‹ Histoire de RoyaumontChapitre 206 sur 263 · LIVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME

si émouvantes pour l'Église et.pour la patrie de 1789 à 1848. Il avait versé des larmes sur ces traités diplomatique qui) à la fin, de l'empire, essayèrent de paralyser la France dans un but vindicatif. II avait gémi aussi sur les ruines qui s'étaient faites dans l'ancienne église de France. Et, qui aurait bien scruté cette piiysiononiie sereine et affectueuse, aurait deviné une de ces natures gémissantes créées pour rastaurer et pour ressusciter au souffle du dévouement ce que les passions d*un autre flge avaient touché d*un vent de mort. Mgr de Mazenod rêvait une rectitication de ii ontières au moral, et un patriotisme inspiré d'universalité; il méditait au sein du monde intellectuel un autre équilibre de 1815, mais qui ne lût pas Tétouffement et la compression des âmes destinées à se dilater dans la grâce, dans la parole, dans la liberté, dans Tamour du Clirist et des hommes. Mgr de Mazenod cnfm était une puissance, car c'était im honiine de grande foi. il avait , comme les hommes de l'ancien temps, une de ces fois fortes, une de ces fois simples, sublimes, enfantines, êminentes et indomptables, dont les hommes d'un autre âge semblent avoir emporté le secret.

Oui élait-il cependant ce personnage, d'où venait-il? El qu'élait-il appelé à faire dans le monde? Lorsque Néron, le tyran de Rome, eut appris la nouvelle de sa déchéance, on raconte quMl brisa dans un accès de colère deux vases de cristal d'une finesse de travail incomparable, pour jmiiir son siècle et ne laisser à personne après lui l'honneur (l'y boire. On ignorait encore en IcSOO, lors du mariage que bénissait Mgr de Mazenod, si F abbé de Balii- . vières avait été le Néron de Royaumont, et si, en prenant la route d'Autriche ou de Pologne en 1790, il avait emporté à jamais tout espoir de renaissance pour l'abbaye bernardine, l /ahbédeBallivières am ;i-!-ihin successeiir?le vieux Royaumont retrouvera-t-il de la vitalité ecclésiasli-

m HISTOIRE DE ROYAUMONT.

que? On ne le pourra connaître qu'( n suivant, comme il a été dit plus haut, le développement et renlacement des deux carrières de Mgr de Mazenod et de H. Joseph Vander Mersch.

Issu (FuiK^ ancienne famille de robe, Charles- Joseph - Eugène de Mazcnod, qui était né à Aix en Provence le 1*"^ août 4782, pouvait, sans sortir du cercle de ses an* côtres, se flatter d'avoir devant lui une de ces généreuses races, dans laqui^le la force du caractère ne le cédait en rien aux distinctions intellectuelles; les noms mêmes qu'il avait reçus au baplôme étaient destinés à lui rappeler lessouvenirs glorieux de ceux qui les avaient dcji portés dans sa noble et chrétienne famille. Lorsque se leva la lourinente révolutionnaire, il suivit, à peine âgé de dix ans, ses parents qui émigrèrent en Italie, pour y recevoir . ^ l'éducation de l'adversité. Il était presque du même à^e que M. Josepli Yauder Mersch, qui naquit en 1774, à Menin, ville de Belgique, de la Maudre occidentale, ville fortifiée par Vauban, et qu'avait possédée la France jusqu'en 4706. La ville de Menin, où se trouvait un collège réputé dépendant de l'université de Louvain, avait une société très-polie, dans laquelle on eomptait beaucoup de gens instruits et d'un esprit plutôt Irauçais que flamand. La famille Vander Mersch était des plus considérées de la ville, et la mère de M. Joseph Vander Mersch, catholique fervenle, n'avait qu'un désir au monde, , celui qu^un de ses fils entrât dans les ordres. C'est chez des relij^ieux anglais appelés du nom de pères anglais^ établis au village de Bornliein, sur les lourds de l'Escaul, que le jeune Joseph Vander Mersch fut mis en pension pour ses éludes. Il commença à s'occuper de la langue latine; il apprit respagnol ; quant à la langue anglaise, il se Tassimila avec une promptitude surprenante. W parait qu'il avait uiu' grande aptitude pour it^ langues étrangères, qu'il apprenait avec facilité et surtout qu'il pariait

bien. Sa langue maternelle était le flamand-hollandais;

mais il est iniililc d'ajouter qu'on lui imposa pour première nécessilé de son instruction classique de savoir à fond la langue Irançaisé.

Les troubles qui survinrent dans les Pays-Bas autrichiens, en 17899 par suite des réformes de Pempereur Joseph If, interrompirent les études classiques de Joseph Vander Mersch. Il alla rejoindre, à Tàge de dix-sept ans, comme volontaire, son oncle, Jean-André Vander Mersch *, qui organisait aux environs de Bréda l'année insurgée brabançonne, dont il fut nommé le commandant en chef* Son oncle en fit un de ses officiers d'ordonnance ; le jeune Joseph faisait ainsi partie des trois mille hommes qui batlircnt complètement les Autrichiens à Turnhout, le

* Jean-Andfé Vander Mersch naquit à Venin, le 10 féTrier 1134, d'une

ramîllc anoblie. Après avoir fait des études, particulièrement dirigées vers les mathématiques pl la géographie, il entra dans le régiment do !a Marck, au service de France, en qualité de volontaire. Les campagnes de la guerre de Sept ans lui Coaroitent de nombreuses occasions de signaler son courage, et bientôt on ne le nonuna plus que le Brave Flamand. Toujoui-s au Tort de la môléf. il reçut quatorze blessures, dont cinq h la tète. Sachant unir la pnnîoncc à l'iiilrépidité , il commanda des cor])s assez ronsidérables de p:i> titans. Ses principaux idila d'armes furent la prise de la ville et du château d'Arensberg, en 1759; celle de Hesse-Cassel,^ où l'artillerie, des munitions, des vivres et un grand nombre de prisonniers tombèrent dans ses mains, en Î7GI; l'attaque înnpin(}e du village de Bozenzeel. dans lequel il s'empara de plusieurs pièces de canon et fit mettre bas les armes à douze c«(its hommes; enfin les combats de Warle et d'IIexter. Il parvint, en moins de cinq ainii'es, au grade de lieutenant-colonel de cavalerie, et reçut ta croix de Saint-louis sur le champ de bataille

Nénnmoins, diverses injustices le décidèrent à i r!>^-»^r, en 1778, au serviee d Auliiclte, et maigre la protection du général Wuiniser, il ne put obtenir d'abord le rang de colonel. Pendant la courte guerre, que termina le traité de Teschen, Vander Mersch se rendit maître d'flabelschwert et de Graflenort, en Silésie. La paix le ramena dans ses foyers avec le litre et la jicnsion de colonel. Il trouva le bonheur dans le mariage, et vécut à la campagne, par** tageant ses loisirs entre l'éducation de son fils et les soins de l'agricutlure. Les innovations introduites par l'empereur Joseph U dans le gouvernement (]('■< Pays-^ns, ne tardèrent pas à nit'contenler les divers ordres d<' l'Etat. I.o leu de la diNCorde lut encore allisi' jiar la Prusse, l'Antrleterre et la Hollande; une armée s'organisa dans les environs tle IJréda ; \andcr Mersch lut choisi parles chefs de l'Insurrection '.Yonck, van di*r Noot et van Eupen) pour In commander.

m HISTOiRE DK ROYAUMONT.

27 octobre 1789 ; il accompagna Ândré Yander Mersch, faisant son entrée à Namur, le 17 décembre, et poussant

ses avant-postes jusqu'à Saint-Huberf, dans le duché de ÎAixeiiihourg. Malheureusement les succès militaiies du général Vauder Mersch finirent par porter ombrage à van der Noot el au congrès national de Bruxelles. On ac* cusa le général de ne pas pousser avec assez de vigueur ses succès, tandis que lui-même de son côté se plaignait de la négligence que Ton mettait à pourvoir aux besoins de l'armée. 1) autre part, le caitinti de Berlin, qui voulait diriger la révolution brabançonne selon ses propres intérêts, avait eu l adresse de faire agréer les services du général prussienSchœnteld ; et dès lors la perte de Yander Mersch avait été résolue ^ ; on Faccusa de haute trahison (lotie disgrâce et ce coup d'État furent très-malheureux pour toute la l'uniille Vander Mersch de Menin,et décidèrent Joseph Yander Mersch, âgé de dix-huit ans, à aller se fixer en Angleterre. 11 fut admis à Londres dans une maison du haut commerce, qui était en relations d'affaires avec la Hollande, rAUemagne, le Danemark, TEspagne et le Portugal.

* Yander Mersch fut appelé traUrciisfment, pt tonii prisonnier sans jugemont dans la citadpllc d'Anvers. On l'accusa d'avoir voulu s'emparer de la souveraineté des provinces belges, et d avoir voulu faire reconnaître le dttcd'Unel comme duc de Brabant. Le fait est, dit un écrit historique, que le général avait adopté le plan deravocatVonck, du duc d'UrsoI et du comte (le la Mnîck. pour substituera la puissance des moines el de la noblesse, dans le gouvernement belge, les principes adoptés en France par TAssem- Mée constituante. Ce qui faisait dire à N. Kocice, professeur à l'université de 6and« en 1843, que l'avocat Vonck, qui était le chef du soulèvement belge contre rAutricbe, et le bravo Vander Merscli qui en êlait le soldat « ne purent va'nv rc l'antipathie profoudo (lu'iiispiraient à la nation les principes et 1 exemple de la révolution tiaiiçai:>e qui s accouiplissail alors. > Il resta peu de cliose de ce mouvement si fier de la Belgique , qui fit mourir de chagrin Joseph II; et, en 1814, Henri vander Noot, rentré dans l'obscurité, fut le premier à i rier : rt Relounuins à la maison impériale. »

André Vander Mersch quitta la piisou d Anvers, où sa femme obtint rhonneur de s'enfermer avec lui, et où on l'avait détenu, du 14 avril au 10 novembre. On le transfifira au couvent des alexiensdeLouvain, et il ne recouvra ' sa liberté qu'à l'approche de l'armée des Autrichiens. Après quelque séjour à tille, il rentra dans ses loyers, et mourut à Menin, en 1192.

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Lorsqu'après plusieurs mois de stage, on reconnut Joseph Vander Mcrscli capable de traiter d'aliaires, il fut envoyé à Lisbonne, puis en Andalousie, et ensuite à Gibraltar, où il resta plusieurs années^ jusqu'au moment où mourut le cbet de la maison de Londres a laquelle il était attaché. La liquidation de cette maison anglaise rafdena Joseph à Londres. Il avait alors \ingt-six ans; il avait donné des preuves d'intelligence et de capacité, mais il avait aussi contracté les mœurs anglaises et cette indilTérenCe à Tendroit des choses religieuses qui faisait à cette époque de tristes progrés dans la société industrielle et commerciale. Contrairement aux vues de sa mére pour un mariage à Hambourg ^ M. Joseph Vander Mersch préféra épouser à Londres une beauté bi itaiiiii(|iie, mademoiselle Anna Seale, appartenant à la religion anglicane; et en 1802, déjà père, il quittait Londres pour retourner à Menin, où ses affaires industrielles eur^t, pendant plusieurs années, un succès éclatant.

De Menin, Joseph Vander Mersch fut attiré, treize années après, à Uovaumont; et c'est là que devait être plus lard le point de rencontre et de jonction dos deux destinées de M. Vander Mersch et de Mgr de Mazenod, du fashionable industriel de Menin et du saint gentilhomme de Provence. Vers le temps où M. Vander Mersch se disposait à quitter la Flandre, pour transporter ses foyers sur les

* 5Ia(! ni* Vander Mersch mère désirait marier son fils à une des de* raoiselies Serret, de Valencieunes, mai«;on très-riche, cmi^née à Hambourg, qui eût donné carte blanciie à Joseph Vander Hcrsch pour la création d'une maison commerciale et de banque à Londres. Le jeune Joseph fit le TOyage à Hamboorg, pour avoir une entrevue avec sa cousine. Il ne la trouva pnit-ôtro pas d'une assnz grando bcanii', ot quitta Hambourg sans rien décider, pour s en retourner à Londres. C csl alors qu'il rencontra madenioiselie Seale, î\gée de quatorze ans, Irès-bien élevée, d'une distinction physique exceptionnelle, mais n'ayant qu'une faible dot. Voulant en faire son épouse, et sachant que, à cause de la difl'érence de religion, sa mère n'eût jamais consenti à ce maiiage, Joseph Vander Mei*sch se marin devant un prêtre catholique, avant d'avoir demande, dit-on, permission û sa mère... Mais les vœux de i'Ègli&c?Sa fdle aînée, mademoiselle Augusla» naquit à liondres; 9es quatre au|res fille!» h Nenin.

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rives de TOise, Mgr de Mazenod, ardent de ce feu qu'on a à

l'âge de trente-quatre ans, s'entourait à Aix d'un groupe d'hommes qui partageait ses snints désirs, et s'installait avec lui dans rétablissement des carmélites. Là sera, comme cause première, la raison qui mettra en rapport Mgr de Mazenod et M. Vander Mersch. Mgr de Mazenod sera le fondateur des oblats ; les oblals, dans l'expansion de leur vie puissante et évangélique, auront besoin d'espace, ol c'est ce qui les inti oduira à Royaumont. Mais on doit raconter les |)i éd est i nations et l'éducation de Mgr de Mazenod, toutes choses qui préparèrent ses rapports futurs et harmoniques avec la fondation de saint Louis.

Le grand-père du chef futur des oblats, Charles Alexandre de Mazenod, avait servi quelque temps dans ie corps des mousquetaires ; ses talents et ses qualités l'avaient fait remarquer par le dauphin, lils de Louis XV, qui Fadmit dans sa société inlimcj avec le président d'Aiguilles, sou parent et son ami. Forcé de quitter le service militaire pour cause de santé, il entra dans la maiîislroture, fut président en la cour des comptes, aydes et iinances de Provence, ei ensuite président à mortier au parlement. M. de Mazenod pouvait s'instruire à l'école de ce grand-pércj et apprendre comment la pratique loyale du devoir donne de Tascendant sur nos semblables. Charles- Alexandre exerçait une grande influence dans sa compagnie, et il avait obtenu tant de considéraliuiipaï uii ses concitoyens, qu'il put, un jour, calmer seul une émeute qui s'était élevée par suite delà cherté du pain, 11 était du reste, dans sa vie privée, un type des mœurs patriarcales. Mais M. de Mazenod n'avait aucun besoin de remonter a son grand-père, pour contempler ces leçons des ascendants, ces exemples qui ont une influence si puissante sur la détermination de nos propres mouvements. Le père de Mgr de Mazenod, né vers i745, n'était pasjnoins dis*

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tingué que son grand-père. Gliarles-Anloine, père de notre

prélal, siégea aussi à In cour des comptes et au parlement de Provence, en même Inmps que son père, en vertu d'une dispense du roi. il conquit la réputation d'un magistrat de mérite, se taisant remarquer d'ailleurs par son savoir, autant que par l'agrément et la justesse de son esprit. Aussi, lorsque Mgr de Mazenod perdit son père (le 10 octobre \ 820), il perdait à la fois un protecteur, un guide, un chrétien exemplaire, un ami des lettres, en même kMups que la Provence perdait un docte jurisconsulte. Cliarlcs- Antoinede Mazenod s'était en effet occupé principalement de ce qui tenait à la magistrature de Provence, car on a lui de volumineux manuscrits, six volumes in-folio, relatifs à l'histoire et aux contestations de la cour des comptes, du parlement, du ('lia|)itre, des trésoriers de France et des officiers des séuccliaussees.

Tels étaient les précédents généalogiques du vénérable personnage qui remuait la ville d!Aix, vers la (in du . premier empire, alors que M. Joseph Yander Mersch s'apprêtait à quitter la Belgique. Jeune, il avait vu parmi les siens, tout à la luis, et les exemples qui honorent le caractère du citoyen, ot les leçons de l'adversilé qui initient l'homme plus efficacement à la vraie réalité. L'oncle du jeune de Mazenod était vicaire général de Mgr de Boisgelin, archevêque d'Aix, quand arrivèrent les orages de la révolution. Cet oncle (Charles-André), en l'absence de l'archevêque, avait lutté contre le schisme des constitutionnels, après avoir lui-même refusé le serment. Son rôle était périlleux ; pour le lui faire quitter, on attenta à sa vie; le coup de feu le manqua. Cet oncle émigra- après ces événements. Le père lui-même de Mgr Bfazenod avait été fort menacé. Dans les questions préalables quç souleva la convocaliun des étals généraux, le père de Mgr de iMazenod avait des opinions que nous pouvons ne pas accepter sans réserve, mais qui étaient chez lui ^^^^ d'idées

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réfléchies et conservatrices. Spécialement versé dans là

connaissance des lois et de la cuiistitulion delà Provence, il ne se jeta pas dans les innovations qui donnaient alors la popularité ; et les reflets éclatants de Mirabeau, tourné à d'autres opinions, projetaient de l'ombre sur son compatriote M. de Mazenod. Le président dë Mazenod eut l'occasion, en 1788, de défendre les traditions provençales dans les étals de la province, états dont il faisait partie en sa qualité de noble possédant fief; mais à peu de temps de là, il devait expier la franchise de ses opinions et la noble manifestation de ses attachements aux traditions établies.^ Au moment des troubles révolutionnaires, on ne lui dissimula pas que ses jours étaient en péril, et sa famille en suspicion.

Ainsi Mgr Charles-Joseph-i:^ugène de Mazenod ne vit, dans son adolescence, que tribulations et mécomptes assaillir ses nobles parents. Il apprit à aimer le bien pour le bien, sans compter sur la gratitude humaine, chose plus instable que le vent lui-môme. Ayant à peine atteint sa dixième année, il avait vu son pére obligé de t'nir précipitamment sa patrie et d'emmener ses foyers errants sous d'autres cieux; et pourquoi? CVsf qu'au moment des dernières affaires, quand Louis XVI allait convoquer la nation, les états de Ihrovence ayant droit de nommer des députés aux états généraux, le ministre Nccker avait voulu que la dépulation lût nommée par sénéchaussée au lieu de l'être en corps d'état. L'ordre de la noblesse s'était opposé à cette innovation qui détruisait de fond en comble la constitution provençale. Cet ordre nomma des députés, selon le %oit ancien; le prési*^ dent de Mazenod claiL du nombre de ces dcpulcs'; mais >

' Les autres députrs iioiniiiés (■taicnt le duc de IJourhnii, depuis prince de Condé, le marquis do bubraii, le président d AriuLaii-Lauris, le marquis de Fod)ui>Jaiison» le président d'Arbaud^oiiqueè, le comte de Sides et le marquis de Grimsldi.

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