‹ Histoire de Royaumont (volume 2)Chapitre 41 sur 288 · LITRE PREMIER · texte numérisé non relu

LITRE PREMIER

cité gauloise; le Litanobriga peut-être de l'itinéraire d'Antonin; Boran\ aux champs fertiles, aimés des An- . glais ; Coye^ ancienne terre royale ', qui s'est toujours complu dans les grandes solitudes ; le hardi viaduc de la voie ferrée qui comble aujourd'hui son vallon pour relier entre elles deux cimes étonne ses éternelles forêts ; La Morlaye^ ancienne Morlacutriy maison de plaisance de nos rois, de même que Coye en avait été une forteresse'; Bâillon, presque contigu à Cuimont, et qui devait avoir un prieuré * ; Comelle *, aux frais étangs plus reposés que les lacs de Suisse, et dont le charme attira souvent les pas de Blanche de Castille et de Louis IX ; Noisy^^ aux

relatif aux comtes de Bèaumont ; on verra, au livre suivant, pourquoi le Lys pourrait ôlre ie JAtanoàriga indiqué par les géographes de Rome. On trouve le lys, lis, lits, lye, Ulium prope regalem montem.

< Boran possède l'élégant château de madame de Sancy, dame d'honneur de l'Impératrice ; ce château ancien, restauré selon ie goût moderne, venait des Parebère.

' Goye,Coiz, vient- il d'un mot celtique? vient-il du mot saxon cotOt eotia qui signifie des chaumières , des maisonnettes? Coye, à une lieue de Luzarches, appartenait au douzième siècle au diocèce de Senlis. L'évèque, en 1138, donne cette paroisse â un prieuré près de Senlis) Ecclesiam de Goiâ). Elle passa ensuite aux évoques de Paris. En 1195, Philippe Auguste donna la terre de Coye à Richard de Vernon pour un échange (hist. du diocèse de Paris par Lebœuf]. Le possesseur actuel du château de Coye est la respectable veuve de M. Andryane, compagnon de captivité de Silvio Pellico; le château de Coye avait fait partie du domaine de Chantilly ; il fut concédé en 1787 par le prince de Gondé, sous condition de le convertir en usine.

' La Morlaye appartenant â la couronne ftit donnée en i22i5 par le roi Louis VIII au comte de Boulogne : selon un autre récit le roi aurait cédé ce domaine à sa cousine Marie comtesse de Ponthieu.

* On distingue aujourd'hui le grand haillon où est le château du marquis de Gonégliano, et le petit Bâillon qui devint un prieuré. Peut-être Blanche de CastiNe établit-elic le chapelain de Bâillon qui desservait la chapelle du château royal d'Âsnières. En 1376, Marie la Bouleillère de Senlis, dame de c Cheuigy t (Seugy) et de Yineuil, avait des possessions à Bâillon. Guiol h: Boutciller en avait la justice en 1351. Le Prieuré de Bâillon fut â la collation de l'abbé de Royaumont.

s On voit, aux bords des Etangs, ce qu'on appelle le château de la reine Blanche.

0 Nuseiacum et Nocitum; Réné-Charles de Maùpéou, premier président du parlement de Pjiris en 1743, s'intitulait marquis de Morangle, vicomte de Bruyères et seigneur de Noisy-sur-Oise : Mathieu II, comte de Beau-

sites élevés, pleins à la fois de soleil et d'ombre ; Franconville ou Saint'Martin'dU'Tertrey qui a offert un silence studieux à notre grand historien national ^

Ce n'était qu'un premier cercle territorial ; en décrivant une orbe moins concentrique, la circonférence devenait, en s'agrandissant, une radieuse constellation de cités intéressantes ; Beaumont était presque aux portes d'Asnicres; ses jardins et ses terrasses pittoresques plaisent à Tœil; on admirait encore en 1803 "ses tours alliéres; et l'importance de sa position stratégique ne pouvait pas ne point éveiller lambition des seigneurs pendant la féodalité. Ecouen n'est pas loin d'Asnières, il se mire encore dans sa situation élevée et merveilleuse*. On trouve aussi le iier Champlatreux^ appartenant aux Mole. On est à cinq ou six kilomètres de Chantilly^ que remplit la gloire du grand Condé. Près Chantilly est Creil^ sur qui pesèrent

mont, garantit à l'abbaye du Val une donation consistant en vignes situées à Noisy et indiquées de vineii de Nuiii. Jean, comte de Beaumont. donna en 1221 à l'abbaye de Mortemer deux arpents de vigne, situés sur le • territoire de Noisy-sur-Oise, et s'appelant le Clos-rôvèque, apud Us Aubeùis in clauso Episcopi, dit la Charte. En 1225, Vital, abbé de Mortemer. revendit à l'abbaye de Saint-Denis, pour le prix de quinxe livres parisis, ces deux arpents de vigne qu'il tenait de la libéralité du comte Jean. ^Archives de l'empire, Cartulaire blanc de Saint-Denis, t. I, p. 705 et 709, hisi. t/fi comté de Beaumont, par M. Douet d'Arcq, p. 88). On voit encore des ruines à Noisy : ruines de château ou de prieuré.

* M. Thiers. Franconville, Francorum concides, est la propriété du baron Roger et de la duchesse de Massa. On voit en l'année 11 55 un accord entre Mathieu II, comte de Beaumont, et l'abbaye de Saint-Denis touchant le pays de Saint-Martin-du-TertrCf ou Franconville; < Toatulavit cornes ut sibi villam liceret construere in terra sancti-Dyonisii, juxta locum qui dicitur Ad dominum Martinum in Colle. * (Arch. fmp.. Trésor de chartes. Carton coté J, 168, pièce 31). Plus tard, en Tannée 1212, Jean comte de Beaumont reconnaît qu*il doit comparaître devant l'abbé de Soint-Dems. au sujet d'un différend relatif au bois de Saiut-Martin^du-Tertre « pro exccssibus quos dicebat Dominus Abbas me fecisse in nemoro Sancii Martini in Colle. » Arch. imp. Cartulaire blanc de saint Denis, t. 1, p. 703). Kn 1217, accord entre Jean comte de Beaumont et Henri abbé de Saint-Oenis touchant les coupes de bois de la Chateigneraie à Saint-Marlin-du-TerUe.

* Voyez la description dfi département de lOise, par Cambri en 1803.

' Succursale aujourd'hui de la mnison impériale d'éducation de Saint- Denis. •

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