LIVRE i)iXlÈM£. ^ m
« ans; et fat la première expédition que le pape Ht pour « la France, qui mo gratifia beaucoup en cela. Losdites « quatre abbayes esloient Pont-Levoy, La Vallace, Royau- « mont et Saint-Pèrie. U ne s'estoit rien expédié depuis les «r deffenees qui avoient esté faites du temps de Henri UI, « lesquelles furent pour lors levées, et fut ordonné que a les François se pourvoyroienl comme aupanivant. A ce « pro|)us je suis bien aise, coiiniie j ay déclaré cy-devant tt de quelle façon j'avois recouvré lesditesdeux premières < abbayes de Pont-Levoy et de VaUaçe pour mondât se- « coAd fils, de remarquer en cet endroit comment je luy , « ay peu avoir les deux autres de Royaumonl et de Saint- « Père de Chartres ; pour celle de Roviiuiiiont, ce fui pour « M. du Puy mon cousin à la mode de Bretagne , frère « de M. de Bourges*, depuis archevêque de Sens, deux de « mes meilleurs parens et amis, et particulièrement ledit « sieur'du Puy, beaucoup plus franc et libre que Pautrc, « après avoir quasi eu tous le^ plus beaux bénéfices de « France, ayant esté chauceiier de la reyne-mère de nos « i'ois, Catherine de Médicis, et avoir mangé et dissipé « plus de cinquante mille livres de rente, que je luy ay ic veu avoir, par mauvaise conduite et ménage, ne lui res» « tant plus que ladite abbaye de Royaomont, sur sa vieil- « lesse, et qui estait saisie de tant de créanciers qu'il n'en « pouvoit jouir, s'asseurant de mon amitié mutuelle, et, « par conséquent, de celle de mon fils, luy résigna pure- « ment et simplement ladite abbaye, laquelle j'asseuray « au nom de mondit fils, par brevet du roy, et arrest du a grand Conseil, dès l'année 15Ui, pour, sous sa procura- « tion, baillér aux dépens dudit sieur du Puy, luy rendre « .ledit revenu plus aisé et facile, et hors de prise de ses « créanciers, et, en cette façon, en jouit ledit sieur du Puy « le reste de sa vie; et, bien que ladite abbaye ne valust
* Martin tle Beaune.
* Renaud de Bcauiie.