LIVRE QCINZI&ME
de Royaumont : il unil la vivacité de son zèle et Tardeur de sa foi aux pieuses sollicitudes du P. Fayetle ; sa jeunesse se nourrit des réminiscences du saint rd, et son âme d'apôlr» s'abreuvede oourage auprès des saintes reliques.
Tel est le cycle qu^on s^ëtait proposé de parcourir dans ce récit historique, ci qui est compris entre 1^98 et 4865. Le dix-neuvième siècle avait coiniiK ncé poui lîoyaumont, par une larme sympathique de la l eiiic Horlense; il avait continué par cette insouciance indifférente du P. Canonne, * qui regardait le passé de Tabbaye comme k jamais évanoui ; la deuxième période du dix-neuyième siècle commence par un soupir joyeux, par un accent de reconnaissance filiale des oblals, coimue s'ils rentraient »iaiis une maison paternelle dont 1795 les eut chassés. Montesquieu écrivit les causes de la grandeur et de la d^'cadeiiee des Romalm à l'usage des politiques jet des chefs d'£tats. On vient de raconter» dans cet ouvrage, la grandeur, la chute et la renaissance de Royaumont, pour la louable curiosité des lecteurs qui s'intéressent au sort d'un grand établissement dont l'orifîine est due à saint Louis. Les oblats on! rectiûé, à six cent trente-sept ans de distance, un point mal . exécuté du testament de Louis VlU; l'époux de Blanche de Gastille avait demandé une nouvelle maison de religieux de Saint-VUtor^ comme Pindique le dispositif de ses dernières volontés Ce que les religieux de saint Victor auraient oflerl, cVst-à-duv l'alliance des éludes, des travaux studieux, avec le ministère extérieur, se trouve réalisé dans le saint programme des oblats
* « Ceponilanl, au lieu que Louis Vlll avait ordonné de mettre dans cetlo nbbnyp des rhanoiiies régniiors do Saint-Victor, saint Louis y mit desrpligieux de Ciieaux. » {Essai de l'histoire de l'ordre deCHe ux, par Pierre Le Nain, t. IX.p.m)
* Les religieux de Saint-Victor étaient les chanoines réguliers de l'ordre de Saint-Augustin. Cet ordre permettait de substituer des études utiles et ies ionctions spirituelles au travail des mains. Cet ordre apparaissait, dît un écrivain, comme un intermédiaire enU'e les religieux ou réguliers, fondés i»ar les saint Bruno, Iss saint Robert, les saint Bernard, et le eiergé
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Cependant, avant de fermer cette histoire, on ne sera
point fâché de Irouver ici la iclation de la journée du 25 août 1865, consignée par un témoin oculaire de la cérémonie ; Ton pourrait même deviner, à Taccent ému qui , respire dans ces lignes, à la foi ardente et affectueuse qui les anime, qu'un jeune oblat lui-même a dû les écrire. Cette relation, en retraçant les impressions de cette grande journée, a l'avantage de laisser entrevoir jusqu'à quel point les RR, PP. oblats sont les conservateurs, dans toute la force du mot, d'un des plus poétiques et des plus intéressants monuments du moyen âge, d'après Timmensité des réparations qu'Us ont la louable audace de se proposer d^entreprendre pour l'avenir. On pouvait calculer que dans un délai plus ou moins rapproché, l'abbaye du treizième siècle n'aurait point échappé à une ruine totale ; il y a tant à restaurer dans les <tortoirs, dont la primitive architecture est défigurée, dans ce magnifique cloître gothique que le marteau de la mutilation a osé toucher, et jusque dans ce beau réfectoire, chef-d'œuvre de Montreuil, qui aurait dii trouver prâce au moins au nom de l'art f Voici cette relation textuellement et en son entier.
a On conserve à l'abbaye de Royaumont des reliques . considérables de saint Louis, roi de France, fondateur de l'abbaye. Leur authenticité est hors de doute, elle a été reconnue par Nosseigneurs Miolan , archevêque de Ton* louse; Sibour, archevêque de Paris; Guibert, archevêque
féeuUer vivant dans les paroisses. W comblait, pour ainsi dire, une lacune
qui semblait exister dans l'ensemble des forces niists au service de l'Église pondant les beaux jotirs du moyen Age. bcs chanoines réguliers de Saint- Augustin tenaient aux ordres religieux de l'époque par un côté qui leur était eonimuii, et se rapprochaient de' la vie sacerdotale séculière par dos habitudes, un mode d'action qui l'identifiaient ea quelque aorte avec elle, et par là môme servaient puissamment à l'enlrclcnir ou à la rauiiucr au milieu du monde, vï/alibi' bernuniier, cliapclniu ojiiscopal de Bayeux, dans sou Euai iitiiorique sur i abbaye de Nolre-Uame-du-VaL] les obiats de Marie imtMCiUéê, dont le berceau est à Aix et Marseille, ne sont pas autre chose, à Vigdid de l'abbAfe régénérée de Ro^umont, que les modernes religieux de Saint-Victor.