‹ Histoire de RoyaumontChapitre 219 sur 263 · LIVRE UUiKZiÈMK · texte numérisé non relu

LIVRE UUiKZiÈMK

ayant la forme d'un cœur, et [wrtant une plaque en cuivre, sur laquelle étaient gravés ces mots : « Ceci est le cœur de monseiijiieur le prince Camille de Lorraine. » Des ouvriers \ en déblayant les ruines de l'église deRoyaumont, le trouvèrent à remplacement de la première chapelle, à droite du chœur, dans celle où étaient encore des vestiges du manteau ducal de Lorraine. Le lecteur a déjà été entretenu, dans le livre Xlll, du prince Camille de rDi iiiiue, l'rèn» de l'abbé de Royaumont, au cuinnienceinent dudixliuiliènie siècle, qui était mort à Nancy en 1715, et dont Saint-Simon assure qu'il n'était ni aimable ni aimé en Lorraine, et qu il y fut sur lè pied gauche toute sa vie. C'est ce prince dont, un siècle après, on retrouva le cœur à RoyauuioiiL en 1826. M. Joseph Vander Merseli, propriétaire de l'abbaye, informa M. le comte de Tocquevillc, préfet de Seine-et-Oise, de sa précieuse découverte, dont on instruisit ensuite M. le ministre de l'intérieur. Bientôt la nouvelle en retentit, et la relique fut rédamée au nom de l'empereur d'Autriche, par l'intermédiaire de son aiiibasbade à Paris.

On acbevait à Nancy, en 1826, la restauration de 1 église des Cordeliers et de la Chapelle-Ronde^ annexée à son angle septentrional, devenue le lieu de sépulture de la dynastie ducale. L'impératrice Marie-Louise en avait ordonné la réparation en 1810; maison s'était borné à des en(|uùtes sans résultai. L'empereur d'Autriebe, François H, voulut contempler, en 1814, les lieux désolés où , jadis avaient reposé ses ancêtres ; à part l'attendrissement, ce regard avait été stérile pour le caveau ducal. Ce n'est que sous Louis XVlil, en 1817, qu'on avait entrepris la restauration du monument funéraire ; et c*élait la place naturelle pour déposer le cœur du prince Camille, re-

* C'esl M. Aiiibroi&e Leccuur, d'Asnièrcs, qui, par un coup de sa pioche, rencontra et fit découTrir cette boite en plomb. U s'en exbala un vif perftun, plein de suavité.

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trouvé à Royaumont. Aussi des négociations s'ouvrirent à cet effet. Le maire et le préfet de Nancy ayant invité

M. Joseph Viinder Mersch, par lettre du 27 juin 1826, à dresser procès-verbal pour constater ridcnfité de In boîte en plomb renfermant le cœur du prince Camille de Lorraine, trouvée dans les décombres de l'église de Ropumont, M. Vander Mersch expédia, le 4 juillet i826, le procés-verbal dressé par M. Goujon, adjoint de la cornliuine d'Asnières-sur-Oise * ; et il envoya aussià^aïu v, par les messageries, la boîteelle-rîu.'irie.LemèmëJour,4 juillel, M. Joseph Vander Mersch adressait également à M. le comte de Tocqueville, préfet de Seine-et-^ise, une lettre^ datée de Royaumont, relative à la même affaire. Cependant huit jours étaient à peine écoulés (le juillet 4826); M. le préfet de la Meurtlie (Nancy), le marquis de Foresta écrivit au préfet de Seiue-el-(.)ise pour accuser réception : 1" du procès verbal constatnnt les circonstances de la découverte faite à Royaumont de la boite renfermant le cœur du prince Camille de Lorraine; 2*" de la boite elle-même parvenue dans Pétat décrit par le procés-verbal * ; et ensuile pour charger sou collèf]^uc de remercier M. Vander Mersch de Tempressement qu'il avait mis à faire cet envoi.

Ce n'était encore qu'un simple préambule des affaires d'administration funéraire dont Royauùiont devint l'occasion. Au mois de février 1845, en creusant le sol de la

chapelle du cùlé droil, la laème où dix-sept ans auparavant, on avait trouvé le cœur du prince Camille, on découvrit trois cercueils en plomb, rangés ensemble, portant chacun une plaque en cuivre avec une inscription. C'étaient : 1* le corps de l'illustre comte d'Harcourt, le fameux capitaine du dix-septième siècle, mort en 1666 ;

* CkNiserré aux archives de la préfeciore de 8eine-et4>i8e.

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