LIVRE QUATORZIÈME
séparé des deuxautres. » Ce n'était là qu'uneopinion individuelle, quelle que fût l'autorité et le caractère de Mgr de Roquelaure, Une assemblée, pour être entraînée à une décision, a besoin qu'on l'entame de plusieurs côtés à la fois, par le raisonnement et par Téloquence. Or, qui appuya la motion de Mgr de Roquelaure? Ce fui M. le Corniit de Balli\iùi es, abbé de Royaiimont, c'est lui qui prit la parole pour développer les idées que Mgr de Roquelaure n'avait fait qu'effleurer. Mgr de Senlis regardait donc la parole et le talent de Mgr deBallivières comme ayant quelque consistance aux yeux de l'assemblée.
Il ne manquait pas, dans rassemblée du cler^îé du ressort du bailliage de Senlis, des houiint s « oiisklciables, sympathiques aux idées de Mgr de Roquelaure, et qu'il aurait pu autoriser comme les orateurs de sa cause. Voici quelques noms qu'on distingue parmi ceux qui comparurent en 1789, à l'assemblée du bailliage de Senlis: — Mgr de Roquelaure, François de Bréda de Trossy, doyen du cliapilie de Senlis; Aialré Varnau, grand chantjc; Etienne de Rochemare, chanoine; Henri Levasseur, professeur d'éloquence au collège du Cardinal-Leinoine ; Delaunay, vicaire de Senlis, représentant M. Gilles Richard Lanou, curé d'Asuiéres-sur-Oise; Triboulet, cuiré de Creil, l'abbé Lafleur, curédeGouvieux; dom Jean*BaplisteBarry, religieux du prieuré de Saint-Leu et curé deSaint-Leu; Louis-René Blanc] net, curé de Saint-Marlin du Tertre (représenté par llumeau) ; leCornut deBallivières, aumônier ordinaire du roi, abbé commendalaire de Royalement, seigneur d'Asniéres et du Lys ; dom Pierre Charles Huard, prieur de l'abbaye royale deRoyaumont; dom Remy Ganonne, religieux et procureur de l'abbaye de Royauiiioul, londé de pi ocui aliou de dom Vincent liailand, prieur titulaire du couvent de la Joie-Sainte-Claire; dom Louis de Saint-Sevé, religieux du prieuré de Saint-Leu d'Esserens ; dom Albert RitlQart, prieur de Chaalis ; dom
m HISTOIRE DB ROYÂOHONT.
Rolland, prieur claustral de Saiul-Leu d £sserens; de Horlaine, prieur de Pont^inte-Maxence; François de Narbonhe-Lara , des yicomtes de Narbonae, prieur, du prieuré seigneurial de Netre-Bame de Baillen (le pe^
Bâillon) ; dom Blaisel, grand prieur de Sami^-GomeUle de
Cunipiègne; M<rr de Chastt viet de Puisségur, palriarche archevêque de Bouigts, prieur coriiinendataire de Sainte- Marguerite d'Ëlincourt (représenté); Mgr de Cicé, archeyèqae de Bordeaui» abbé commendataire d'Qurseamp (représenté) ; Armand ^e Brunei de Gastelpers de Panat> archidiacre de Pontoise et du Vextn français; le secrétaire de Farchevêque de Rouen; Marie-Etienne Petit, professeur de philosophie en l'abbaye de Saiul-Vincenl, représenlaût François Mauriceau, pncui-curé d'Auvers ; Jean Auzias, curé de Tlsle-Adam ; Robert, curé de Chantilly, représentant le curé de Chaumontel, et M.- Massicot, pour La Morlaye, ainsi que le Flamand, ficaire général du diocèœ d*Acqs, pour Seugy ; Pierre Gelasse, chapelain de l'église de Précy-snr-Oise; les chapelains de la chapelle deBoran; Pierre Saulnier, curé de Boran ; M. Longiiepée, curé de Beaumonl,en pince de Rems Picot, chapelain des ordres de Monsieur, frère du roi, et chapelain de la chapelle de Saiat4acques deRichebourg, àBeaumont; Pierre Montier, curé de Noisy-sur-Oise ; Pierre Rigault, curé de Ronquerolles; Antoine Christophe de Beaumont, chevalier de Malte, prieur commendataire de Saint-Léonard de Beaumont-sur-Oise, représenté parBaraton, chanoine de Saint- Rieul de Sentis ; le P. Billet, supérieur des minimes de Beaumont ; le représentant des religieuses bénédictines du prieuré de Saint-Martin-lez-Boran, etc., etc., etc. Pourquoi est-ce M. de Ballivières qui prit la parole, dans une semblable assemblée, pour exposer les arguments de Mgr do Roquelaure ?
11 y eut à Sentis, comme dans la France entière, des tiraillements complexes, et la vue des dangers et