‹ Histoire de RoyaumontChapitre 208 sur 263 · LIVRE QUlNZlÈMli · texte numérisé non relu

LIVRE QUlNZlÈMli

Mcrscli l'amélioration des routes, il confribua lui-même pour une somme importante à l'achèvement du pavé de

Viarnies, aux confins du département de Seine-et-Oise.

Mais les qualités personnelles et la situation de l'amille de Joseph Vander Mei*scti devaient aussi le mettre en rapport avec les classes aristocratiques et les classes moyennes. Le nouveau châtelain de Royaumont eut un rayonnement dans toute la contrée. C'est lui qui le premier rendit habitable le palais florentin que Tabbé de Ballivières vit achever sans Poeciiper. C'est que ce pavillon abbatial devint, dans les premiers temps de la restauration^ un centre d'élégance. Madame Yander Mersch, d'une grande distinction physique, y trônait avec sa pompe et sa fierté anglaise ; elle était secondée par cinq demoiselles dont la sociabilité et le remarquable esprit firent de cette époque une brillante période de Royaumont. La i'aniiiie Yander Mersch fut recherchée par celles

Flandre les ouvriers mnnpriit dos pommes de ten e ici on les donne (à ces êtres puéliquenienl décrits par M. Taine) aux eoclious, » Et, dans la filature, on chantait, en 1S16, sous Loais XVIII :

Louis vient la charte à la main,

Bannir A jamais la misère; il nous donne i» tu- tout hirn :

La paix el la luiiami' de terre.

Oui, mémè nos vaillants guerriers

Réduits par des lois sévères Ne cueillent plus de lauriers,

Vais plantent des pommes de terre.

Aujourd'hui l'iiuniblo plmdc aux gros el utiles tubercules, que patronna Tarmentier, se vend lort clar dans la contrée d'A^nière??. Ouelqne<-uns se souviennent de la difficulté que rencontra le père Yander Mersch pour la l'aire adopter.

Oo verra plus tard les pompiers d'Asniéres-sur-Oise, se rappelant l'in^

Icrvention si zélée de M. Yander Mersch, lors de rincendiede 1 SI 7, et tout ce qu'il avait fnit pour !a contrc'o, «'offrir, sans convorntion, à rendre les honneurs militaires a U. Josepli Vander Mersch, simple particulier, sani> décorations ni titres, en assistant en armes à son enterrement.

Il est indispensable d'ajouter que sa femme madame Tander Mei-sch se disting-ua par sa gracieuse bienfaisance, et qu'elle se montrait chrétienne, en soignant cllo-mômc les malades de la contrée, ne craignant pas d'aborder les victimes de la petite vérole. '

HISTOIRE DE ROTAUMONT

du maréchal Moncey, du marquis de la Grange de Viarmes, de la marquise de Travannet, de M.deSancydeParabère, de MM. de Saint-Cricq de Greil, de Sellières deMello, du maréchal Gérard, de Bienville de la Morlaye, des frères Scipion et Casimir Périer, de M. de Jouy, etc.

Cependanf, p\usque le nouvel acquéreur de Royauiuont ralliait aulour de lui les nouveaux habitants des châteaux et des anciennes demeures seigneuriales d'avant 1789, puisqu'un nouvel esprit public s'était formé, il devient nécessaire de revoir les modifications introduites dans la physionomie locale. D^ailleurs la révolution u'avait-cllc point lait disparaître les formes féodales? El puisque l'abbaye elle-même se transforma, comment s'était transformée la contrée dont Rojaumont et Âsniéres^sur- Oise occupent le centre?

Le château de Franconvîlle ou deSaint-Martin-du-Tcrlre qui parait de Tépoque de Henri IV après avoir appartenu au célèbre avocat Gerbier, Vwm des illustratious du barreau de Taris du leJupsdeLouis XV, ensuite à M. Ihélusson, banquier connu avant la révolution, venait de passer aux mains de M. Amyot; puis sont venus de nobles personnages, jaloux d'agrandir et de perfectionner* ce vaste domaine, actjuis par le père de la duchesse de Massa, aujourd'hui madame la baronne Roger. Si, à Frauconville, grâce à son

' Les litres de propriûlé de ce chàlcaii meuiiunncnt une donation fuite dans la forùl de Carnellc aux abbesscs de Lungchamp, par Philippe de Valois, si nous sommes bien informés. Une famille normande, la famille , d'O, fut le premier propriétaire de Frauconville, sous Charles V; elle le deineura jus(ju'aux premiëi es aniir s de Louis XV. Le chôtcaii passa ensuite, par mariage, au duc de Urancas-Lauraguais. La terre relevait, comme lief, des Montmorency et puis des Condr ; un des litres est signé par Anne de Montmorency. Après Brancas, Franconville fut vendu à l'avocat Gerbier, qui le céda :'i son tour à Thelusson. Aprés la révolution, vint H. Amyot, et ensuite M. Aiirli c'- Leroux.

A cùté du cliàteuu, on voyait uu couvent de l'ordre de Picpus (hommes), qui remontait à l'époque de Henri IT : ce couvent n'est pas mentionné dans les titres de propriété. On voit encore d'anciens tombeaux et une pierre remontant à 1004.

* On ajouta, comme agruudissemcut, la galerie de l'Ou^l, eu 1843.

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