LIVRE QUINZIÈME
1800-18(^5. — Mouvement de sympathie pour Rovaumônt dpchn — 1^ Pi'riode des Travannet. — Traditions sur les visites de lu renie llortense aux ruines de Royaumont. — Le cbàteau de Bâillon. — La famille Travannet à l'abbaye. — Le P. Ganonne. ^ L'ëlaUtssement des Travannet déclinant à la fin du premier empire.— La romance de la marquise de Tiwninnet: Pauvre Jacques, quand... — 2" Période des Yander Mei'scli. — Le frère du maréchal âouil, intermédiaire entre Uoyauniont et la famille belge de Menin. — Deux figures à crayonner: Mgr de Hatenod» évêque «te Marseille, et M. Joseph Yaiuler Hersch. — Leur rapport avec la future reconçtriîftinn de la vieille abbaye. — Les orig-ines et la jeuno-sf de ces deux {»ei^nnages. L'Italie pour le Jeune émigré d'Aix. — Gibralt^, Londres. Arrivée de M. Yander H»8di ft Royaumont, en 1815. — Les anciens ilefe rdevant de Royauniont. — Les châteaux des environs. — Franconville. — Yiarmes. — Toutcville. — I/hôtel sei{;nt'urial. — La Commerie. — Le cbàteau de la Reine-Blanche. — Le château de Boran.
— Le Fetit-Baillon. — Ce qui se rallie autour de M. Yander Mersch.— • Ce qu'étaient devenus les tombeaux des enfants de saint Louis. — > Saint . Denis. — Musée des Petits-Àugustins. — 1826 : Découverte des tombeaux des princes de Lorraine — Négociations. — M. Charles Yander Mersch.
— Prestige croissant des ruines de Rcyauniont. — Leur jiopularité grandissante. — L'art, les illustrations, le joumalinne, relativement à Royaumont. — Les cottages et la société parisienne à Royaumont. — 5" Période de Mgr deMazenod et des oblats. — Fin de la ' ihn i^^aiion de Royaumont et sa reconstruction définitive. — Les préparateurs des oblats de Marie immaculée. — Àsnières-sur-Oise et son culte de saint Louis, — Râle conservateur d'Asniéres. ~ Les anciennes rdiques que possédait Royaumont. — Saint Louis, patron de la sociétti de Secours mutuels d'Asnières. — Le mausolée de Coysevox, réclamo pnr la chapelle ducale de Nancy. — M. le comte de Warren. — Émeute à Asnières pour retenir te mausolée du comte d'ffarcourt. — Prédestination dfs iditats & l'héritage de Royaumont. — Qu'ils sont la transition des cister- -ciena aux temps nouveaux, dan? la palingénésic de Royatnnont. — Ce qu'ils ont de bernardin. — L'esprit de saint Louis revivant en eux. — lis ont introduit la théologie de Liguori en France. — > Les reliques considérables de saint liOnis possédées par les oblats. — Différents signes de prc'dcstinalion . — Affinités avec le saint fondateur do Royaumont. — Expansion des oblats dans les missions chez les sauvages. — La rue Saint-Pétersbourg, à Paris. — Dislocation de l'établissement industriel de Royaumont. — Chliteau de M. Pitat. — L'année 1864. ~ Vente de. Royaumont. — LeR. P. Faljro, supérieur des oblats. — Achat de l'abhaye.
— Prise de possession officielle de l'abbaye par les oblats, le 25 août i84i&,
jour de Saint-Louis. — Relation de cette jonniée. — Pin de Tbistoife de Royaumont.
Lorsqu'on reprend Thistoire de Royaumont, dans le dixneuvième^iècle pour chercher s'il n'existe pas des chances de résurrection, des éléments de renaissance, on doit regarder à deux choses, soit à saint Louis, dont notre abbaye
était rouvra^re, soit à la force providentielle qui dt'^concerle ou larume les hommes par l'imprévu, et lire en se jouant la vie de la mort.
Saint Louis est immortel en France, cette mémoire ne peut pas plus périr dans nos époques démocratiques qu'au temps de la plus haute ferveur monarchique, parce que ce bon roi est riioiuieur de la France cl du christianisme. Populaire daub tous les temps, il l'est peut-èlrc plus encore dans notre siècle, à en juger par la grande place qu'on lui a donnée de nos jours dans d'éminents travaux historiques S et surtout par le profond respect que son individualité inspire, aux grands penseurs comme aux critiques spirituels et délicats*. Il n'y a pas jusqu'il la science arcliéoloj^ique qui ne se soit émue en noire temps, à l'occasion des restes mortels du saint monarque, et on i\'a pas oublié la docte et ardente controverse que la relique du cœur de saint Louis ^ et l'authenticité de sa translatioli à la Sainte-Chapelle de Paris, suscitèrent en 1845, au sein de l'Académie des inscriptions et belles Icllres-'.
L'abbaye de Royaumont ne pouvait renaître qu'à la faveur du prestige de saint Louis, et alors que Tefferves-
* Citons enpreuiièie ligne les deux volumes de M. l elix Faure sur saint Louis, auxquels rAcadémie. si nous ne nous trompons, vient d'accorder de hauts témoignages de sympathie, et l'iiistoire si colorée de H. de Villeneuve-
Trans.
* M. Guixot, M. Villeiuaiu, M. de Carné se sont inclinéa respectueusement et exprimés avec une baute compétents devant ce nom immortel.
' Plusieurs membres de l'Institut se livrèrent à une véhémente controverse, :\ propos du cœur de saint iMuis, retrouvé, le 15mailS43, sous une dalle du sanctuaire de la Sainte-Chapelle de Paris.