LIVRE QUINZIÈME
Mcrsch l'amélioration des routes, il contribua lui-même pour une somme importante à Pachèvement du pavé de Yiarmes, aux confins du département de Seine-et-Oise.
Mais les qualités personnelles et la situation de famille de Joseph Vander Mersch devaient aussi le mettre en rapport avec les classes aristocratiques et les classes moyennes. Le nouveau châtelain de Royaumonl eut un rayonnement dans toute la contrée. C'est lui qui le premier rendit habitable le palais florentin que Tabbé de Ballivières vit achever sans l'occuper. C'est que ce pavillon abbatial devint, dans les premiers temps de la restauration, un centre d'élégance. Madame Vander Mersch, d'une grande distinction physique, y trônait avec sa pompe et sa fierté anglaise ; elle était secondée par cinq demoiselles dont la sociabilité et le remarquable esprit tirent de cette époque une brillante période de Royaumontt La famille Vander Mersch fut recherchée par celles
Flandre les ouvriers mangent des pommes de terre, ici on les donne (à ces êtres poétiquement décrits par M. Taine) aux cochons. » Et, dans la filature, on chantait, en 1816, sous Louis XYIII :
Louis irient la charte à la nuiiii,
Bannir à jamais la misère; 11 nous donne pour tout bien :
La paix et la pomme de terre.
Oui, même nos vaillants guerriers
Réduits par des lois sévi^res Ne cueillent plus de lauriers,
Mais plantent des pommes de ten*e.
Aujourd'hui l'humble plante aux gros et utiles tubercules, que patronna l'armentier, se vend fort cher dans la contrée d'Asniëres. Quelques-uns se souviennent de la dirficulté que rencontra le père Vander Mersch pour la faire adopter.
On verra plus tard les pompiers d'Asnières-sur-Oise, se rappelant l'intervention si zélée de M. Vander Mersch, lors de l'incendie de 1817, et tout :e qu'il avait fait pour la contrée, s'offrir, sans convocation, à rendre les lonneurs militaires à M. Joseph Vander Mersch, simple particulier, sans lécorations ni tiires, en assistant en armes à son enterrement.
Il est indispensable d'ajouter que sa femme madame Vander Mersch se listingua par sa gracieuse bienfaisance, et qu'elle se montrait chrétienne, en oignant elle-même les mahides de la contrée, ne craignant pas d'aborder es victimes de la petite vérole.