‹ Histoire de RoyaumontChapitre 176 sur 263 · LIVRE QDATORZIÈMË · texte numérisé non relu

LIVRE QDATORZIÈMË

abbatiale*; les autres lots avaient le moulin à eau, appelé moulin do Royaumont', ensuite le moulin de Giez'* avec ses dépendances, etc. En exécution du décret de l'assemblée nationale du 14 mai 1790, sanctionné. par les lettres patentes du roi, du 17 du même mois, et en vertu de la loi du $2 mars 1 791 , à la requête du procureur deGonesse et du procureur général du département de Scine-ct-Ûise poursuivant la vente et adjudirntion des biens nationaux, la première réunion pour la vente eut lieu le 9 mai 1791. Le 5i du même mois, les maires de Viarmes et d*Asniéres, les officiers de ces communes étant assemblés en présence de l'officier du directoire de Gonesse, M« de Travannet^ mit à prix la manse conventuelle de Royaumont, jardins, étangs et bois, pour 125,541 livres; la mansc abbatiale pour 276,800 livres; la ferme du cabaret et ses dépendances, à rentrée de Royaumont, pour 77,800 livres; >

grands doiioir;?, le rcloctoirc, le grand ot le iiotil jardin, le réservoir, la pièce d'eau, la cuisiue, le magasin de travail, la biLliotlièi^ue ^ le tout occupant une superficie de 14 arp^ts; — 3* 86 arpenls de terre au terroir ' de Viarmes; — 3» un étang, en eau et rosiers, de 7 arpents 19 perches, bordé d'arbres; — 4** 19 arpents d'étanf;' dcssrehé. — L'estimation de ces biens, sur 1 afficbe de vente de Gonesse, les portail à 125,440 iiv. 10 s. 6 deniers. Il faut joindre, à ce premier lot, l ot-gue, les tableanx, mausolées..

* Le deunènie lot avait : 1*> la manse abbatiale, consiruite à neuf, et qui n'avait pas encore élà liabitée ; — 2» le bâtiment des hôtes; — 3° 18 arpent?, appelés les terres des Crouettes, à la pointe du bois de Bonnet; — 4° d'autres arpeals de bois, de terre, de taillis, de maisons en di[férentcs localités.

Ces dilTérents biens avaient été affermés par le fondé de pouvoirs de l'abbé de Ballivières, abbé de Royaumont, an sieur Cernoiset à sa femme, pour neuf années, qui avaient commencé le 11 novcmbi'e 17^, et suivant le bail passé le 16 man 1 780 .

Le total de ce lot, d'après l'affiche de vente, était estimé 171,855 1. 5 s.,

^ Ce moulin, avec différentes terres, était affermé, au sieur Simonet pour neuf années, qui avaient commencé en 1782.

D'autres terres avaient été affermées ft des partienliers par le fondé de pouvoirs de l'abbé de Balliinères.

^ €e moulin est au sud-est de l'ahbaye.

* M. Louis-Joseph i*ezc, hounne de loi, demeurant à Paris, rue de Sèvres, paroisse Sainl-Sulpice, fut déclaré adjudicataire délinitif de la manse abbatiale. Hais il y a une déclaratioû constatanl qu'il n'avait que |>rêlé son nom pour U. de ThiTannet, et que c'était à ce dernier à pay^ la somme de 216,«i00 livres.

le moufin de Royaumont avec ses dépendances poup

i 08 ,200 livres; le moulin de Giez avec terres et dépendances pour ;)4,000 livres. Et, comme il ne fut porté aucune enchère, la commission de vente déclara queJean- Joseph-Guy-lienry Bourguet de Guilliem (ci-devant ms^quisde) Travaimet, propriétaire des terres de Yiarmes, Sugy et Bellof, demeurant à Paris, rue de Grammonft, passage Saint-Roch, était le dernier enchérisseur et âdjudicataire définilit des manses convcutuelle et ahbatiale de lloyaumont et de leurs dépendances.

A côté de la vente des choses principales, la dispersion et l'aliénation des différents meubles et t>bjets de Tab* baye rappelait douloureusement les sbénes de distribution et de partage de ces villes où un ennemi entre en vainqueur. Les oliiciers municipaux d'Asniéres dciuaudè' rent, dans une requête, à s'emparer des tableaux et . statues de la basilique de Royaumont, pour en orner l'église paroissiale d Asnièrcs*. Yiarmes voulut les cloches *. OïD choisit le 15 mai i 791, pour le jour de vente et d'enlèvement de Pai genterie', dont M. Denis Dumont,

* Les municifianx d'Asniéres avaient pih les devante. Sans attendre la

vpnte légale, ils rédigèrent une requête, le 2Ti ft'vrier 1701, disant que : a [)uisqiip ]o. couvent et l'église de Royaumonl allaii nt être vendus, et qu'il ' n'y aurait plus par conséquent de service du cullc duui à y célébrer, attendu que, d'ailleu»» il se trouvait dans cette église bemnemtp de tàkUg/m, de statues devant les autels, et d'autres oligets uniquement utiles à être placés dans une église, et qui n« pourraient rapporter au district aucun argent comme vente, ils suppliaient les administrateurs du district de Gonesse de vouloir faire don & l'église pauvre Asnidres, d'oroenients, de lin<ro, etc. »

" Lorsque, le 30 juillet 1791, on fit riiiventairc des cloches, les mnnici[)aux de Viarmcs demaiidèrenl à échanger, poids pour |>oids, leurs cloches, qui étaient fêlées, contre celles de l'abbaye de Royaumont,

' On en trouve le détail dans les pa]iier8 de Seine-et-Oise; — c'étaient les grilles de fer de l'église, les lambris, etc. Le P. Canonne, ex-procureur de l'abbaye, remit '2 calices, dont 1 doré, avec leurs patènes; 'i cliandeliers; 1 pied de soleil ; 2 croix de procession ; 1 bàtou couvert en argent ; 1 boite aux saintes huiles; i écuelleet i cuillère à potage. — Le P. Gënonne garda 1 4»liceet la patène en argent, pour s'indemnisor de ses frais de garde; il remit un mémoire à Tadministration, pour que ce calice lui fût accordé.

Le même jour, Bl. l'ierre^Charles Huard, ancien prieur de Notre-Dame

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