‹ Histoire de RoyaumontChapitre 169 sur 263 · LIVR£ QUATORZIÈME · texte numérisé non relu

LIVR£ QUATORZIÈME

26 avril 1790 ; 2* un journal, formant la recette de la manse conventuelle de Fabbaye de Royaiirnont, à commencer du l*' janvier 1790, et que le P. Canonnc, procureur, avait établi; 5*" un journal, contenant les dépenses du monaatère, également depuis le l""' janvier 1790.

La députation venue dUsnîéres avait-elle, à Tabbaye de saint Louis, celte arrogance déplacée d'un parti qui monte au pouvoir, devant un pouvoir mourant ? les impassibles archives de Versailles ne renferment aucun renseignement à cet égard ; elles se sont contentées de reproduire les faits, sans dire ce qui battait dans la poitrine des acteurs. Généralement, il n'y a de mouvements désordonnés dans les centres de population, que lorsque de légitimes causes d'irritation ont été antérieurement posées ; couune aussi il sullil, dans les époques d'agitation, d'une seule mauvaise téte pour mettre le feu au baril de poudre. 11 est à croire qu il y avait de paî t et d'autre, chez les municipaux d'Âsnîères et chez les religieux de Royaumont, une hésitation étonnée; hésitation où perçait une demi - conscience du succès chez les nouveaux maîtres ; hésitation douloureuse chez les moines, plutôt porter à voir, au sein de la révolution cuiunieucéc, se consommer l omnipoleuce de ceux qui venaient les abolir. Être obligé de capituler devant les délégués d'Asnières, de leur .livrer un état des choses et des personnes, n'était-ce pas subir la loi du vainqueur, et se sentir entraîné dans Pinexorable engrenage de la roue de la révolution, qui, au lieu de s'arrêter à temps, allait tout broyer ? Royaumont n'avait pas un Barnave pour plaider en laveur de Tinviolabilile des abbayes, comme il plaida contre la suppression de la royauté, après la fuite de Varennes.

Lorsqu'on eut terminé l'exhibition des livres de compte^ des ressource^ matérielles et des revenus de RoyaumontS

* On présenta donc le? titres de l'abbaye de Uoyaumont, de la manse eonventuelle et de la manse abbatiale, i^édigés en 1705, plusieurs cahiers,

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celleenquêle fularrêtée elsignée parles offî» iors présents : Jeanfioulaogé) maired'Asnières; Âlexandrede laPraslières; Ëléonard Chalot ; Louis le Gœnr; Fournier; Le François

(officiers) ; Brador ; F. Depied, procureur de la commuae; Fr. Cauonne, procureur de l'abbaye ; Frénard, secrétaire.

Dom Canonno déclara ensuite que les dettes de la maison, jusqu au présent Jour, m «dépassaient pas la somme de i,200 livres.

Maïs lamunieipalité d'Aamières avait à prendredesinfos^ mations relatives au personnel lui-même de Royaumont \ il était nécessaire de savoir quelles étaient les intentions de chaque moine en présence des éventualités quotidiennes; nécessité qui était patente, si Ton se rappelle quelques-uns des articles que Treilhard, au nom du comité ecclésias^ tique, avait souinis au vote de rassemblée uaticmale^aos le mois de février i 790 , et en veftu desquels tout motte devait prendre un parti. Ârt. l*^ Tous les religieux qui auront fait des vœux solennels, dans quelque ordre ou ( (iiiurégalion qu'ils puissent être, déclareront dans trois mois du jour de la publication du présent décret, devant les officiers municipaux ou les juges royaux de leur domicile, s'ils désirent cesser de vivre sous la régie dans

conlcnanl de^ liasses, concernant la baronnie de Roup' Trois liasses, sous les 20, 21, 22, manquaient au cabier T. Le I'. Canoiine pensait qu'on les anait remises aux «bNs cooiioendataires, lorsqu'il s'dtait agi de taire les réparations des sources et fontaines de Viariros.

Pour l'année 1790, le revenu, en argent, él;ii' 52,^71 Uv 1 s. 1 d.; — leretrenu en blé, 541) sepUers, 4 boisseaux; en avoine, 10 sepUers; puis 18 chapons ; — en argenterie, on avait 36 couverts, 6 cuillère?, i cuillère è soupe, 1 éeâelle, i cafetière, 1 huilier, 2 gobelets, 16 cuiUteesà café; en arpent monnaye, on accusait 337 livres ; — l;i sacristie contenait 5 calices d'argent (2 furent vnli^l. dont 1 en vermeil, 1 encensoir d'argent, 2 burettes et 1 cuvette d argent, 1 bénitier argenié, 2 croix d'argent, 1 bâton garni d'une feuille d'argent, 2 chandelien d'argent, 1 sûleUd'iasBOl* 4 reliques en vermeil, 4 reliquaires en bois doré, 41 aubes, dont 21 garnies de dentelles; — la bibliothèque renfermait 5,000 volumes, et 30 volumes en manuscrits. — 11 y avait 14 chambres. Toute chambre avait 1 lit garni, 1 commode, i table, quelques chaises, n y avait la chambre de l'organiste, celle du choriste; puis d'antres chambres; rhôtéllerieef l€S chambres des domestiques*

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