‹ Histoire de Russie, d'après les chroniques nationalesChapitre 18 sur 24 · PAUL I-, PETROVITCH · texte numérisé non relu

PAUL I-, PETROVITCH

68' RBOWiu — ( De 1796 à 1801. )

Le grand-ducr Paul, proclamé empereur, marqua le commencement de son règne par un «cta éti*ange. fl fit ouvrir' le tombeau de l*ii^ fortuné: Pierre, plaça le corps dé ce prince sur un. lit depaVade, lui rendit de nouTcanx honneurs , et força deux de ses assassins , qui Titaient encore, A coilduire le coutoI. -

Subjugué par la politique de TAngleterre, Paul entra dans la coalition contre la France, et arma cinquante raille hommes qui se réunirent à trente mille Autridiiens sous les murs de Vérone. On sait le mépris que professait Suvarow pour cette armée de Français, sans pain et sans vêtement, que commandaient alors Macdonald et Joubert. Ses premiers succès

dcos le Fi^oDti^ qui lui T^)iireat le titTQ; 4r prince et le8urnomd7/a&'^y4,'^ffaiWirsntffe<» pendant «es forces au , point qu'ai» .noaTCMt renfort devint nécessaire. Vftu\ 1% jakMis«>df renyerser le ^ouTernement qui r^issalt «loil» la France « fournit ..à la coalitiçn quatre inottf Telles armées qui deyaienti.enKatair ce.^iojHr; et, de concerl; ayec rAl>glefte?re* rce^nqué^ rir la HollaB4e., Alais ie»<<suecàsi.d« Miméila en Suisse et de ]^uBe en, Hollauda^.eti 9«rUAit rimmortelle journée de Marengo, à la suite de laquelle Bonaparte fiewwfa sans> .ranfon» tous les prisonniers russes , changèrent bientôt les dispositions de Paul. ^Son instinct d'autocrate lui fit traisemblaUeMènt tle^Ker dans Napoléon le monarqi^ al^Q)UiS(H>s le sceptre de qui ae courberi^|t biçnt<(^t FEarope:entière': U parut disposé à traiter ayec la. r^blîque^* et à se liguer avec pUe coptre l^^glet^rQ.

Cette puissance, qûeiladéf^tion et lea pFojat9 .de l'empereur devaient néqessairefnent icrÂ^r» résolut de se vepger euifii sHsci^i^t d^.ei^ semis dans sa propre; cour. ^r4 Witvoi[t^« diton, trouva fac^ement près.du t«ar des^omncp auxquels il put confier \a vengeance, du cabinet, de Saint- James. — Tro»fi^^ ** vigilance des sentinelles, les conjurés» sous la conduite de Platon Zouboff, l'un des derni^ers favoris de Catherine, s'introduisent la nuit» au nombre de. soixante daps le palais Saïut-ldichel,

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oà reposait Temperear. Le but aroué des c6ii-' jurés était de contraindre Paul à abdiquer en' faveur d*Alexandre, son 111s aine. Surpris daos son lit, rînfortuné monarque refnsie de signer sa honte, et reproché aux sitairés leur crime et leur audace. L'un d*eux, le fi'ère de Zouboff, se prédpitè sur sa Tictime : tous aussitôt fhappent à la fois, et bientôt, pîressé par le nombre, Paul, accablé, tombe en -maudissant ses bourreaux et en prononçant le nom de ses "Qls , qu'il semble charger du soin de le venger. Cet horrible attentat eut lieu dans la nuit du 23' août 1801.

Oti essaya de faire croire à la nation que' Paul était mort d'une apoplexie foudroyante ; mais chacun apprit bientôt l'affreuse vérité. On^ plaignit un prince à qui Ton avait à repro^ nïter quelques défauts, beaucoup de bizarrerie, un caractère ombrageux et défiant; un grand penchant au despotisme et des vues politiques asses bornées : mais on se rappela les vices de sa première éducation , l'éloîgncment qu'avait pour lui sa mère, la contrainte perpétuelle dans laquelle il vécut sous son règne, et pourtant les dispositions qu'il montra en arrivant au trône, ses projets d'améliorations, son économie, sa modération et la pureté de ses mœurs, tontes qualités précieuses dans un souverain, et qui contrastaient singulièrement avec tout ce qu'on venait de voir sous le règne précédent.

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