POSUIT
Venait ensuite le couronnement du sarcophage, point où Coysevox a triomphé; par-dessus tous les piédestaux successifs, au-dessus du sarcophage et de la draperie, apparaissait comme sur un Iroiie aérien le beau groupe
* Les deux jugulaires baissées ont disparu.
* A frès-liaut Prince
HENRI DE LORRAIIHB
comte d'Uarcourt Grand écuyer de France Son fils Loofs HéritiPT de sa chargr ot g^nrdien deaa gloire A fait élever ce monument.
298 HISTOIRE D£ ROY AUMÛfî T.
sculpté où ron voyait le comte d'Harcourt mourant et
soutenu par !a Victoire ; voici ce groupe : — Le comte d'Harcourt est assis sur un coussin à glands, les jambes étendues et croisées dans l'attitude du repos; son costume est antique, et la coiffure du temps de Louis^XlY n'est pas d'un mauvais efTet^. La figure est noble et calme; on voit à l'oroillu droite la fameuse perle qu'il porlait toujours et ([111 lui avait valu le surnom de Cadet-la-Perk. Il fallait donner au comte d'Harcourt mourant^ devant une apparition qui personnifiait la Victoire, cette altitude d'attention résignée, de sublime espérance qui doit clore une vie «ruerrière noblement dépensée au service du pays. Le talent de Coyscvox n'y a pas fait défaut. Le comte d'Harcourt, la main gauche portée vers le cœur, sa droite dans la main droite de la Victoire, parait effectivement attentif à ce que dit la statue de la Victoire : le marbre< blanc s'efface et disparait : l'illusion s'établit, c'est d'Harcourt en pe^^^oll^e qui prête l'oreiHe, c'est un être vivant qui écoute ce que lui dit son interlocuteur. La Victoire , est à la droite du comte d'Harcourt, le genoux droit posé sur des faisceaux, symbole de la foirce, le pied gauche à terre sur le sarcophage, le front ceint de lauriers. Elle est vêtue d'une tunique de lin du plus gracieux effet ; ses ailes sont en partie déployées ; elle va poser sur la tète du mourant une couronne de laurier ^ Gomme accès-, soires et fond de tableau à ce groupe, se trouvent derrière et à la gauche du comte d'Harcourt, une proue, des faisceaux et deux grands drapeaux à moitié déployés, dont l'un, en bas-relief, porte l'aigle ù deux têtes de r^nipirc
' Nous ne partageons pas l'impression de Miltin, qui s'offusquait de cette perruque énorme, sans remarquer ce qu'elle donne de majestueux au per-
sonnage.
* Dans le mausolée, tel qu'il est aujourd'iiui, la couronne n est plus dans la main de la Vlctoke ; la main vide et levée en l'air semble indiquer au capitaine la région du eiel. Mais les anciennes gravures d'avant '1791 ont la Victoire avec la couronne à la main. Cette couronne était de plomb doré, d'après MiJlin.