savait qu'une guerre avec les Fr.:: était populaire en Angleterre, et il avait pensé dès l revendiquer inopinément la couronne de France el ^-

« Fëlibien, Hisi. de Parii, pr. t. UI, 562.

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