‹ Histoire de RoyaumontChapitre 13 sur 263 · II · texte numérisé non relu

II

U HISTOIRE DE ROYAUHONT.

garderail à l'avenir ïuniformitéj tant dans le vivre que dans les habits; et pour le vivre, on servirait de la viande traig fm la semahie^ le dinumekey le mardis et U jeudi; qu'à cet eiïet on bâtirait dans chaque monastère un lieu séparé du réfectoire ordinaire. On pensa que, par cette mesure générale, la piété et le scrupule cesseraient de causer des agitations dans Jes consciences timorées. On pourrait désormais manger de la viande, en sûreté de conscience, tant en santé qu'en maladie.

On a de tout temps' rompu des lances en faveur du ma* lérialisrae; on y est revenu fièremenl au dix-huiliènie siècle ; on y revienl carrément, à l'heure où nous sommes, dans ce dernier tiers du dix-neuvième siècle. Que représentaient les bernardins au quinzième siècle? le matérialisme? ridéalisme? On en douterait si l'on prenait pour critérium les doctrines audacieuses d'une de nos écoles contoîiiporaiuis qui ci uit pouvoir aftirmer que « le matérialisme de la science est le plus bel idéalisme de la vie pratique; et, par contre, que l'idéal outré dans la foi comme dans la science marche souvent de pair avec le goût des jouissances grossières. » A ce compte, il se pourrait que la controverse cistercienne du quinzième siècle, demandant un adoucissement des rigueurs prinutives, fût une conséquence logique de Fabandon maladroit du matérialisme, et d un idéal outré de spiritualisme. Mais le matérialisme ne s^entend guère avec lui-même; d'une part, il veut que l'on se concentre dans la vie terrestre, que l'on s'occupe de son cher bien-être ; d'autre part, il assure que les matérialistes, les réalistes sont ceux qui se donnent le plus de peine pour s'occuper des autres, qui se dévouent le plus tôt pour améliorer le sort des masses, et faire abnégation de son moi ^. Il y a, au Ibnd de l'arro^

•Si rêlreviTant n'est que le ter m p ullimc de l*évolulion des élémenis

mafi^ricls, ini ngrégal de fibres et de r rll ili ^ absorbant et sécrétant, si la pensée est simplement une fonction cérébrale et les iiilées le résultat d'une

Page 1