‹ Histoire de RoyaumontChapitre 65 sur 263 · LIVRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

LIVRE DOUZIÈME

unè douce mélancolie d'oulre- tombe. Le jeune adolescent, vaincu par le trépas^ parle avec grâce de la coalition

de «( rinconstance des choses de ce monde » avec « l'inconstance de Tonde. » Le sorinel finit par une sorte de jeu de mot ou d'antithèse sur le rôle de l'eau, alternativement régénérateur ou fatal. Ândré de Joigny a trouvé dans cet élément tour à tour la vie surnaturelle du bàp* tème et la mort naturelle. H faut admirer que, dans une époque où la langue cL la poésie française flottaient encore entre Malherbe qui s'éteignait et Corneille, grand soleil montant sur l'horizon, le poète d'Asnières-sur- Oise ait su produire des stances qui ont de la tournure, et qui, en exprimant le regret de la vie d'une manière à la fois sobre, l és ignée et plaintive, accusent un sentiment de notre langue déjà très-délicat. Voici répitaphe, et puis le sonnet :

YCY REPOSE LE CŒVR DE DEFVNT H.

ANDRÉ DE JOINGNY. YlViENT CH.

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