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770 UISTOÏKË D£ RUÏAUMONT.
mont, M. de Ballivières, de méarîter spécialement le reproche que GœUie osa adresser à toute la nation française devant Napoléon, lorsqu'il lui dit crûment à Erfurth, en 1807 : « Ce qui caractérise votre nation. Sire, c'est de ne pas Gonnattre la géographie. » En effet, pendant là gaerre d'Amérique, M. de Ballivières dit un soir à madame de Polignac, en faisant sa partie de piquet ; « Il est bien souvent question, dans la ^:razette, de ïabbaye de Chesapeak, c'est sûrement un bon bénéfice ; s'il est jamais vacant, et que M. de Rochambeau soit victorieux, je prierai la reine de le demander pour moi au congrès. » Ëtait-ce.un jeu de ' mots? Il était passablement niais. Était-ce ignorance de la géographie, et l'abbé de Ballivières ne savait-il pas encore qu'aux futurs Étals I nis d'Amérique, il y nvait un petit golfe non loin de Ricbemond, appelé la baie de Cheaapeakl Ou bien dans la première supposition, l'abbé de Koyaumont entendait-il foire le bel esprit en jouant sur les
mots LA BAUB et PAOBàTE ^?
MM. les oblats pourront lectiûer les erreurs du dernier
> Les contemporains de M. de Ballivi^es remarquëreat, |>réteiid le duc de Levis, qu'il se mêlait, on ne sait conunent, à tentés ses actions, nne teinte de ridicule. Un jour, à la chasse du cerf (aux chasses du roi ou à Cbantilly),
il rencontra un piqueurqui venait de se casser la jambe; il descendit avec cnipresi^emenl de cheval; c'était au milieu d'une forêt, par conséquent loin de tout secours. Le blessé poussait des cris affreux. Le bon abbé, ne sachant que lui offrir» lui proposa une prise de tabac.
Il y aurait néanmoiiis de Teagération à faire passer rab])é de Ballivières pour un sot ; mais ses capacités ne s'appliquaient pas à des objets dignes de captiver un chef de monastère. M . le duc de Levis nous dit {Soiwettirê die i 780 à 1780} que H. de BalliTÎères conduisait avec beaucoup d'intdlifstxkcc les aflairM tempordles; qu'il donnait aux pauvres avec discernement. 11 ajoute un mot, dont nous osons contester la justesse, et qui ten- > (Irait à conflrmer le bniit do Tidinthnie de Tabbé de Dallivières : « S'il disait des sollises; il u eu laisail jamais, u D'abord, chez beaucoup de gens, o'eat le contraire qui a lieu, et qu'est-ce qui est le meilleurt De plus, les allures de H. de Ballivières à l'assemUée du bailliage provincial de Senlis, ne furent pas celles d'un sot. Voyeï ce qui a étr dit au livre quatorzième. Mous regrettons que sa nièce, madame de Ballivières, en religion mère Saintc4]hantal, et qui ne vit jamais Tabbé de BalUVières, ne se soit pas assez défiée des StnwemrSf peut-être trop malicieux, de^H. de LotÎs. Ce V. de LertB, du reste^ n'est pas celui qui présida à Senlis.