‹ Histoire de RoyaumontChapitre 211 sur 263 · LIVRE QUINZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE QUINZIÈME

mais Millin lui reprocha d'une manière absurde cet ouvrage dutilité publique S comnie s'il n eût été qu'un calcul d'intérêt personnel, afin de donner pins de prix au

château de Viarmes. Néanmoins la capitale offrit au seigneur de Yiarmés une belle statuette, sculptée en pierre, personnifiant la ville de Paris ^. Peu avant la révolution, le château de Viarmes passa au marquis de Travannet qui connaissait les moines et venait chasser dans la contrée; et sous Tempire il appartenait au général d'Hangeranville, beau-fi ère du prince Berlhier , lequel fit un procès pour les marais entre le Lys, Royaumont et Bâillon ^ M. d'Haugeranvilie vendit, ensuite le château au marquis de Lagrange, ancien mousquetaire gris, dont la femme était la veuve ou la mère du publiciste Suleau, auquel la fameuse Théroigne de Méricourtfut si funeste*.

Eu quittant Viarmes pour entrer dans Asnières-sur- Oise, la première gracieuse et splendide résidence que Ton rencontre est le château de Touteville \ Les châtelains se trouvent délivrés grâce à notre nouvel état social, de la servitude de ces anciennes cérémonies de foi et hm-

Ml liii reprochait les sueurs des villageois qui travaillèrent à cet ouvrage.

• La famille de H. Amand Lefebvre a acquis cette élégante statuette, que l'on voit dans le parc du château de la Commerîc; on admire sa beUo téte

et la noble fierté qui respire dans son nttitude,

^ Les communes d'Asnièrrs. Royaumont, Bâillon plaidèrent pour soutenir que c'était un bien communal. Mais ie parent du maréchal Bertbler, qui prétendait que cela menait à son habitation , gagna d'abord le procès. LeP.Canonne, exhumant de vieux papiers, élucida de nouveau la qu( siif»u; on reprit l'aiikire, en 1814, et les communes gagnèrent en seconde in* stance.

^ Une autre marquise de Lagrange vient de publier les lettres d'une jeune fille da temps de louis XV, de LtmrOU de MaOHmère, Paris»

Didier, 1860. Cette jeune fille paraît un étranfjc prrsounagc.

* Le cliAteau de Touteville fut grrntifié par la comtesse de Kerkado de ses belles et vastes pièces d'eau qui rivalisent avec celles de Franconville ; on est étonné de rencontrer, pour ainsi dire, ft mi<!ôte, de tels réservoirs. Le propriétaire actuel, qui possède Touteville depuis 1849, y a ajouté de nouveaux embellissements, en sorte que Touk villc est une résidence & la fois grande et charmante. On y Jouit d'une vue exquise.

HISTOIRE DE ROYAUHONT.

iHoge féodal envers la seigneurie de Royaumonl, qui occasionnèrent dans les dix*seplièmeel dix-huitième siècle, tant d'ennui et d'assujettissement aux premiers titulaires ' du fief, à MM. de la Porte, et h M. Binot. Madame la comtesse de Kerkadu, qui possédait Toutevillô avant la veuve (lu regreltahle M. Lavau, du barreau de Paris, était une Saulx-Tavannes. Avant 1789,1e château de Toutcville appartenait, d'après une information, à M. Chouard, président de la cour des Aydes^ Un jurisconsulte de la cour deParisétait digne d'y succédera un memhrede cette ilère ma^ifistralure française d'av:uit 1789, qui conserva au milieu de nous, maigre sou iiuiuiéfnde luibuiente, les traditions du vieux libérahsme national. Un deuil récent a pu effacer de nobles sourires sur quelques fronts légitimement attristés dans le château de Touteville.; il n'en chassera pas les propensions d'aimable urbanité et de charité qui y ont acquis domicile.

On est naturellement inquiet du sort que la révolution lit au château royal d'Asnières désigné sous le nom de château de la Reme-Blanehet et qui était encore du domaine de la couronne en 1763, comme on en peut juger par le plan cadastral d'Asnières, dressé celte année-là par ordre de Mgr de Kosset de Fkui i, archevêque dm de Caml)iai, abbé de Roy au mont. M. Coulon, filateurde colon, et M. Plébaud , sont désignés comme propriétaires successifs, en i 789 et après, du château de la Reine-Blanekey qui avait cessé vers la fin du siècle défaire partie du domaine; et la liste chronologique de tous ceux qui depuis cent ans possédèrent tour à tour lerb;Ucau de saint Louis, dit château de la Reine-Blanche^ peut être établie de la manière suivante : M. Coulon, qui fit démolir plusieurs des tours

* Les procès-verbaux de la rt'unioii des trois ordrrs, à Seiilis, pour la noraiiiation aux étals généraux, inenlioiineiit à l'endroit de la noblesse de la cbàtellenie de Tontoîse « Cbarles-Stmon Villet, chevalier, seigneur itEttouitmlte, des fu / Je GibouOei, etc. )» Annuaire, Caftim des Était, par M. Dfsjardiiis, p. 377.

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