‹ Histoire de RoyaumontChapitre 112 sur 263 · LIVRE TBEIZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE TBEIZIÈME

ne furent revêtus de lettres paleiilcs, registrées au conseil et au parlement de Toulouse que le io août 1680. . Cinquante années s'écoulèrent encore, lorsqu'on i 750, les bâtiments du collège étant logeables, Tabbé de Glteaux rendît une ordonnance, le 40 juillet, pour y appeler des éludiaiitij. Il avait préalablenieiit envoyé à Toulon s(î le prieur de Tabbaye de Bonncvnl, pour prendre connaissance de l'état des bâtiments, des recettes et des contri* butions; sur son rapport, il s'était décidé à inaugui'er les études.

Cette ordonnance de l'abbé de Ciloanx avait un moment réveillé, dans les rangs élevés de l'ordre, l'esprit de con- . troverse. Les abbés de la Ferté, de Pontigny et de Clairvaux, avaient interjeté appel, en ce que, disaient-ils, Tabbé de Clteaux s'attribuait la juridiction ordinaire, universelle, et rauloi ilé imnjétliatc. L'abbé de Citeanx enjoignait aux monastères du ressort des parlements de Toulouse, de Bordeaux et de Pau, d'envoyer leurs jeunes religieux étudier et prendre leurs degrés à Toulouse,

estât du gouvernement du collège des beniardhis à Parift. |». H.) On comprend que dc^ gens obliges de se cuudainiicr à un ^Kireil régime n'aionl pas trouvé le moyen d'^augmenter beaucoup leur bibliothèque ; aussi, bienque le cnll(>gc soit resté en exercice jusqu'au moment de la Révolution, il ne possédait encore à cotte épnqtro (jnosopt manuscrits et environ six cents volumes. Le proviseur s'exprime aiii^i dans Vétat qu'il dut fournir, en mars 1700, à la municipalité de Paris : a La bibliothèque du collège est « composée: 1* de 400 votumes in-13 et in-8, presque tous dans le genre « ascétique et moral, il n'y a que très-peu de livres d'histoire ou de litlé- « rature ; '2° il s'y trouve environ -00 volumes iii-fulio, ilc tliéoIoj;io ou des « saints Pères, sur quoi on obsf^rvera que les éditions sont des preuiières « qui aient, été faites lors du renouvellement des leiliesj ÔMes manuscrits a sont an nombre de sept, et consistent en légendes, missels, commentaires « sui- rf: riiure sainte, etc. » [f^tal des meubles, etc., du i allège des Bernaniitis. Archives de l'Empire, série S, carton n» 3658.) Ix>rs de rajtjiu^ilion des scellés, qui eut lieu le 1*=' février suivant, on constata cucorc que a la plupart des volumes étaient dépareillés et de mauvaises édic tions. » {I*roeét-iferbai d^appoHtimt de sceitét sur Ut bibUôthèque 4h CûUégr des bernardins. Archives de l'Empire, série 5, carton n» 3658.)-

« Les liàliiiHMils do ce collège étaient très-beaux et très-vastes; or» remarquait surtout le réfectoire et les dortoirs; une pafrtie de ces derniers u été conservée, et était, tout récemment encore, occupée par une école gratuite d'enseignement mutuel, i

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lorsque, avec de bonnes mœurs, ils auraient^ des dispo-

bitions pour la science. L*arliclc 7 de rordoniuuice de l'abbé de Cilcaux portait qu'il fallait sui»primer les cours d'études dans les autres maisons du ressort des parlements désignés, afin de ne pas nuire au développement du col* lége de Toulouse, qu'on voulait rendre (rès-florissant.

C'est ainsi que l'abbé de PuiilcliarUaiii avait vu s'élevei un coullit (le juridiction, au sujet d un faible réveil de zélé pour les études scientifiques. Le grand crime administratif de i abbé de Citeauxavail été, d'après les appelants, d'avoir rendu son ordonnance sans le concours des premiers pères de rordre. Le grand conseil du roi rendit, le t27 mars 1755, un arrêt déclarant qu'il n'y avait pas eu abus dans l'ordonnance de l'abbé général de Cileaux*. Mais phU au ciel qu'il fût né beaucoup d'affaires, en vue de l'organisation d^ études ! il eût fallu, plus que jamais, que laïques et membres du clergé et des uiouastéres rivalisassent de goût pom Itis lumières, d'ardeur pour les sciences modernes et d'efforts pour le progrès des diverses connaissances humaines.

L'abbé de Pontchartrain, qui a passé à peu près inaperçu pour Royaumont, n'y figura que pour assister, dans une étonnante confiance, sans souci du lendemain, au\ puériles observances des coutumes féodales. C'est lui qui reçut la foi et hommage du fief de la Cotnmerie, sis à Âsniéres-sur-Oise. U est d'intérêt local de rappeler les origines de ce fief, dont la constitution datait au moins de Tau 162>J, du 51 décembre; Tinféodation était constatée dans un acte passé devant Jean llanyn, notaire à Beauvais, dont voici la teneur. « Jean-Baptiste de Villeneuve,

' Au commencement du dix-huitième siècle, le prix des pensions des étudiants au colléirc de Toulouse était fixé t 300 livres pour In première anée, et livres pour les auuécs suivantes, tandis que. au collège de Satnt-Derjiard à Paris, les pensionnaires ne payaient que S60 livres la pre- , micrc année, et 2i0 les suivantes.

> Dibl. SaiPte-Geneviéve. — Coté E, 2(K>5

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